Histoire de la peinture

  • Le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 22 Avril 2021

    Prince des Ténèbres, Porteur de Lumière ou Roi des Enfer, le Diable a autant de noms que de visages. Mais où est passé le monstre aux yeux exorbités, aux cornes d'ébène et à la gueule pestilentielle, la Bête vers qui convergent toutes les déchéances et les déviances du genre humain ?
    Grâce à une lecture brillante des textes et des images de la Renaissance et du Moyen Âge, Daniel Arasse décrit l'irrésistible essor du Diable et révèle comment la culture humaniste a combattu cette ténébreuse créature médiévale pour la reléguer au rang de superstition.
    Pourtant, aujourd'hui, comme hier, Satan continue de hanter l'esprit des hommes. Mais depuis, nous lui avons prêté notre visage, nos habitudes, il est devenu une métaphore du « mal » qui ronge le coeur de l'humanité.

  • Peintures françaises du XVIIe siècle du musée du Louvre Nouv.

    Pour les plus grands peintres français du Grand Siècle, Nicolas Poussin, Georges de La Tour, les frères Le Nain, Claude Lorrain, Charles Le Brun, Eustache Le Sueur, Valentin de Boulogne, Laurent de La Hyre ou Simon Vouet, le musée du Louvre est le point de départ obligé de toute étude. Le présent catalogue réunit la totalité de la collection de peintures françaises du XVIIe siècle du musée du Louvre, soit six cent vingt-six tableaux, avec des textes très détaillés pour les plus grands chefs-d'oeuvre, plus succincts pour les toiles d'un rang inférieur. Les reproductions sont elles aussi hiérarchisées, mettant en valeur les peintures les plus importantes, sans renoncer pour autant à l'exhaustivité. L'introduction présente l'histoire de cette collection exceptionnelle et de sa présentation au sein du palais, de la Grande Galerie en 1793 jusqu'aux salles Richelieu et Sully aujourd'hui.

  • Ce volume s'ouvre sur la représentation du patron de tous les peintres, saint Luc peignant la Vierge. Par cette mise en abyme, ce choix emblématique, Daniel Arasse envisage un programme qui va bien au-delà d'une simple «histoire du détail», car ce qu'il vise est la totale relecture de l'histoire de la peinture occidentale à l'aune du détail. Qu'il soit inopinément ou peu à peu découvert, identifié, scruté, isolé, voire découpé de son ensemble, le détail offre en effet une toute autre manière de voir et d'appréhender la peinture. Ainsi, grâce à cette histoire rapprochée des pratiques du pinceau et du regard, un champ nouveau se dessine, remettant en question les catégories de l'histoire de l'art qui semblent avoir été établies «de loin», sans que jamais l'érudition ne prenne le pas sur le plaisir et les «fêtes de l'oeil».

  • Saviez-vous qu'un professeur d'astronomie a conclu que Monet avait peint Impression, Soleil Levant le 13 novembre 1872 à 7 h 35 ? Que le nom du « bal du Moulin de la Galette » vient des galettes que l'on y servait ? Que les meules de Monet ont provoqué un vrai choc artistique chez Kandinsky et que Manet n'a participé à aucune exposition impressionniste ?

    Ça, c'est de l'art, une collection pour (re)découvrir.
    Les artistes et les couleurs en 40 notices illustrées.
    - Une sélection précise d'oeoeuvres incontournables et inattendues.
    - Des repères visuels clairs : chronologies, cartes, graphiques.
    - Des encadrés variés : anecdotes, mises en contexte, influences.

  • Haïkus ; les paysages d'Hokusai

    Hokusai

    • Seuil
    • 28 Septembre 2017

    Après les Haïkus du temps qui passe illustrés par Hokusai, ce nouveau volume des "Classiques en images" renoue avec la tradition du poème court japonais : 58 haïkus de Basho, Buson, Chiyo-Ni, Dakotsu, Issa, J¿s¿, Kyorai, Ryokan, Ry¿ta, Shiki, Shusai, Teishitsu... choisis pour montrer la beauté de paysages réalistes ou imaginaires à travers différentes saisons, les lieux, les états d'âme, la vie au jour le jour... Un recueil qui nous entraîne, sous le pinceau d'Hokusai, grâce à une représentation du monde vivant douce et poétique, dans une belle rêverie.

  • L'émergence de l'abstraction au début du XXe siècle a mené à un changement total de paradigme. Cet ouvrage vise à retracer l'épopée de ces oeuvres qui s'émancipent du réel et la rupture majeure qu'elles provoquent dans l'histoire de l'art.
    Ni absence du monde, ni sacrifice de la signification, l'abstraction vise un langage universel, en lien étroit avec les mutations technologiques de la société portées par les nouveaux médias, de la photographie au cinéma jusqu'à la vidéo et la révolution des cultures numériques.
    Ce champ élargi des pratiques de l'art abstrait oblige à repenser la géographie globale de son histoire et de ses développements, en prenant en compte les circulations mondiales de cette aventure de l'esprit et des formes.
    Des aquarelles de William Turner aux expérimentations cybernétiques dans l'art contemporain, ce voyage en abstraction montre à l'échelle internationale - de l'Europe au Japon en passant par l'Amérique latine et les États-Unis - la pluralité des formes, des pratiques et des concepts qui ont nourri cette quête.

