Arts graphiques

  • Carnets de bord Nouv.

    Carnets de bord

    Sempé

    Après Saul Steinberg et quelques autres, Jean-Jacques Sempé a hissé le dessin dit d'humour au rang de grand art :
    Ses oeuvres sont exposées dans les galeries du monde entier et publiées dans de somptueux albums. Mais... comment l'auteur de Un peu de Paris dessine-t-il ? Comment surgissent ses idées ? Longtemps, il a tenu ses carnets, sinon secrets, du moins à l'abri des curieux. Publiés ici pour la première fois, ils constituent un témoignage inestimable de sa recherche, de son inspiration. On y découvre toute la grâce de sa spontanéité, toute la force de son expression. Des têtes, des corps, des décors, des objets familiers... À peine une esquisse d'un trait délicat au crayon ou à la plume, et tout est là. Nous sommes devant ce que le dessin a de plus fragile, de plus suggestif aussi. Rien ne semble dit, mais tout est dit, et nous laisse dans un état de rêverie absolu.
    Deux cents dessins noir et blanc lèvent le voile sur les « secrets de fabrication » de l'un des plus grands dessinateurs de notre temps.

  • Hiroshige : les soixante-neuf stations du Kisokaido Nouv.

    Véritable célébration du Kisokaido, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon le fac-similé du recueil commencé par Keisai et complété par Hiroshige entre 1835 et 1842. Itinéraire alternatif au célèbre Tokaido reliant Edo à Kyoto, cette route et ses soixante-neuf stations sont ici représentées dans de magistrales estampes qui illustrent, au fil des saisons, la beauté des sites mais aussi la diversité d'une société, mettant en scène seigneurs ou mendiants, moines ou samouraïs, pèlerins ou portefaix, sans oublier les marchands, les aubergistes et les paysans. Hiroshige y affirme son génie dans l'emploi des couleurs, osant des perspectives et des compositions inattendues, confirmant ainsi son statut de maître de l'estampe japonaise.

  • La lune dans l'estampe japonaise Nouv.

    La lune occupe une place très singulière dans la culture japonaise, au point qu'une fête, Tsukimi, lui est traditionnellement consacrée chaque année, à une date qui varie entre la mi-septembre et le début d'octobre, suivant le calendrier lunaire. La célébration, toujours vivace, consiste à se réunir en famille ou entre amis pour contempler l'astre nocturne lorsqu'il est dans sa phase pleine, au moment de l'année où sa brillance est la plus grande, rituel qui s'accompagne d'offrandes et de mets spécifiques. Contrairement à la tradition occidentale qui associe à la lune une image mélancolique, voire négative, elle est au Japon l'expression de la fécondité et de la prospérité - trace, sans doute, de fêtes anciennes célébrant la fin des récoltes. Plus largement, elle symbolise l'automne, participant ainsi d'un genre poétique et artistique intitulé « Neige, lune et fleurs », qui résume le cycle des saisons.
    Les estampes réunies dans cet album témoignent de l'importance qu'elle occupe dans l'imaginaire des artistes. Certaines illustrent clairement la fête de Tsukimi, montrant des réunions sur une terrasse ou sur le bord d'une rivière. D'autres rappellent son lien étroit avec la poésie, comme en attestent les feuillets entre les mains de quelques personnages, mais aussi avec les contes et les récits mythologiques - rappelés notamment par la présence de lapins. Ailleurs, la lune marque simplement le passage à la nuit, lorsque le soleil a disparu et que chacun se hâte de rentrer chez soi ; ou au contraire, quand la tombée du jour sonne le début d'une autre vie, celle des courtisanes et des plaisirs secrets. Enfin, présente parfois pour sa seule qualité esthétique, la lune éclaire un paysage, empreint dès lors de mystère, ou participe d'une composition savante et délicate, mêlant fleurs et oiseaux.
    Les plus grands noms de l'estampe japonaise se trouvent réunis dans ce recueil, Hokusai, Hiroshige, Yoshitoshi, dernier grand maître de l'ukiyo-e, plus tard Hasui Kawase et bien d'autres. Si chacun, avec son style singulier, a célébré l'astre de la nuit, de l'ensemble se dégage une atmosphère particulièrement paisible et poétique.

