Presses De L'ecole Des Mines

  • Introduction à la gravitation Nouv.

    La vision moderne de la gravitation fait appel à la théorie de la relativité générale, très riche en conséquences, avec par exemple les trous noirs, les ondes et lentilles gravitationnelles, ou encore la cosmologie et la description de l'expansion de l'univers. Elle est parfois perçue comme difficile d'accès, alors que ses concepts de base sont accessibles aux étudiants de licence ou de master.

    Cet ouvrage propose une introduction à la relativité générale qui se veut la plus explicite possible, et la plus proche des conséquences mesurables de la théorie d'Einstein.

    Ce livre reprend le cours enseigné à MINES ParisTech. Il propose en particulier une approche orientée sur la géométrie, qui permettra au lecteur de se familiariser avec les résultats les plus emblématiques de la relativité générale dans le système solaire et en cosmologie, qui sont présentés en détail.

  • Depuis des milliers d'années, les hommes disputent leur nourriture, leur santé, leurs vêtements, leurs matériaux aux insectes ravageurs. Mais ils bénéficient aussi des bienfaits des insectes utiles.

    Il faut donc composer avec cet équilibre fragile : limiter les uns et favoriser les autres. Pour limiter les "nuisibles", toutes sortes de procédés ont été utilisés : prières, ramassage d'insectes, pièges, chimie végétale, minérale ou organique, plantes résistantes, lutte biologique...

    En 1939, les propriétés insecticides du DDT ont donné l'illusion que l'Homme en viendrait à bout. Las, il a fallu déchanter ! Cet ouvrage rappelle l'utilité des insecticides mais aussi leurs effets non intentionnels qui conduisent aujourd'hui, à les rejeter en bloc.

    Les problèmes liés aux insectes n'ont pas disparu pour autant et la maîtrise des "pestes" reste indispensable !

    Si les solutions insecticides ne sont plus d'actualité, nous devons inventer au XXIe siècle de nouvelles voies pour une cohabitation harmonieuse avec les insectes et passer des insecticides aux insectifuges.

  • Le rayonnement émis par le soleil est le « fournisseur » quasi-unique d'énergie naturelle de la Terre. Il a une influence primordiale sur de très nombreux phénomènes, naturels ou non, et différents aspects de la vie et de la société humaine.

    Le climat en est un exemple, mais il y en a quantités d'autres, comme la croissance des plantes, la santé humaine, la conception des bâtiments, la production d'énergie, ou bien le vieillissement des matériaux.

    Ce livre a l'ambition d'aider les nombreux professionnels, ingénieurs, chercheurs, étudiants et autres praticiens, à mieux comprendre le rayonnement solaire.

    Dans ce but, il introduit les éléments fondamentaux du rayonnement solaire reçu au sol et les mécanismes physiques en jeu. Il comprend de nombreux exemples et de nombreuses illustrations, et quelques équations simples pour calculer les éléments abordés.

    La première partie décrit la course apparente du soleil dans le ciel vue par un observateur au sol. Le cycle solaire définit le temps : temps solaires moyens et vrais, universels et légaux, durée du jour. Le rayonnement solaire reçu au sommet de l'atmosphère varie au cours du temps en fonction de la distance Terre-soleil essentiellement.

    Sa distribution spectrale est comprise entre les longueurs d'onde 200 nm et 4000 nm. Environ la moitié de la puissance reçue se situe dans le domaine visible.

    La deuxième partie décrit comment le rayonnement solaire incident au sommet de l'atmosphère est atténué et modifié dans son trajet descendant vers le sol. Les nuages jouent un rôle prédominant. De manière très générale, si le ciel est limpide, sans aucun nuage, environ 70 à 80 % du rayonnement reçu au sommet de l'atmosphère atteint le sol.

    La troisième partie traite des mesures et estimations, directes ou indirectes, du rayonnement solaire reçu au sol, que ce soit pour le rayonnement total ou le rayonnement dans un intervalle spectral comme l'ultraviolet (UV), ou la lumière du jour, ou le rayonnement photosynthétiquement actif. Les principaux instruments sont décrits. Des méthodes précises pour le contrôle de la plausibilité des mesures sont présentées.

