• Jamais seul ; ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations Nouv.

    Cet ouvrage propose au lecteur d'accomplir un périple à travers le monde microbien, qui est aussi un cheminement dans l'histoire des sciences du xxe siècle.

  • « Voir son cerveau est une expérience émouvante et intime.
    En trente-cinq ans de recherches, j'ai vu la boîte crânienne rendue transparente, les pensées devenir décodables, les maladies céder à un début de compréhension. J'ai participé à la genèse des premières théories mathématiques qui expliquent comment relier la conscience et son substrat matériel.
    C'est cette aventure intellectuelle en plein essor que j'ai voulu raconter ici, en partageant avec vous une centaine d'images spectaculaires de la conquête du cerveau. ».
    S. D.

  • Ce livre, écrit par l'un des plus grands neuroscientifiques, propose une analyse tout à fait nouvelle et passionnante du phénomène de la conscience et de son rôle dans le vivant. Jusqu'à tout récemment, beaucoup de philosophes et de neuroscientifiques s'accordaient pour penser que la question de la conscience était insoluble. Antonio Damasio, au contraire, est convaincu qu'avec la neurobiologie, la psychologie et l'intelligence artificielle nous disposons des outils nécessaires pour résoudre le mystère de la conscience. Dans ce livre, il éclaire toutes les facettes de la conscience. Les perspectives nouvelles qu'il explore en dévoilent les mécanismes, restant proches de l'expérience intime que nous en avons. Il explique les relations entre conscience et esprit, la différence entre être conwscient, être éveillé et sentir, le rôle clé des sentiments et la manière dont le cerveau détermine le développement de la conscience. Dans cette synthèse magistrale, Antonio Damasio réconcilie les découvertes scientifiques récentes et les éléments d'une philosophie de la conscience. Surtout, il présente de façon lumineuse l'essentiel de ses propres recherches qui ont transformé notre compréhension du cerveau et du comportement humain.

  • Si nous avions la capacité de nous projeter dans la tête d'un chat, comment verrions-nous le monde ?...
    En réalité, nous expérimenterions une aventure incroyable. La personnalité unique du chat et ses sens exceptionnels lui permettent d'appréhender des éléments que nous ne percevons pas ; son intelligence et ses émotions font de lui un être à part.
    En s'appuyant sur les dernières avancées en éthologie, Jessica Serra, spécialiste de la cognition animale, nous offre une expérience inédite. Elle nous montre comment notre compagnon apprend, perçoit le temps ou apprécie un certain type de musique, nous dévoile aussi ses talents insoupçonnés de thérapeute, ses facultés d'orientation phénoménales et même sa capacité à mener une double vie à l'insu de son maître ! À la lumière de l'histoire, l'auteure explore enfin le lien si particulier qui unit le chat et l'homme.

  • Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l'imaginer. Comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale fondée sur l'entraide et l'échange.
    Avec ce livre pionnier, véritable manifeste écologique qui a bénéficié d'une reconnaissance internationale, Stefano Mancuso et Alessandra Viola proposent un incroyable voyage au coeur du monde végétal. Un monde qui, en formant plus de 99 % de la biomasse, s'avère aujourd'hui indispensable pour l'humanité. Car si les plantes peuvent très bien vivre sans nous, nous ne survivrions pas longtemps sans elles !
    À l'heure où l'on recherche d'autres modes de vie, où les ressources naturelles s'épuisent, nous avons tout à apprendre du monde végétal dont dépendent la survie et l'avenir de l'homme.

  • Le peuple des humains : sur les traces génétiques des migrations, métissages et adaptations Nouv.

    D'où venons-nous?? Que sommes-nous?? Où allons-nous?? C'est à ces questions universelles que répond ce livre.
    Lluís Quintana-Murci, biologiste franco-espagnol de renommée mondiale, nous convie à un grand voyage dans le temps et dans l'espace à la recherche de nos origines et de notre destinée.
    Il se fonde sur les outils puissants qu'offrent les sciences les plus récentes pour déchiffrer nos génomes et explorer leur diversité à travers les populations humaines, non seulement celles d'aujourd'hui, mais aussi, grâce aux vestiges fossiles, celles d'hier.
    Il retrace l'extraordinaire histoire du peuplement humain à travers le monde?: de la sortie d'Afrique il y a plus de 60?000 ans au peuplement de la Polynésie il y a juste quelques millénaires.
    Il établit l'existence d'espèces humaines éteintes, révèle comment les populations humaines se sont constamment métissées entre elles, mais aussi avec des humains archaïques, comme l'homme de Neandertal. Nous sommes tous des métis.
    Il montre que c'est ce métissage même, y compris celui avec les humains archaïques, qui a contribué à la survie des humains, notamment face aux pathogènes, et notamment aux virus?! Toutefois, l'héritage néandertalien qui est en nous peut parfois se révéler délétère... et même affaiblir notre immunité face au Covid-19?!