  • Tourbillons impressionnants, flots tumultueux des rivières, torrents bouillonnants, cascades vertigineuses, violentes intempéries, douces pluies poétiques, neige immaculée et silencieuse : l'eau sous ses multiples formes occupe une place essentielle dans les estampes japonaises des XVIIIe et XIXe siècles. La mer surtout, omniprésente dans l'archipel nippon, participant de l'identité des Japonais, est sublimée. Parmi les représentations récurrentes de vagues impétueuses déferlant sur le rivage, menaçant des embarcations, se brisant sur les falaises, les rochers et les récifs, une image aussitôt s'impose : celle de la célèbre Grande Vague de Hokusai. Des artistes tels que Hokusai en effet, mais aussi Hiroshige et Kuniyoshi vont devenir les maîtres incontestés de cette représentation de l'eau, relevant de véritables défis techniques pour saisir à la fois l'instantanéité et la pérennité du mouvement, en exprimer l'éternel recommencement, en traduire l'ampleur et la force. Jeux de lumières, de couleurs et de lignes, stries profondes, traits vifs, courbes ou volutes leur permettent de synthétiser et de schématiser les divers mouvements des eaux, tour à tour dormantes, bouillonnantes ou écumantes. À partir des années 1830, un nouveau pigment, le bleu de Prusse, va leur permettre de rehausser leurs oeuvres d'une teinte intense et profonde, donnant à l'eau toute sa force d'expression, autorisant tous les contrastes et les variations infinis de bleus.Dans un style tout à la fois réaliste, abstrait et innovant, ces maîtres de l'estampe capturent le caractère unique et quasiment sacré de l'eau dans une véritable communion avec la nature, et nous livrent leur vision d'un monde empreint de spiritualité.

  • Petits monstres : fantastique Moyen Âge Nouv.

    Les monstres, ou monstra, "ceux que l'on montre", désignent au Moyen Age des êtres prodigieux, tour à tour effrayants, drôles ou parodiques. Figures majeures de l'imaginaire médiéval, ces créatures fantastiques sont largement représentées dans les pages des manuscrits qui témoignent de l'inventivité des enlumineurs de l'époque et permettent au lecteur de découvrir un univers insolite, fortement incarné.
    Du Léviathan à la bête de la mer dans l'Apocalypse, la Bible regorge de créatures terrifiantes, liées au péché, qui inspirent largement l'imaginaire médiéval. On les retrouve dans les romans arthuriens, où les chevaliers sont souvent aux prises avec des monstres d'une laideur repoussante. Au Moyen Age, les monstres évoquent ainsi tour à tour des êtres aux confins de l'humain et de l'animal, des créatures fantastiques, à la marge.
    C'est tout un univers d'êtres composites, d'animaux à visage humain et d'humains dépourvus de tête, d'animaux hybrides, de dragons, griffons et autres licornes qui inspirent les enlumineurs et peuplent les marges des manuscrits enluminés. Ces petits monstres ont parfois une portée symbolique. A valeur satirique, à l'encontre du clergé, du médecin ou des vices humains, ils donnent alors lieu à des figurations très cocasses.

  • Depuis la ville d'Edo, où Hokusai est né, jusqu'au Mont Fuji, dont ses "trente-six vues" restent célèbres, en passant par la figuration du bouddhisme dans son art ou encore les traditionnels cerisiers en fleurs, ce roman graphique explore la vie d'Hokusai parallèlement à sa vision du Japon. Le lecteur découvre ce pays grâce aux oeuvres de l'artiste, qui ont fortement participé à en forger l'imaginaire collectif, au Japon mais aussi dans le monde occidental. Depuis les impressionnistes, l'art d'Hokusai a influencé nos notions de force et d'harmonie. Ce roman graphique réunit des éléments biographiques avec des descriptions écrites et illustrées de la culture et de la tradition japonaises, deux aspects qui ne peuvent être dissociés.