  • L'Atelier Thématique Annuel (ATA) 2019 du Réseau EcoSD était consacré à une réflexion sur les méthodes de monétarisation et sur leur mise en oeuvre au service de l'écoconception. La monétarisation est la valorisation, en une unité monétaire, de la biodiversité, des services écosystémiques ou des impacts environnementaux. Ses applications seraient diverses : aider à la décision stratégique en entreprise, faciliter la communication des impacts environnementaux, concevoir une nouvelle fiscalité, etc.
    Le concept pose cependant des questions éthiques légitimes auxquelles les sciences économiques, humaines, et sociales, peuvent apporter des réponses. Dans ce cadre, l'ATA 2019 s'est structuré autour de 3 sessions de présentations orales avec 2 à 3 intervenants par partie et un moment d'échange/mini table ronde en fin de partie : session 1 : fondements théoriques de la monétarisation ; session 2 : applications de la monétarisation ; session 3 : la monétarisation en débat.
    Les objectifs de la journée étaient triples : comprendre les théories qui supportent ces méthodes ; illustrer leur application au service de l'écoconception de systèmes soutenables ; élargir le débat à l'aide des sciences humaines, économiques, et sociales. Ce livre est issu d'une rencontre organisée par le Réseau national Ecoconception de Système Durable (ECOSD), association loi 1901 dont le but principal est de favoriser les échanges entre chercheurs, entre industriels et entre chercheurs et industriels, afin de créer et diffuser les connaissances dans le domaine de l'écoconception et de l'évaluation environnementale en France, et au-delà de faire reconnaître l'expertise française à l'international.

  • La mobilité est au coeur des débats sur la transition énergétique. Premier émetteur de gaz à effet de serre, premier poste de dépense des ménages en France, le secteur du transport doit être repensé pour mieux faire face aux problématiques environnementales. La loi d'orientation des mobilités fraîchement promulguée prône les modes de déplacement doux pour les transports du quotidien. Néanmoins la mobilité englobe aussi le transport longue distance de personnes et de marchandises.Dans ce contexte, les enjeux se recentrent alors sur les technologies à notre disposition pour décarboner ces moyens de transport.
    Dans cet ouvrage collectif proposé par les élèves du Mastère Spécialisé OSE les vecteurs énergétiques les plus avancés pour envisager une mobilité des biens et des personnes la plus décarbonée possible sont comparés. Electricité, biogaz, biocarburants, hydrogène sont autant de vecteurs pouvant participer à la réduction de l'impact environnemental du secteur. Néanmoins, en fonction des objectifs variés des pays, les leviers proposés comme les nouvelles pratiques ou l'intermodalité ne suffisent pas pour répondre à la demande toujours croissante de mobilité.
    Les innovations technologiques au niveau des hydrocarbures mais aussi des moteurs thermiques viennent élargir la palette des solutions envisageables. Quel que soit le vecteur énergétique, une attention particulière doit être portée à son usage en traitant l'ensemble de la chaîne permettant sa mise à disposition. Une analyse de cycle de vie semble donc pertinente pour tenter de comparer ces différents vecteurs.
    Ils pourront ainsi être évalués en tenant compte de toutes les infrastructures nécessaires à leur développement du berceau à la tombe. Fort de ces éléments donnant un point de vu objectif au regard des impacts environnementaux de ces vecteurs énergétiques, une projection sur le long terme intégrant différents scénarios de déploiement vient compléter l'ouvrage, par une analyse des exercices de prospective dédiés à la mobilité ayant eu lieu ces derniers années.
    Vous trouverez ainsi dans ce livre un état des lieux et des pistes de réflexions argumentées sur tous les éléments à envisager pour l'aboutissement d'une mobilité globale décarbonée.

  • La technologie du Captage-Stockage du CO2 présente des perspectives de réduction d'émissions importantes et rentables à moyen terme. La valorisation du CO2 apparaît par conséquent comme une filière complémentaire de cette voie. Cette valorisation conjointe au captage du CO2 permettrait d'utiliser du CO2 déjà capté et concentré. Ce CO2, disponible en grande quantité, pourrait être utilisé, à court terme, sur site, ou, à plus long terme, à distance par la construction d'un réseau de pipelines de CO2, lorsque les technologies de captage seront déployées.