    Un livre pionnier et magistral.

  • Les désordres du cerveau émotionnel : comprendre, prévenir, guérir Nouv.

    Le mal-être et les troubles mentaux peuvent affecter chacun d'entre nous. Ils s'accompagnent presque toujours de troubles émotionnels. Le cerveau joue un rôle déterminant dans ces phénomènes. En le connaissant mieux, on sait mieux reconnaître et traiter ces désordres.
    Dans ce livre, Bruno Millet-Ilharreguy montre comment le progrès accéléré des neurosciences a bouleversé notre connaissance du fonctionnement psychique et des fonctions émotionnelles du cerveau. En s'appuyant sur de nombreux cas cliniques, il passe en revue les méthodes de prévention et les outils thérapeutiques existants - lutte contre le stress et les addictions, psychothérapies, psychotropes, etc. -, et en rappelle les succès.
    Il présente également de nouveaux traitements innovants. Le recours à la réalité virtuelle, le neuro-feedback et les différentes formes de stimulation cérébrale, électrique ou magnétique sont en train d'ouvrir des pistes prometteuses pour soigner les troubles mentaux et les désordres émotionnels. Une révolution thérapeutique en perspective??
    Un message d'espoir pour lutter contre la souffrance mentale, et en particulier contre le fléau si répandu de la dépression.

  • Sommes-nous seuls ? Y a-t-il dans l'Univers d'autres vies que la nôtre ? La Terre est-elle une arche unique ? Pour faire le point sur ces questions, Stéphane Mazevet nous entraîne aux confins du temps, de l'espace et de notre savoir. Il y a quatre cents ans, l'humanité comprend que la Terre n'est pas au centre de l'Univers. Il y a cent ans, elle admet l'existence d'autres galaxies. Il y a cinquante ans, elle met le pied sur la Lune. Depuis, des robots se sont posés sur Mars... Et nous voyons au-delà du système solaire : les premières exoplanètes ont été détectées dans les années 1990. On en dénombre aujourd'hui plus de 4 000. Au coeur de cette incroyable épopée scientifique et technique, le désir de connaître notre Univers, mais aussi, brûlante, la question de la vie - ailleurs. Stéphane Mazevet raconte ces progrès de l'astrophysique, qui ont bouleversé ce que nous savions du système solaire et du cosmos. De surprise en surprise, notre représentation de l'Univers évolue à mesure que nous embrassons un horizon de plus en plus vaste. La quête de planètes peut-être habitables devient aujourd'hui un champ de recherche actif.
    Ce livre est un « guide du voyageur galactique » plus fascinant que la fiction, pour visiter le Very Large Telescope du désert d'Atacama et tout savoir sur les Jupiters chauds, les Super-Terres et les planètes océans...

  • « POUR COMPRENDRE LA VIE DANS SA TOTALITÉ, IL FAUT REGARDER VERS LE HAUT ET VERS LE BAS, OBSERVER LES GROSSES BRANCHES ET LES BRINDILLES, LA RAMURE ET LE BOIS MORT, LES FEUILLES BRILLANTES COMME LES PLUS TERNES, LE PRÉSENT ET LE PASSÉ. » Il y a plus de quatre milliards d'années, la vie apparaissait sur Terre. Comment a-t-elle évolué ? Dans quel terreau l'arbre de la vie plonge-t-il ses racines ? L'humanité en occupe-t-elle la cime ou simplement l'une des branches ? Après tout, l'ensemble des êtres vivants évoluent. Si la vie avait emprunté d'autres chemins, d'autres branches, une autre espèce intelligente aurait-elle émergé à notre place ? Et si c'était le cas ailleurs ?
    Grand spécialiste de l'évolution, Juan Luis Arsuaga déroule une palpitante et fabuleuse histoire de la vie, depuis son origine jusqu'à nos jours - et au-delà. Merveilleux conteur, il nous entraîne dans un vertigineux voyage aux confins de la science et de la philosophie, en quête des réponses à la grande question : pourquoi sommes-nous ici ?