  • Observateur insatiable, flâneur patenté, capteur des effluves de son temps, explorateur des insondables sinuosités de l'âme, Baudelaire, avec Les Fleurs du Mal et les Petits Poèmes en prose, s'est posé dans son siècle comme le peintre incontournable de la vie moderne. Ce livre présente pour la première fois l'ensemble de ses dessins : trente-neuf pièces, pour la majorité des portraits, tracés à la plume et rehaussés pour certains de quelques touches de couleur pour la plupart méconnus du public. La dernière édition - épuisée - des dessins de Baudelaire datait de 1927 et demeurait incomplète : elle ne comportait en effet que 16 dessins. D'où la gageure ambitieuse de cet ouvrage qui révèle au public 23 dessins inédits. Baudelaire saisit ici l'âme changeante des êtres qui l'entourent. Il fixe en quelques traits véloces et cursifs la physionomie de ses contemporains : figures littéraires obsédantes, physionomies d'ami(e)s intimes, visages de créatures singulières, etc.
    L'ouvrage rythmé en deux temps présente d'abord la reproduction en fac-similés et en quadrichromie de l'ensemble des dessins de Baudelaire. Chaque dessin fait l'objet de légendes complètes. La seconde partie est dédiée aux commentaires de Claude Pichois et Jean-Paul Avice, séquencés en cinq thèmes : les autoportraits, les femmes, les amis et rencontres, les autres dessins et caricatures, et enfin, les « questions » et aborde une facette du poète absolument inédite.

  • Ce livre rassemble pour la première fois l'ensemble des dessins de Jean-Charles de Castelbajac, pour une grande partie inédits, des années 1970 à aujourd'hui. Concu à la manière d'un journal, il raconte sa vie à travers sa pratique quotidienne du dessin et nous dévoile ses grandes sources d'inspiration (héraldique, surréalisme, Fernand Léger, enluminures du moyen Age...).
    C'est l'occasion pour nous de découvrir la multiplicité de ses créations picturales, sur de nombreux supports et pour de multiples causes (sidaction, bataclan, Notre-Dame, hommages, journal du confinement ...) jusqu'à la rue qu'il envahit depuis quelques années avec sa craie, L'ouvrage est rythmé de textes de Jean-Charles de Castelbajac et de ses amis du milieu de l'art et de la mode. Un long entretien avec le critique d'art Jérôme Sans introduit l'ouvrage.

  • Dessine ta BD manga shonen

    Collectif

    • Mango
    • 17 Septembre 2021

    TU AS ENVIE DE DESSINER TA PROPRE BD ? Tu rêves de créer un manga shonen de A à Z ? Ce livre est fait pour toi !
    Découvre les secrets d'un scénario efficace et quelques règles de base pour dessiner tes personnages et les mettre en scène au fil des cases. Si tu veux mettre ta BD en couleur, toutes les techniques du feutre à alcool te sont expliquées, pour des effets incroyables ! En plus, tu trouveras à la fin du livre toute une série de bulles et autres indispensables spécial shonen à décalquer.

  • L'amour n.1 ; l'amour Nouv.