    La valorisation du CO2 permet aussi d'accompagner l'essor des énergies renouvelables (éolien, solaire, ...) et se traduit par l'utilisation du CO2 comme matière première et comme source de carbone. Le CO2 peut alors servir soit à fabriquer des produits à valeur énergétique, soit des produits chimiques de base. La valorisation de CO2 s'insère donc dans un cadre "Green Business" et peut correspondre à un choix stratégique identifié comme un relais de croissance verte dans le cadre de la transition énergétique.

    Cet ouvrage présente les principes de valorisation du CO2 et des débouchés stratégiques pour des produits chimiques et des produits à valeur énergétique : gaz de synthèse, éthanol, méthanol ou carburants de synthèse produits par voie électrochimique, hydrogénation du CO2 ou à partir du reformage à sec du méthane. Pour chaque produit, les contextes technique et économique sont précisés permettant ainsi aux étudiants, chercheurs, ingénieurs et décideurs économiques de comprendre ce marché émergent.

  • Il y a des territoires industriels qui s'appuient sur leurs réseaux d'entrepreneurs pour se redynamiser. Il y a ceux qui privilégient la réhabilitation du foncier. D'autres encore parient sur la transition écologique et l'intégration des citoyens dans leur gouvernance. Autant de pratiques, non exclusives les unes des autres, qui peuvent se combiner selon les territoires pour parvenir à créer à nouveau des emplois industriels. Dans cette Note, les élus, les industriels, les chefs de projet et les autres parties prenantes au dispositif " Territoires d'industrie " nous apportent leur éclairage sur les ressources à valoriser au niveau local. Ils partagent surtout leur expérience et leur désir de redonner une identité industrielle à leur territoire. Offrant une grille de lecture à moduler selon les spécificités locales, cette Note s'adresse aux décideurs publics, collectivités locales, dirigeants d'entreprise, chercheurs et citoyens s'intéressant à la revitalisation des territoires.

  • La tabaculture française va-t-elle disparaître ? Cette culture historique, caractérisée par un savoir-faire agronomique et la mise en oeuvre des dernières avancées technologiques pour répondre aux hautes exigences environnementales, s'inscrit dans la modernité avec de nouveaux débouchés innovants : bioproduits thérapeutiques pour l'homme, alimentaires pour l'animal ou de la chimie verte pour la transition énergétique. Elle répond ainsi aux préoccupations actuelles alors que se développent de nouvelles approches pour limiter la nocivité de la consommation du tabac incandescent. Pourquoi ce déclin ?

    Des membres de l'Académie d'agriculture de France, interpellés par cette situation, se sont penchés, en leur nom propre, sur le sujet pour en examiner les causes et dresser un état des lieux afin d'informer de l'atteinte d'un point critique tous ceux qui s'intéressent à travers la préservation des cultures patrimoniales, à l'agro-indépendance et à la biodiversité des paysages.

    Ils ont ainsi engagé un dialogue avec les professionnels de la filière tabacole. Ce livre, fruit de ces échanges, rassemble les témoignages et les réflexions d'acteurs de terrain et du monde académique. Il dresse, en toute liberté, le tableau sans complaisance de la situation actuelle. La culture du tabac se meurt en France? Ne regardons pas ailleurs.

    Catherine Regnault-Roger (dir), Christophe Congues (Préface), Rémy Losser (Préambule), et (auteurs par ordre alphabétique) Georgette Catinel, René Delon, Jérôme Duffieux, André Fougeroux, Philippe Gate, Emilie Grandclaudon, Delphine Guey, Alain Jeanroy, Brigitte Laquièze, Anna Malpica, Natasha Pouget, Carlo Sacchetto, Karim Tifratene, Alain Toppan, François Vedel.

    Avec le soutien de l'Association des Amis de l'Académie d'Agriculture de France.

  • Au début du XXe siècle, la physique des particules et la physique nucléaire ont révolutionné la société en apportant une nouvelle vision sur la structure de la matière et les interactions fondamentales. Ces deux disciplines ont permis le développement d'innombrables nouvelles technologies. L'énergie nucléaire et les accélérateurs de particules pour la médecine et les sciences des matériaux en sont des exemples emblématiques.

    Cet ouvrage poursuit plusieurs objectifs : permettre au lecteur d'appréhender les phénomènes nucléaires et la physique des hautes énergies, le préparer à des enseignements plus spécialisés de physique nucléaire, de génie atomique, de physique des particules ou de cosmologie, et illustrer les retombées de la physique fondamentale dans la société.

