• Les limites du capital

    David Harvey

    Les Limites du capital, dont la première édition est parue en 1981, est le plus grand livre du géographe David Harvey et l'un des monuments de la théorie marxiste du siècle passé. Produit d'une dizaine d'années de recherches et de réflexions, cet ouvrage propose une reconstruction « historico-géographique » de l'analyse du capitalisme développée par Marx.
    Reconstruction, et non commentaire, car l'objectif de l'auteur est double : d'une part, il met à l'épreuve la cohérence et la solidité des travaux économiques de Marx (principalement exposés dans Le Capital, mais aussi dans les manuscrits préparatoires à ce livre, tels les Grundrisse) ; d'autre part, il met particulièrement en relief certains aspects de la théorie marxienne, comme les notions de contradiction et de crise du capitalisme, et en propose des prolongements inédits, le plus marquant concernant la production capitaliste de l'espace : le capitalisme est un système socio- économique qui se développe et résout ses inévitables crises d'accumulation en créant et en détruisant des territoires. Harvey fait donc la part belle à l'examen de la rente foncière et des processus de financiarisation, en particulier du crédit.
    Qu'on ne s'y trompe donc pas : Les Limites du capital construit une théorie générale du capitalisme. C'est pourquoi cet ouvrage presque quarantenaire, antérieur aux séismes financiers qui ont secoué les trois dernières décennies, n'a absolument pas vieilli.
    Pas à pas, méticuleusement, il guide les lecteurs à travers les vertigineuses complexités d'un système capitaliste qui est plus que jamais le nôtre.

  • L'essor de la Chine ne date pas d'hier. Les inquiétudes qu'il soulève non plus, surtout dans le camp occidental.
    Mais l'histoire s'accélère depuis une dizaine d'années.
    Aujourd'hui, les États-Unis n'hésitent plus à faire de la Chine leur principal adversaire stratégique.
    Ailleurs, et en particulier dans les pays du Sud, les réactions sont plus contrastées. En effet, la Chine a beau être devenue une puissance capitaliste de premier plan, elle joue selon des règles qui diffèrent de celles que suivent les Occidentaux. Pour le meilleur...
    Comme pour le pire.
    Analyser l'essor international de la Chine sous le seul angle de la « menace » se révèle donc doublement trompeur.
    D'abord, parce que celle-ci porte sur un ordre mondial dont les bénéfices historiques sont loin d'avoir été équitablement répartis.
    Ensuite parce que ce faisant, on sous-estime la pluralité des intérêts et des contradictions qui existe entre la Chine et les autres régions du monde, mais aussi au sein même de la société chinoise.

  • En 2020, les paysans français auront subi d´importantes pertes de revenu en raison des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix dans de nombreuses filières. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement bas du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Le manque d´herbe et de fourrage pour l´hiver renchérit durablement les coûts de production de la viande et du lait, sans être pris en compte par les marchés. Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l´agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l´agro-écologie, l´agroforesterie, la gestion intelligente de l´eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. C´est une question de volonté politique.

  • "Ce livre examine les modalités d'insertion des économies arabes dans les réseaux internationaux de production et d'échange, dans le système énergétique mondial, et dans le système monétaire et financier international. - Comment expliquer le décrochage économique des pays de la région ? Quelles stratégies de spécialisation des économies arabes dans la globalisation ? Quelle diversification pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures ? Quel modèle de croissance face à la compétition internationale ? - "

  • Le lieu n'est pas mort ! Bien au contraire, il reste au coeur de l'expérience quotidienne (ou exceptionnelle) de tout un chacun. La mondialisation ne l'a en rien vidé de sa substance. En ce début de XXIe, elle le réactive et le met en mouvement. Flux, trajectoires, accélérations, massifications en sont des variables, des enjeux et des catégories d'analyses clés que cet ouvrage fait le pari d'explorer. Résolument interdisciplinaire, il choisit d'aborder les lieux au prisme des mobilités pour poser les jalons de ce que sont aujourd'hui les « lieux de mobilité ». Ce faisant, il réactualise la réflexion entreprise par les géographes anglosaxons à partir des années 1980 sur le sense of place en s'inscrivant dans celle des chercheurs français sur la question des ambiances et sur ce qui, dans un espace et une situation donnés, fait ou peut faire lieu.

    À travers sept approches différentes, il montre comment la notion de lieu - irréductible à celles d'espace ou de territoire - est prise dans une série cumulative de tensions : entre matériel et symbolique, subjectif et objectif, individuel et collectif. Il en décline la diversité des situations, des acteurs, mais aussi des politiques, stratégies et répertoires d'actions impliqués dans les processus de production des lieux.

    Fruit de plusieurs disciplines et terrains, l'originalité de l'ouvrage est de ne pas réduire la polysémie de la notion et de centrer son analyse sur les ambiguïtés qui le composent : il signifie ainsi qu'il ne peut y avoir de lieu absolu, mais uniquement des configurations inscrites dans des logiques plurielles relevant à la fois de l'ancrage, de la relation et du mouvement. Un lieu n'est pas un tableau, figé ou définitif, c'est une scène.

    Le lieu comme scène ou configuration lie la mobilité des personnes (circulation physique et trajectoire de vie) et la mobilité des lieux, qu'elle soit là aussi déplacement littéral ou transformation du « sens ». C'est ainsi le rôle du lieu dans les trajectoires de mobilité qui est ici mis en avant de manière transversale. Prend alors forme une réflexion contemporaine sur les temporalités comme nouvelle grille de lecture du croisement entre « lieu » et « mobilité ».