    En plus d'être écrivain, dessinateur, éditeur, commissaire d'expositions et réalisateur, Frédéric Pajak a été le fondateur et le rédacteur en chef de plusieurs journaux et revues, dont Barbarie, Nous n'avons rien à perdre, Station-Gaîté, Voir, La Nuit, Good Boy, Culte, L'Éternité, L'Imbécile, 9 semaines avant l'élection.
    Tous réunissaient écrivains et dessinateurs à parts égales, tous étaient pour eux des tribunes, sans restrictions ni de signes, ni de genres.
    « Il faut se méfier de l'eau qui dort » : politiquement, L'Amour s'attache à comprendre ce qui se cache derrière l'apparence spectaculaire des choses en proposant différentes évocations des conflits sociaux souterrains, des marottes de notre temps, des moeurs nouvelles.
    Témoignages, fictions, essais, satires, pamphlets, dessins, bandes dessinées, peintures, photographies - toutes les formes sont bonnes pour affirmer que tout est encore possible.
    « La vie, l'art, la poésie réclament de nouveaux partisans ;
    Ceux-ci, comme dans l'auberge espagnole, mettent en partage ce qu'ils ont. C'est aussi ça, L'Amour. » Une confrontation d'opinions et de sentiments, destinée à un public curieux, agacé par les idéologies obtuses qui déforment l'opinion publique.

  • France : graphic design aujourd'hui Nouv.

    Dans un monde toujours plus globalisé, certains designs continuent de se démarquer par une beauté sans égal. Avec une approche intégrée, faisant dialoguer compréhension culturelle et sujets d'actualité, cet ouvrage présente plus de 40 créateurs prolifiques, inépuisables faiseurs d'oeuvres étonnantes dans les domaines de la musique, de la mode, du sport, de l'architecture et de l'édition. Par de courtes interviews et une vitrine soigneusement éditée, il illustre la vision unique et le territoire créatif de talents reconnus et émergents appartenant à plusieurs générations, qui partagent leurs réflexions et nous livrent leur aperçu de la scène du design en France.

  • Le personnage qui habite le "monde simple et tranquille" de Laoshu flâne le long des chemins de campagne, s'endort sous un arbre, pêche à la ligne, rêve dans sa chambre et se livre à des activités banales d'un oeil subtilement railleur. Un "double littéraire" de l'auteur qui, s'il s'émerveille en promeneur solitaire devant la beauté de la nature, n'en est pas moins fin observateur de la société chinoise dont il ne se prive pas de moquer les excès.
    Il est ce flâneur désinvolte, ce rêveur malicieux qui prétend avec impertinence : " en cette vie, je n'obérai qu'aux fleurs". Il est aussi ce poète excentrique et nonchalant qui aime paresser longuement en caressant son chat et qui nous réconcilie avec nous-mêmes des quelques avanies et chagrins de l'existence".

  • Dessiner des mangas avec Asia : art d'inspiration manga et tutoriels par Asia Ladowska Nouv.

    Plongez dans l'univers inspirant d'Asia Ladowska pour enrichir votre pratique du dessin de manga.

    Entre livre d'inspiration et manuel d'apprentissage, cet ouvrage vous invite à découvrir les processus de création d'une artiste virtuose puisant dans le manga et l'hyperréalisme pour renouveler le genre. Asia Ladowska dévoile avec fraîcheur et générosité ses secrets de fabrication et de nombreuses astuces. Elle propose également plusieurs tutoriels très complets pour maîtriser la mise en couleurs, pour transformer une esquisse numérique en dessin traditionnel et inversement, ou encore pour créer des illustrations intégralement sur ordinateur.

    Au fil de l'ouvrage, régalez-vous avec une galerie d'oeuvres époustouflantes de l'artiste. Une ressource unique pour les fans de manga, les fans d'Asia et tous les artistes en herbe souhaitant progresser en dessin.

  • Connus pour leurs lignes épurées et minimalistes, les styles emblématiques des dessins japonais sont admirés et imités dans le monde entier. Véritablement à l'avant-garde de l'établissement d'une identité nationale en matière de dessins et modèles, il est le premier exemple de culture-réunions-design, mêlant l'histoire, l'art et la philosophie traditionnels aux dessins et modèles contemporains.

    Avec la mise en lumière de 40 créateurs locaux à l'origine de toutes sortes de projets dans différents domaines, Made in Japan s'étend de l'identité de marque à la conception spatiale en passant par les illustrations, et plus encore, en examinant comment la variété est maintenue par l'influence d'une culture commune.