    Il s'adresse principalement aux étudiants ayant reçu une formation de base en mécanique quantique et en relativité restreinte, mais aussi à tout physicien désireux d'approfondir ses connaissances dans ces domaines sans vouloir aborder un cours spécialisé, mais souhaitant aller au-delà d'un survol descriptif. Il couvre les programmes des enseignements donnés par l'auteur à MINES-ParisTech et à l'École nationale supérieure de techniques avancées. À la fin de chaque chapitre, des exercices ou des problèmes sont proposés afin d'aider à l'assimilation des notions introduites ou pour apporter quelques compléments.

    Mots-clés : particules, physique des particules, interactions fondamentales, modèle standard, théorie des champs, diagrammes de Feynman, noyaux, physique nucléaire, énergie nucléaire, radioactivité, nucléosynthèse.

  • Dépendant massivement des énergies fossiles, le modèle énergétique actuel doit réduire son empreinte environnementale tout en assurant la prospérité de nos sociétés. Pour cela, le déploiement massif d'énergies renouvelables, à production météo-dépendante, est envisagé dans de nombreux scénarios. Comment évaluer l'empreinte environnementale de notre avenir énergétique et ainsi s'assurer des bénéfices attendus de la transition énergétique ? L'analyse de cycle de vie est un outil fondamental qui permet d'appréhender l'évaluation de l'empreinte environnementale sous un angle systémique et multicritère évitant autant que possible toute vision partielle et partiale.
    Cet ouvrage propose des résultats quantitatifs et qualitatifs permettant de disposer de bases solides pour alimenter le débat actuel. Parmi eux, citons l'analyse de l'évolution de la performance environnementale de la filière photovoltaïque, de l'ensemble de la flotte éolienne du Danemark, de l'autoconsommation d'énergies renouvelables, ou encore l'évaluation de scénarios énergétiques à horizon 2030 à l'échelle d'un territoire insulaire : l'île de La Réunion.
    Ces résultats démontrent que, même en tenant compte des besoins de stockage potentiellement induits par la variabilité de la production, les énergies renouvelables présentent, dans l'ensemble, une empreinte environnementale nettement inférieure aux alternatives fossiles qu'elles cherchent à substituer. Ces travaux ont été développés au sein du Centre Observation Impacts Energie de Mines ParisTech, engagé depuis une quinzaine d'années sur des travaux d'empreinte environnementale dans le secteur de l'énergie.
    L'approche et les résultats proposés se basent en grande partie sur les travaux initiés dans la thèse de Romain Besseau.

  • En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO2. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs.

    Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants.

    Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs.

    Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.

  • De plus en plus de panneaux solaires sont installés en métropole. Si hier, les particuliers vendaient la totalité de leur production, ils préfèrent aujourd'hui produire de l'électricité pour leur propre consommation.

    Pour les électrons, il n'y a pas de différence. En revanche, c'est un changement de paradigme pour les acteurs du système électrique. Certains y voient une émancipation des citoyens en «consom'acteurs», nécessaire pour la transition énergétique. D'autres parlent de passagers clandestins, qui évitent indûment des taxes sur l'énergie qu'ils autoproduisent.

    Cet ouvrage montre que l'autoconsommation se développera, mais elle gardera des effets limités sur le système électrique français et restera comparable dans ses effets à la vente en totalité déjà pratiquée.

    Cependant, la production de sa propre électricité pourrait avoir un impact positif sur les comportements et les consommations. Or, en n'accompagnant pas suffisamment les autoconsommateurs, on passe à côté de ce potentiel : la création d'un premier marché français de solutions de déplacement de consommation, et l'implication des autoconsommateurs dans la transition énergétique.

  • Si le terme "Transformation" est couramment employé pour décrire les changements impulsés par le déploiement des technologies digitales, il masque néanmoins des réalités plurielles et des mutations organisationnelles et culturelles.

    Cet ouvrage rassemble précisément un ensemble d'acteurs concrètement engagés dans des processus de changements technologiques, managériaux et professionnels. À contre-courant des utopies trans-humanistes qui célèbrent l'avènement d'un humain augmenté par les technologies ou des prophéties catastrophistes qui annoncent une apocalypse généralisée, le regard porté sur les bouleversements induits par la révolution digitale s'ancre résolument dans des mondes vécus, des réalités professionnelles et des contextes productifs.