  • Le sourire du pangolin ou comment mesurer la puissance de la biodiversité Nouv.

    Un animal peut-il sourire?? Bien sûr, ou plus exactement... c'est parce que nous sommes nous-mêmes des animaux que nous pouvons le faire?! Cette inversion des rôles signe notre rapport à la diversité du vivant. Nous prétendons la dominer. En réalité nous la comprenons mal, nous la maltraitons et nous nous mettons en danger.
    Le pangolin est le symbole malheureux de cette relation à la nature?: braconné par centaines de milliers depuis de nombreuses années pour sa viande et ses écailles, il ne préoccupe les médias que brièvement, au moment de son implication hypothétique dans la Covid-19. Plus près de nous, les alter ego du pangolin - renards ou blaireaux - sont également décimés, alors qu'ils jouent un rôle important dans le contrôle de plusieurs maladies.
    La biodiversité attend que nous la comprenions enfin pour ce qu'elle est?: une puissante et immense source de vie en perpétuelle évolution qui garantit le maintien du vivant sur Terre. En la fragilisant par nos exactions, nous menaçons nos cultures, nos élevages ou notre santé. Philippe Grandcolas appelle à mieux la connaître pour mieux la respecter, à l'aube d'une crise d'extinction mondiale.

  • Charles Darwin avait révolutionné l'idée que nous nous faisions de notre place dans la nature. Aujourd'hui, la science découvre peu à peu que les animaux pensent, apprennent, transmettent et qu'ils sont des êtres sensibles, déclenchant une véritable révolution philosophique et éthique. C'est ainsi que depuis 2015, ils ne sont plus considérés comme des bien meubles, mais comme des êtres vivants doués de sensibilité. La nouvelle loi sur le bien-être animal à peine votée, peut-on aller plus loin ?
    Entre passion et réalisme, Louis Schweitzer, ancien présdient de Renault, président de la fondation Droit animal, éthique et science, et Aurélien Barrau, philosophe et astrophysicien, militant pour le respect des animaux, tentent de répondre à cette question qui remet profondément en cause nos choix de société. Cette édition actualisée discute des excès de l'élevage industriel, du transport d'animaux vivants, du sort des animaux des zoos et des cirques, ainsi que des pratiques traditionnelles controversées comme la chasse à la glue, déclarée illégale par la cour de justice de l'union européenne. Et toujours, de manière simple et accessible, de la manière de penser le lien entre les humains et les animaux.

  • Comment la croyance peut-elle aller à l'encontre de ce que l'on sait ? Derrière cette question, volontairement provocante, Pascal Picq interroge les origines de l'Univers, de la Vie, et de l'Homme sur la Terre. S'appuyant sur la longue histoire des sciences, il montre en creux la résistance de nos esprits modernes à comprendre le monde hors des sentiers sacrés.
    Les questions sur les commencements, nous dit-il, importent autant que leurs réponses, variées et riches. Car la curiosité humaine ne se tarit jamais. Au cours des derniers siècles, Charles Darwin puis Albert Einstein ont repoussé les limites du monde. Visionnaires conscients - et inquiets aussi - de briser des tabous, ils ont ouvert des voies essentielles à la recherche moderne. On sait depuis que rien n'est éternel, que tout évolue : l'Univers, la Vie et l'Homme...

  • Je t'offrirai, à partir de toutes petites choses, des spectacles admirables, chante Virgile.
    À partir de ces toutes petites choses - les abeilles - célébrées par Virgile, à partir d'un presque rien - un flocon de neige - offert par Kepler, Jean-Claude Ameisen nous entraîne dans un vertigineux voyage.
    Un voyage à la rencontre des abeilles et de leur extraordinaire alliance avec les fleurs dont dépend notre survie ; des fourmis qui tressent leur fil d'Ariane et découvrent la sortie des labyrinthes ;
    De l'étrange géométrie des alvéoles et des flocons de neige ; de la course des planètes, comètes et astéroïdes qui scande nos jours, nos années - et les millions d'années ; des minuscules horloges biologiques qui battent les heures au coeur de chaque être vivant.
    Un voyage à travers l'espace et le temps.
    À la découverte de la mystérieuse splendeur de l'univers qui nous entoure et nous a donné naissance.