  • On la connaissait peintre : ses recueils d'aquarelles félines, du Chat zen aux Quatre Saisons du chat, agrémentées de pensées issues de la sagesse orientale, ont fait le tour du monde.
    On l'a découverte écrivaine grâce à un texte touchant, Le Chat qui m'aimait, mettant en scène Healey, le chat qui lui a fait aimer les chats.
    Kwong Kuen-Shan dévoile dans ce récit combien les chats, dans leur grande sagesse, l'ont aidée dans sa vie de femme et de créatrice.
    Illustré d'aquarelles originales, ce récit est une ode à ces félins, desquels nous avons chaque jour tant à apprendre.

    Tous les grands ouvrages de Kwong Kuen-Shan sont chez Pocket.

  • Géant endormi Nouv.

    Géant endormi

    Brad Holland

    Depuis le coeur de Manhattan, Brad Holland observe ses contemporains avec une noire lucidité. Il les observe ? Il les dissèque plutôt, armé de sa plume comme d'un bistouri. La société souffre, et Brad Holland cherche à savoir d'où provient cette souffrance, de quelles sombres machinations économiques ou idéologiques elle découle.
    Dessinateur profondément politique, il est aussi un grand métaphysicien, portant sur les êtres et les choses un regard parfois désespéré, poétique souvent. Il y a une dimension onirique dans son oeuvre. Ses dessins font partie de l'histoire moderne de l'Amérique : il en a étudié les soubresauts avec un trait noir, hachuré à la manière des gravures anciennes.
    C'est par ce style apparemment très classique qu'il réussit à revêtir les êtres de chair et à apporter de la profondeur à leurs décors.
    Réunis en album pour la première fois en Europe, ses dessins minutieux et poignants s'adressent à un public nouveau pour leur auteur, mais déjà familiarisé avec les oeuvres de Goya, d'Alfred Kubin ou de Roland Topor.
    Une longue conversation, menée par Callisto McNulty, nous introduit dans l'univers de ce grand artiste américain de notre temps.

  • Plus de cinq siècles d'histoire Les grands courants, les grands créateurs, les grandes techniques Livres, presse, affiches, logos, signalétiques, typographies... Plus de 250 illustrations De nombreuses ressources pédagogiques et pratiques Cet ouvrage réussit le pari ambitieux de présenter l'essentiel de la culture graphique occidentale sur plus de cinq siècles ! De la découverte du procédé d'impression par Gutenberg au XVe siècle jusqu'aux travaux réalisés en PAO par les plus grands créateurs contemporains, de l'art de l'estampe à l'évolution de la presse, des affiches de l'Art Nouveau à celles des psychédéliques : l'auteur dresse un panorama, qui ne se prétend pas exhaustif mais qui est infiniment représentatif, de l'histoire de l'imprimé et du graphisme.
    Traité avec pédagogie et clarté, le sujet se décline chronologiquement, mais aussi en suivant des thématiques : grands mouvements artistiques, influence du politique, innovations technologiques, etc. Une plongée passionnante dans l'univers foisonnant de la création graphique ! Stéphane Darricau est professeur agrégé d'Arts appliqués et coordinateur pédagogique du Diplôme supérieur d'Arts appliqués Design éditorial multisupports au lycée Eugénie-Cotton à Montreuil.
    Aux éditions Pyramyd, il a participé à la traduction du Livre des livres de Mathieu Lommen. Il est aussi le traducteur de Thinking with Type d'Ellen Lupton (en français Comprendre la typographie), de Lettering & Type (Lettrage & typographie) de Bruce Willen et Nolen Strals et de Graphic Design Theory d'Helen Armstrong (Le Graphisme en textes).