    Dans cette perspective, chercheurs et praticiens ont été sollicités pour rendre compte d'expériences conduites au sein de leurs organisations et de recherches menées au plus près des univers productifs. Il ne s'agira donc pas ici de promouvoir des "modèles" au sens de "one best way" mais bien d'identifier des chemins, des trajectoires adoptées afin de conjuguer innovation, efficience et sens donné à l'activité.

  • La lutte contre le changement climatique s'accélère en vue d'atteindre l'objectif de neutralité carbone de notre pays en 2050. Avec 31 % des émissions nationales en 2018, le transport représente le principal poste des émissions de gaz à effet de serre et ses émissions ont même augmenté de 6 % par rapport à 1993. Comment infléchir cette tendance ? En particulier, quels leviers actionner pour réduire les émissions du transport routier ? Cet ouvrage analyse les opportunités, les difficultés à lever et formule des propositions concrètes pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre du transport routier.
    Les solutions sont examinées sur les plans technique et économique pour les différentes catégories du transport routier, en particulier la batterie d'autonomie limitée pour une large part des trajets des personnes et des biens, et l'électrification des autoroutes pour le transport de marchandises longue distance. En outre, elles montrent l'importance de la concertation et de la coordination entre les acteurs publics et privés, au niveau national et européen.
    Cette publication s'adresse aux dirigeants d'entreprises, décideurs publics, chercheurs, étudiants et citoyens qui souhaitent en savoir davantage sur les options possibles et leurs conséquences pour la décarbonation du transport routier.

  • Le déploiement en France de l'agroécologie est l'une de priorités de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt de 2014. Les membres de l'Académie d'Agriculture de France et de nombreux collègues s'appuyant sur les premières réfl exions d'un groupe de travail se sont interrogés sur les conditions et les solutions pour réussir ce déploiement.

    Cet ouvrage est articulé en deux tomes. Le premier dresse un état des lieux du concept de l'agroécologie et de sa situation actuelle dans différentes parties du monde tandis que le second volume s'attachera à définir les perspectives et les changements à promouvoir pour réaliser une transition agroécologique. Après un rapide tour d'horizon sur le développement de l'agroécologie dans d'autres continents, les réflexions et les propositions rassemblées dans cet ouvrage sont fondées sur la contribution des sciences agronomiques, écologiques, économiques et sociales ainsi que sur des analyses et témoignages issus du terrain.

    Elles s'adressent aux enseignants, aux étudiants, aux agents de développement, aux professionnels comme aux décideurs politiques, soucieux de la mise en oeuvre d'une transition agroécologique mieux à même de faire face au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité, ainsi qu'aux attentes des consommateurs pour une alimentation saine et diversifiée.

  • Le gouvernement des hommes usent et abusent de " l'argument statistique ". Avec l'émergence d'un État néo-libéral, l'action publique s'appuie de plus en plus sur des indicateurs chiffrés qui fournissent des évaluations de la performance des différentes actions politiques. Des "palmarès" variés connaissent une grande diffusion (souvent sous l'appellation anglo-américaine de benchmarking), en hiérarchisant les lycées, les Universités, et même les nations. Ce passage par la quantification, loin de fournir une image neutralisée des phénomènes, les transforment et les performent. Ce livre propose des études de cas précis, enquête sur le budget des familles, commission du plan, statistiques locales ou comptabilité nationale, analysant la production des statistiques publiques et leur usages par les autorités publiques. Et l'on verra comment la statistique s'est imposée à la fois comme un outil de preuve, dans les sciences empiriques, et comme un outil de gouvernement, selon l'intuition que Foucault avait déjà présentée dès les années 1970 sous le nom de "gouvernementalité".