  • Qu'ont en commun la découverte du Nouveau Monde, le creusement du canal de Panama et la Première Guerre Mondiale ? Les épidémies, qui ont naturellement accompagné les grandes étapes de l'histoire de l'humanité. Covid, Grippe, SIDA, Syphilis, peste, typhus... : de la marine à voile au commerce international, l'Homme et ses microbes ont voyagé toujours plus vite, toujours plus loin, pour le plus grand épanouissement des épidémies. Celles-ci ont généré de véritables hécatombes, généré des bouleversements sociaux et culturels, opposé un frein à de nombreuses entreprises humaines. Cet ouvrage est une histoire comparée des plus grandes épidémies, replacées dans leur contexte global, scientifique comme historique : variole, choléra, peste, typhus, fièvre jaune, grippe espagnole, sida, SARS-cov-2. L'ouvrage se termine par une réflexion sur la façon dont apparaissent et disparaissent les épidémies.

  • Dans ce livre devenu culte pour deux générations de lecteurs passionnés, Douglas Hofstadter établit des liens entre l'art, la musique et la logique mathématique. Il nous rend intelligibles des similitudes cachées entre des domaines aussi variés que la biologie, la psychologie, la physique, la linguistique et éclaire l'un des mystères de la philosophie : notre apparente inaptitude à comprendre la nature de nos propres processus de pensée. Tout langage, tout programme d'ordinateur, tout processus de pensée, lorsqu'il s'exprime à propos de lui-même, crée une structure comparable aux miroirs se réfléchissant à l'infini.

  • Que voulons-nous dire quand nous prononçons le mot « Je » ? La pensée peut-elle naître de la matière inanimée ? Ces questions s'imposent à nous de plus en plus fréquemment à mesure que nous assistons aux progrès de la science, lesquels forcent les chercheurs à traquer l'émergence de la conscience jusque dans les molécules de matière. Renouant avec le fil conducteur de son ouvrage culte Gödel, Escher, Bach, Douglas Hofstadter propose d'utiliser le concept de « boucle étrange ». Les boucles étranges existent à deux niveaux différents. Ainsi, en mathématiques, un énoncé comme « Je ne peux être prouvé » est une assertion qui, en toute logique, devrait pouvoir être démontrée ou réfutée. Mais c'est aussi une affirmation à propos de cette même assertion, rendant impossible toute démonstration. Comme toujours avec Hofstadter, ceci est le point de départ de réflexions très profondes, mais aussi de jeux d'esprit dont lui seul a le secret.

  • On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des « stratagèmes » pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement « jouir » les orchidées.
    Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de l'« involution ». Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au « néodarwinisme », ou théorie du « gène égoïste », pour qui la « concurrence », et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie.
    La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.

  • « Notre cerveau possède, dès la naissance, un talent que les meilleurs logiciels d'intelligence artificielle ne parviennent pas encore à imiter : la faculté d'apprendre.
    Même le cerveau d'un bébé apprend déjà plus vite et plus profondément que la plus puissante des machines actuelles. Et cette remarquable capacité d'apprentissage, l'humanité a découvert qu'elle pouvait encore l'augmenter grâce à une institution : l'école.
    Au cours des trente dernières années, d'importants progrès ont été réalisés dans la compréhension des principes fondamentaux de la plasticité cérébrale et de l'apprentissage.
    Il est temps que chaque enfant, chaque adulte prenne la pleine mesure du potentiel énorme de son propre cerveau et aussi, bien sûr, de ses limites.
    Le fonctionnement de la mémoire, le rôle de l'attention, l'importance du sommeil sont autant de découvertes riches de conséquences pour chacun d'entre nous. Des idées très simples sur le jeu, le plaisir, la curiosité, la socialisation, la concentration ou le sommeil peuvent augmenter encore ce qui est déjà le plus grand talent de notre cerveau : apprendre ! » S. D.
     

  • La révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un « olivier qui avait été un jour complètement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison ». Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort.
    L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie.


    Éblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.