  • « Une de mes plus tenaces ambitions d'éditeur avait été de publier les Fables de La Fontaine dignement illustrées. C'est au peintre russe Marc Chagall que je demandai l'illustration du livre. On ne comprit pas ce choix d'un peintre russe pour interpréter le plus français de nos poètes. Or c'est précisément en raison des sources orientales du fabuliste, que j'avais songé à un artiste à qui ses origines et sa culture rendaient familier ce prestigieux Orient. Mes espérances ne furent pas déçues : Chagall fit une centaine de gouaches éblouissantes ».
    Ainsi se souvient Ambroise Vollard, le célèbre marchand d'art qui, en 1925, confie à Marc Chagall ce projet. L'artiste réalise une centaine de gouaches en couleurs pour préparer le travail de gravure en noir et blanc, s'inspirant de sa culture russe et de la richesse des paysages français. Bien plus qu'un projet éditorial, cette commande est pour Marc Chagall un passeport vers la France, qui l'inscrit et l'enracine dans les pas des artistes et des écrivains français. Pendant la création des gouaches, sa femme Bella lui lit à haute voix les Fables, parlant à son imaginaire et à son inspiration. Le décès d'Ambroise Vollard en 1937 interrompt la publication de l'ouvrage, qui ne paraîtra qu'en 1952, à l'initiative de Tériade.
    Ce coffret célèbre ce dialogue entre deux artistes exceptionnels, La Fontaine, d'une part, aujourd'hui le plus connu des poètes français du xviie siècle, styliste éblouissant et moraliste de la nature humaine ; et Marc Chagall, d'autre part, qui livre sa vision onirique et personnelle des Fables, nourrie par les paysages enneigés de Vitebsk et par un animisme hérité des traditions hassidiques d'Europe de l'Est, ponctuée des couleurs et des atmosphères de la Bretagne, de l'Auvergne et du midi de la France.
    Réalisé en collaboration avec le Comité Marc Chagall, ce coffret rend hommage à cette rencontre artistique originale, à travers une soixantaine de gouaches magnifiques, accompagnées pour la première fois de leurs gravures. Il est complété d'un livret explicatif qui relate la genèse et le sens de ce dialogue entre les deux artistes.

  • Les Japonais utilisent deux systèmes d'écriture à la fois : les kanji, caractères empruntés aux Chinois, qui sont des idéogrammes ; et les kana, caractères purement phonétiques, qui se présentent sous la forme de deux syllabaires. Cet ouvrage propose au lecteur de s'initier à cette discipline à la fois subtile et fascinante qu'est la calligraphie japonaise.
    Au fil des pages, vous découvrirez l'histoire et le maniement des "quatre trésors du lettré" (le pinceau, l'encre, la pierre à encre et le papier), mais aussi des sceaux et des outils annexes ; vous apprendrez à calligraphier des caractères, des mots puis des poèmes au grand et au petit pinceau, en kana ou en mélangeant kana et kanji. Vous vous essayerez à la calligraphie enchaînée, considérée comme l'âme de la calligraphie japonaise. Enfin, une galerie d'oeuvres exceptionnelles, signées par de grands maîtres et des artistes renommés, vous permettra de mesurer la richesse, le raffinement et la créativité d'un art toujours actuel.
    Plus qu'un manuel d'initiation, ce livre est l'occasion de se familiariser avec une pratique qui allie la quête spirituelle à l'exigence de la beauté.

    Née en 1956 à Osaka, Yuuko Suzuki commence à étudier la calligraphie à six ans auprès de grands maîtres renommés, tels que Nanboku Sumiyama. Après des études universitaires à Tôkyô et Paris, elle s'installe à Paris où elle enseigne durant plus de vingt ans, notamment au Musée Guimet de 2002 à 2011, l'art japonais - calligraphie, peinture et art bouddhique. Yuuko Suzuki est également peintre et auteur d'installations, elle réalise aussi des performances artistiques. Ses peintures accompagnent, dans des oeuvres de bibliophilie et d'autres ouvrages littéraires et artistiques, des textes d'écrivains et de poètes. Ses poèmes sont publiés au Japon et à l'étranger. Exposées régulièrement en France et dans le monde entier, ses oeuvres et ses réalisations de bibliophilie sont notamment présentées à la Galerie Yuuko Suzuki - Clair d'encre qu'elle a fondée en 2011 à Paris puis au Japon.