  • A qui appartient Marseille ? Et quelle est la valeur de cette ville ?
    Quels sont les véritables propriétaires de la ville ?
    A combien de milliards d'euros peut-on estimer Marseille ?

    Ce sont à ces questions que Patrice de Moncan répond dans cette étude qui s'inscrit dans une collection unique réalisée pour la FNAIM consacrée à la valeur patrimoniale des villes de France.

  • 10 chapitres pour présenter de manière synthétique et rigoureuse l'ensemble des connaissances que l'étudiant doit avoir sur la Géographie économique et humaine de la France.
    Cet ouvrage a été spécialement conçu pour les étudiants qui, dans de nombreuses filières de formation, ont cette matière à leur programme ainsi que pour les candidats aux concours administratifs.

  • "Le choix délibéré de se défaire entièrement de nos traditions et de s'engager sans retour sur la voie de la mondialisation n'est pas sans conséquence sur notre devenir. Cela nous coupe de nos anciennes racines et nous oriente vers une destination inconnue et incertaine. Cependant, un adage le reconnaît volontiers : « Il n'y a point de bon vent pour celui qui ne sait où il va. » Ce qui est en vogue, c'est ce concept de mondialisation. Si nous ne nous regardons pas dans la glace, si nous ne nous remettons pas en cause, pour savoir d'où nous venons, nous mourrons sous peu dans l'inertie culturelle, incapables d'imaginer le moindre horizon. - "

  • "Au Bénin, pays gangréné par la pauvreté et la corruption, les moins de quinze ans représentent 45 % de la population. Cet essai s'adresse directement aux jeunes, à leurs familles, à ceux qui les encadrent. L auteur met en lumière les principes pédagogiques et les valeurs endogènes capables d'éveiller l'imagination créatrice de cette jeunesse, aujourd'hui désespérée. Il fait le pari que l'Afrique peut devenir une grande puissance. C'est une affaire de processus démocratique, une démocratie propre à l'Afrique. Une urgence s'impose pour mettre en place les principes fondamentaux de ce processus au service de tous, gage d'un développement humain durable. - "

  • Cinéma, musique, édition, jeux vidéos, publicité, design . génèrent des produits culturels distribués sur des marchés de plus en plus globalisés. Avec la crise des années 1970 et le déclin du fordisme s'est en effet développé un secteur d'activités très dynamique : cette économie culturelle - aux contours parfois flous mais aux réussites remarquables - représente aujourd'hui plus de 5% de l'emploi dans de nombreux pays industriels. Elle peut être définie comme un ensemble d'activités exploitant, dans une perspective marchande, l'inventivité esthétique et artistique de groupes de travailleurs « créatifs ». Les industries à l'origine de ces produits culturels, véritables moteurs de développement du capitalisme contemporain, stimulent aussi la croissance de territoires spécifiques. Il existe en effet un lien étroit entre les produits et les lieux de production - films fabriqués à Hollywood, vêtements créés dans les ateliers parisiens, projets architecturaux développés à Rotterdam, grands vins élevés dans des terroirs bien délimités, etc. Toute l'ambition de cet ouvrage pionnier est de proposer une approche géographique de l'économie culturelle et d'en saisir au plus près les enjeux territoriaux, économiques, politiques et sociaux.

  • Éditorial Le Caucase : un espace de convoitises Ouverture - Le Caucase aux marges des empires disparus (Serge Sur) - Le Caucase du Sud entre reconquête nationale et purification ethnique (Jean Radvanyi) - Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie : trois transitions politiques singulières (Taline Ter Minassian) - Géopolitique et rivalité des grandes puissances (Thorniké Gordadzé) - La nécessité d'une implication réfléchie de la communauté internationale :
    Entretien avec Thierry de Montbrial - Le Caucase, carrefour énergétique (Annie Jafalian) Le dossier - Le conflit russo-géorgien (Silvia Serrano) - Le Caucase du Sud entre les anciens empires (Gaïdz Minassian) Les encadrés du dossier :
    - Le Caucase du Sud : éléments chronologiques (Floriane Gloaguen) - Le Haut-Karabakh, une république autoproclamée (Michèle Kahn) - Ossétie du Sud et Abkhazie : régions séparatistes ou États autoproclamés ? (Floriane Gloaguen) - Quelle(s) coopération(s) régionales(s) autour de la mer Noire ? (Laure Delcour) - La politique de l'Union européenne dans le Caucase du Sud (Anne-Marie Le Gloannec) - Le poids des forces militaires russes dans la région (Stéphane Delory) - Un carrefour des drogues (Philippe Chassagne) Questions européennes - Le Triangle de Weimar : une structure de dialogue en quête de sens (Wolfram Vogel) - La Serbie, huit ans après la chute de la dictature Milosevic (Christophe Chiclet) Regards sur le monde - La Cour pénale internationale et les ONG : une relation ambiguë (Jean-Marie Chasles) - Un nouvel ordre politico-stratégique au Proche-Orient (Xavier Hautcourt) Les itinéraires de Questions internationales - Les compagnies des Indes (Gérard Le Bouëdec) Documents de référence - Les mythes du Caucase (Alexandre Dumas et Hérodote - extraits) Les questions internationales sur internet Abstracts / Résumés

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