  • Qu'il tende vers le progrès ou vers l'effondrement, nous voyons le temps sous la forme d'une flèche, et nous le supposons donc unique et linéaire, maîtrisé, dominé, comme vu de dehors, c'est-à-dire de nulle part. Or, la crise du climat nous oblige à abandonner cette position d'extraterritorialité : de multiples temporalités y entrent en jeu - les temps cosmologique, géologique, biologique, historique, social et psychologique -, qui rendent caduc le primat du temps chronologique, lequel semble les aligner sur les barreaux d'une même échelle.
    Dans cet essai, Bernadette Bensaude-Vincent nous invite à sortir du cadre temporel de la modernité occidentale pour porter attention à la diversité des temps propres aux vivants et aux choses qui font monde avec nous - jusqu'aux virus, aux plastiques ou aux déchets nucléaires. En s'inspirant de la pensée chinoise classique aussi bien que de l'écologie du paysage, elle met au jour une hétérogénéité de trajectoires temporelles qui cohabitent, interfèrent et s'entremêlent.
    Par là, elle ne nous apprend rien de moins qu'à composer des " temps-paysages ", c'est-à-dire à replonger les actions humaines dans les cycles multiples qui régissent l'histoire de la Terre, articulant le temps qui passe avec le temps qu'il fait.

  • Alors que la biodiversité s'étiole sous l'effet du réchauffement climatique et des pratiques agricoles intensives, la science offre comme remède une écologie impuissante à rétablir le contact entre l'Homme et la Nature.

    Héritée des Lumières et d'une vision pleinement rationaliste des choses, aurait-elle oublié en chemin que la Nature n'est pas un objet de science, mais un prolongement de nous-mêmes qui ne se laisse pas mettre en équations ? Empreinte de cette vision mécaniste du vivant, l'écologie scientifique ignore trop souvent la dimension humaine et sensible de notre rapport à la Nature.

    C'est à fonder une écologie différente qu'incite ce livre. Plutôt que des grands concepts, des calculs et des simulations complexes, il faut désormais penser comme un tout indissoluble le vivant et son environnement, afin de retrouver le plaisir tout simple du contact direct avec la plante et l'animal, cette proximité essentielle dont tout le reste découlera.

    Cette écologie du sensible, et non de la seule raison, est peut-être la clé de notre survie.

  • Vivant Homo sapiens ayant entrepris de détruire tout ce qui vit sur cette planète, la défense du vivant s'impose aujourd'hui comme une priorité absolue. Or, pour respecter le vivant, encore faut-il le comprendre. Comment classer les différentes formes de vie ? Les plantes éprouvent-elles la souffrance ? Et les poissons ? Pourquoi faut-il parler de génocide animal ? Existe-t-il des formes de vie que l'on peut combattre ou sacrifier ? Notre court passage sur cette planète peut-il avoir un sens ? En convoquant la biologie et la philosophie, Vivant retrace l'histoire de la vie sur Terre, depuis les premières bactéries jusqu'à l'émergence de l'intelligence artificielle. Ce livre annonce la naissance d'une nouvelle espèce humaine : Homo ethicus, l'homme moral. Ce sera lui, ou la fin de l'humanité.

  • L'époque est riche en événements et situations où l'expertise scientifique est sommée de se prononcer. Quittant les laboratoires pour descendre dans la rue, elle doit affronter les lobbies industriels, les médias, et composer avec des stratégies politiques et économiques qui lui sont étrangères. La « vérité » scientifique, toujours temporaire et fragile, sort souvent malmenée de ce combat inégal. Comment faire en sorte que la science devienne la meilleure alliée de la démocratie ? C'est un vaste chantier auquel s'est attelé depuis vingt ans le Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot.

    À partir d'exemples concrets, dont au premier chef la question du climat, il a patiemment démêlé l'écheveau d'intérêts particuliers et de modes de pensée obsolètes qui mènent à s'opposer systématiquement aux avancées de la science et à maintenir un commode statu quo (business as usual et « après moi le déluge »), même lorsque l'avenir de la planète est en jeu. Ces analyses éclairantes montrent la voie d'une meilleure dissémination de la pensée scientifique permettant à tout citoyen de

  • D'où vient la vie? Comment une seule cellule fertilisée peut-elle produire quelques 40 mille milliards de cellules ? Comment ces cellules "savent-elles" fabriquer un humain ?
    Le développement embryonnaire est une merveilleuse mécanique qui se reproduit infailliblement de génération en génération. Comment est codée, programmée, cette remarquable régularité? Spécialiste mondiale du développement embryonnaire, Magdalena Zernicka nous fait découvrir l'incroyable chorégraphie cellulaire, qui petit à petit, sans plan de construction, donne naissance à un organisme complexe. Mêlant son parcours personnel, depuis son initiation à l'embryologie dans la Pologne communiste à une grossesse tardive qui aurait pu mal tourner et ses propres découvertes dans le traitement de maladies génétiques, Magdalena Zernicka- Goetz nous ouvre les portes sur le futur de la reproduction humaine.

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