  • Qu'est-ce que bien soigner ? Dans ce livre provoquant et original, Annemarie Mol montre que ce n'est pas, comme on l'a beaucoup dit, laisser les patients choisir. A partir de l'exemple des personnes atteintes de diabète, l'auteur propose une nouvelle manière de prendre soin des personnes, qui ne les transforme pas en citoyens ou en consommateurs, mais qui les reconnaît comme corps et âmes souffrants, comme individus investis dans leur propre prise en charge, comme membres de collectifs multiples. Ce livre-manifeste n'est pas une critique de la médecine ou des pratiques de santé mais il en appelle à une transformation radicale de notre regard. Soigner, c'est prendre en compte la vie des personnes, leurs capacités et leurs incapacités, leurs entourages et leurs modes de vie. Remettant en cause les vertus trop consensuelles du libre choix, s'interrogeant sur les bonnes pratiques, Ce que Soigner veut dire non seulement intéressera les spécialistes de sciences sociales ou les patients actifs, mais il pourra aussi faire réfléchir les professionnels de la santé, les responsables de la politique sanitaire tout comme les militants et membres des associations.

  • Dès la fin des années 1970 l'importance du génie génétique est reconnue en France qui, grâce au programme mobilisateur "essor des biotechnologies" de 1983, devient un pays leader dans la recherche et l'expérimentation en plein champ de plantes transgéniques : les OGM. La culture commerciale de variétés de maïs transgénique résistant à des insectes est autorisée dès 1997. Or, le 3 juin 2014, la France adopte une loi interdisant la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié.

    Comment en est-on arrivé là ? Quel a été le rôle des organisations non gouvernementales, de la grande distribution, de personnalités de la société civile, des transformateurs des produits agricoles et des média dans l'évolution de l'opinion des Français sur ces développements technologiques ?

    Pourquoi les syndicats agricoles français, à quelques exceptions près, n'ont pas soutenu de façon nette la culture des maïs OGM ? Quel a été le rôle de la recherche publique ? Pourquoi et comment ont réagi les différents gouvernements de 1996 à 2014, de moratoires annulés par le Conseil d'Etat, à la loi d'interdiction définitive de 2014 ?

    L'auteur, observateur actif de cette évolution dès la mise en oeuvre du premier programme mobilisateur "essor des biotechnologies", et après consultation de nombreux autres acteurs directement engagés, apporte ici des réponses factuelles et documentées à l'ensemble de ces questions.

  • Le réseau "Economie et Développement Urbain Durable" a comme ambition de contribuer au développement de la recherche économique dans le domaine du développement urbain durable en prenant en compte les préoccupations des acteurs socio-économiques (élus, entreprises, associations). Ce réseau rassemble sept équipes de recherche : le Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (CIRED), le Laboratoire d'Economie de la Production et de l'Intégration Internationale (LEPII), le Laboratoire d'Économie des Transports (LET), le Laboratoire Ville, Mobilité, Transports (LVMT), l'Ecole des Mines ParisTech, le Département Economie et Sciences Humaines du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment et la Mission Climat de la Caisse des Dépôts. Ce livre présente un état des lieux des travaux exposés et partagés lors de la première réunion annuelle du réseau en 2009. Ces travaux sont dédiés aux modèles économiques appliqués à la ville ainsi qu'au financement et au coût de l'investissement durable.

  • Un nombre croissant de citoyens et en particulier d'acteurs du bâtiment est sensible à la préservation de l'environnement. Ce livre a pour but d'informer sur les méthodes et les techniques permettant de faire évoluer les bonnes intentions, relayées par exemple par la démarche " HQE - haute qualité environnementale ", vers une réelle performance environnementale. Le premier chapitre précise les problèmes auxquels nous sommes confrontés de manière à définir ensuite des critères de qualité environnementale pertinents. Les méthodes proposées pour évaluer ces critères permettent d'établir un lien entre les décisions et les impacts environnementaux. Elles constituent ainsi une aide à l'éco-conception des bâtiments, depuis les premiers stades d'un projet (choix d'un site, programme, esquisse architecturale) jusqu'à la conception détaillée, la réalisation et la gestion des bâtiments. Un chapitre est consacré aux éco-techniques dans le domaine des économies d'énergie et d'eau, des énergies renouvelables, de la gestion des déchets, des matériaux à moindre impact, en incluant des aspects de confort et de santé. L'ouvrage se termine par la présentation d'exemples concrets et de réalisations. Il s'adresse aux maîtres d'ouvrages, architectes, bureaux d'études techniques, entreprises, gestionnaires de bâtiments et à toute personne intéressée par la qualité environnementale de nos lieux de vie.

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