  • Qui n'a jamais rêvé de tracer, sereinement, d'un seul coup de pinceau les signes étranges et magnifiques de la calligraphie chinoise ?
    Calligraphier les premiers caractères, c'est aussi s'imprégner des traditions de plus de deux millénaires et maîtriser les techniques de maniement du pinceau. Décomposé en une vingtaine de leçons, l'enseignement de maître Ouyang Jiaojia, calligraphe de Shanghai, est transcrit en termes simples dans cette méthode progressive et très pédagogique.
    Le style de calligraphie enseigné pas à pas, avec des explications claires et des exercices faciles, est le kaishu (écriture droite et régulière), à partir duquel les styles livres et cursifs peuvent devenir possibles, appuyés en fin d'ouvrage par une sélection d'oeuvres d'artistes contemporains. Entres dès maintenant dans un monde merveilleux : vous y trouvez tout ce qui fait le plaisir de la peinture mais aussi le trouble plaisant de jouer avec un vocabulaire qui ressemble à un jeu de cubes.

    Ouyang Jiaojia, calligraphe et peintre , est né en 1947 dans une famille d'intellectuels établie à Shanghai, où il a travaillé également en tant qu'illustrateur, directeur artistique pour l'édition jeunesse et critique d'art. Ses calligraphies ont été régulièrement exposées à Pékin et à Shanghai entre 1974 et 1988. Il vt et travaille à Toulouse depuis 1988, anime des cours et des stages sur la calligraphie chinoise et expose dans des galeries et des salons de plusieurs grandes villes de France. À partir de l'année 2000, il trouve son propre style en alliant les influences orientales et occidentales. Son travail a été couronné par plusieurs grands prix et salué par la critique et les médias. Lucien X. Polastron, écrivain et journaliste, né en 1944, est un spécialiste du monde chinois et japonais, passionné des systèmes d'écriture anciens. Il est l'auteur de l'album Calligraphie chinoise, L'art de l'écriture au pinceau oublié aux éditions de L'Imprimerie nationale en 2020. Il a publié également de nombreux reportages sur l'architecture, le design et l'art contemporain dans différentes revues : Maisons d'hier et d'aujourd'hui, Abitare, Domus, Opus International, Maison française, Libération, Actuel. Installé à Paris, il est également commissaire d'expositions d'art contemporain et producteur à France Culture...

  • Oiseaux est une volière réunissant près de 200 dessins réalisés par Jochen Gerner entre février 2019 et septembre 2020. Chacun de ces oiseaux a été dessiné au feutre à encre de Chine pigmentée sur des cahiers d'écoliers petit format, originaires de Chine et d'Inde, sur lesquels apparaissent des lignes et carreaux de différentes tailles.

    Cette série de dessins constitue une expérimentation graphique visant à explorer les potentialités de la trame, la superposition des traits, et l'association d'un nombre réduit de couleurs dans la création des plumages. En mêlant oiseaux rêvés et réels, cet inventaire interroge les liens entre imaginaire et réalité dans notre vie quotidienne, et nous enseigne que le fantastique se niche le plus souvent dans la réalité du quotidien.

    Dans le cadre de cette recherche graphique, Jochen Gerner s'est inspiré du travail de certains illustrateurs du XVIIIe siècle comme celui de François-Nicolas Martinet, qui avait pour habitude de représenter les oiseaux de profil, leur afférant ainsi un caractère noble et raide, contrastant avec la force et l'aspect lumineux des couleurs

  • "La calligraphie est cachée dans l'enseignement du maître, mais sont existence est dans l'abondante répétition des exercices et dans la constance avec laquelle on s'y applique." Pratiquée depuis plus de quinze siècles, de l'Andalousie à l'Inde, la calligraphie arabe, magnifiée dans les manuscrits comme dans l'ornementation architecturale, a acquis au fil des siècles son statue d'art universel et intemporel. Méthode progressive et pédagogique qui s'adresse à tous, ce manuel d'initiation traite des aspects théorique et pratique de l'écriture à la calligraphie à partir de termes simples. L'apprentissage commence par le choix des matériaux et la préparation des outils. Il s'appuie ensuite, sur leur assemblage jusqu'aux mots, pour enfin conduire à l'écriture de la phrase. Une fois ces généralités techniques acquises, vous vous initierez à la création de compostions graphiques, dans l'un des sept styles majeurs présentés ici (Koufique, Thuluth, Nuskhi, Persan, Turc, Riqââ et Maghrébi). L'acquisition d'une base sûre vous permettra de dépasser les règles de la calligraphie arabe pour réaliser vos propres modèles. Devenez à votre tour un pèlerin du calame, un magicien des mots et un peintre de la parole...

    Né à Bagdad (Irak) en 1937, Ghani Alani apprend la calligraphie dès l'âge de sept ans. Disciple du grand maître de l'école de Bagdad, Hachim El Bagdadi, et du grand maître de l'école turque, Hamed El Amedi, il obtient, après plus de quinze ans d'apprentissage, leur ljaze (diplôme de calligraphie remis par une maître à son meilleur élève et unique héritier). Il complète sa maîtrise artistique par une connaissance approfondie de l'enluminure. Docteur en arts plastiques et en droit, il enseigne dans diverses universités et écoles (Institut des Langues Orientales, École Normale Supérieure, etc.) avant de se consacrer pleinement à son art. Nombre de ses oeuvres sont exposées dans les musées à travers le monde (Centre Pompidou, Bibliothèque nationale, Institut du Monde arabe, musée d'Art de Glasgow, British Museum, Musée Voor Volkenkunden de Rotterdam...). En 2009, Ghani Alani reçoit le prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe et, en 2011, le prix européen de poésie Michel-Ange.

  • Le meilleur de Riad Sattouf dans un seul album !

    De ses dessins d'enfant au succès planétaire de L'Arabe du futur, Riad Sattouf nous raconte les secrets des planches qui jalonnent son parcours. Le meilleur de l'artiste ponctué de textes inédits : le récit hilarant du journaliste Arnaud Gonzague qui a rencontré la vraie Esther. Celui du fidèle compagnon de route et éditeur Guillaume Allary. La lettre d'amour du disciple Vincent Lacoste, celle du monstre sacré Philippe Druillet... Un album unique qui vous invite dans la bulle de l'un des plus fins et des plus libres reporters de notre temps.

  • Cet ouvrage monumental réunit les trois livres de La Divine Comédie de Dante écrits au début du XIVe siècle : L'Enfer, Le Purgatoire, Le Paradis.

    Pour la première fois, les quatre-vingt-douze dessins de Botticelli, conçus chacun en regard d'un chant, sont présentés dans leurs couleurs d'origine.

    Commandés par Lorenzo di Medici au XVe siècle pour une édition manuscrite de La Divine Comédie de Dante, les dessins de Botticelli, réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l'encre et partiellement mis en couleurs, permettent de partager la fascination de l'artiste florentin pour ce chef-d'oeuvre de poésie et d'humanisme.

    Chaque dessin est accompagné d'un commentaire éclairé de Peter Dreyer, spécialiste allemand de la Renaissance italienne. La traduction de Jacqueline Risset en français moderne est reconnue comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante.

    Inconnus du public, les dessins de Botticelli sont aujourd'hui conservées, d'une part, à la Bibliothèque apostolique vaticane, l'une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et, d'autre part, au prestigieux cabinet des Dessins et Estampes de Berlin qui a pu réunir, après la chute du Mur, en 1993, le fragment acquis en 1882.

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