  • Bosch

    Walter Bosing

    Visions méticuleuses du grotesque, de la débauche et du divin par Jérôme Bosch Aussi cryptiques qu'ils sont fascinants, les chefs-d'oeuvre de Jérôme Bosch (vers 1450-1516) restent parmi les énigmes les plus persistantes du monde de l'art. Leur contenu complexe, allégorique et souvent saisissant captive toujours non seulement les historiens d'art, mais aussi les créateurs de mode, les stars du rock, les écrivains et les punks, ainsi que d'innombrables artistes modernes et contemporains.

    Bien qu'enraciné dans la tradition des vieux Pays-Bas, Bosch développa un style résolument subjectif et richement suggestif pour rendre à la fois la béatitude céleste du paradis et les tortures d'un enfer grotesque, notamment dans son célébrissime Jardin des délices, exécuté avec tant de méticulosité. Ici, comme dans ses autres oeuvres les plus connues, il combine pieuse humilité et esprit acéré pour former un langage artistique unique, où se jouent des interprétations picturales de proverbes ou d'expressions de son époque.

    Ce livre lie ensemble les fils insaisissables de l'oeuvre de Bosch pour établir une introduction concise à un monde aussi envoûtant que captivant.

  • Inventé à partir de la boutade ironique d'un critique d'art sans qualité, le mot "impressionnisme" désigne moins un mouvement cohérent que la rencontre d'un groupe de peintres, soudé par le même rejet de l'académisme, qui choisirent d'exposer ensemble leurs oeuvres, entre 1874 et 1886. Qu'y a-t-il de commun, en effet, entre les paysages ruraux aux tons sourds de Pissarro et les coulisses de l'Opéra, traversées de lumière électrique et de tulle multicolore, peintes par Degas ?
    Né sous le signe de Manet, l'impressionnisme s'oppose profondément à la conception classique de l'art et annonce l'avènement d'un nouvel ordre esthétique. Travail en plein air et sur le motif, scènes de la vie moderne et quotidienne, couleurs claires et juxtaposées, style inachevé "non fini", touches visibles et légères, vibration de la lumière, effets de cadrage : en moins de vingt ans, en fixant tout un monde de sensations et de visions éphémères, ces artistes ont réalisé l'une des révolutions les plus importantes de l'histoire de la peinture.
    Outre le récit "historique", cette histoire de l'impressionnisme expose pleinement les caractéristiques de cette "nouvelle peinture" et la singularité qui, en dépit d'un projet commun, distingue les artistes du groupe des Batignolles. Elle révèle par ailleurs comment l'impressionnisme influencera les artistes à l'étranger (Angleterre, États-Unis, Espagne, Scandinavie ...), résonnera dans les autres arts (musique, littérature, photographie, cinéma) et conduira aux néo - et post-impressionnisme puis aux grandes mutations du XXe siècle, telle l'abstraction.

  • Une histoire globale des avant-gardes picturales se doit d'expliquer pourquoi celles-ci apparurent en certains endroits et pas en d'autres, comment elles circulaient entre les pays et les capitales, ce qui les portait et si elles rompaient réellement avec leur temps, sachant que la plupart finirent par connaître une véritable canonisation.
    Les avant-gardes lièrent leur sort au développement des journaux et des revues, c'est-à-dire à celui des techniques d'impression et de reproduction en série. Elles profitèrent également d'un vaste mouvement de circulation des idées, des hommes et des objets avec le développement des réseaux ferrés et des transports maritimes.
    Dans le même temps se forgeaient les identités nationales, férues de tradition et de préservation des cultures. L'approche géopolitique met au jour ce processus par lequel les plasticiens novateurs recoururent à la référence étrangère pour s'opposer aux institutions nationales, travaillèrent à internationaliser leurs réputations pour mieux s'imposer contre le refus de l'innovation porté par le nationalisme, ou, au contraire, se laisser récupérer par des partis nationalistes et révolutionnaires.
    Mais à côté des stratégies, réseaux et marchés, place est faite à l'analyse du contexte culturel et moral, économique et politique, matériel et social, affectif et spirituel des artistes des avant-gardes à partir de 1848. Jusqu'à la rupture de 1920, quand ces avant-gardes deviennent politiques, plaçant l'avenir de l'art dans celui de la Révolution.

  • Van Gogh

    Ingo F. Walther

    Aujourd'hui, les oeuvres de Vincent van Gogh (1853-1890) sont parmi les plus connues et les plus célébrées dans le monde. Les Tournesols, La Nuit étoilée ou l'Autoportrait à l'oreille bandée, parmi tant d'autres de ses peintures et dessins, laissent transparaître la dextérité unique de l'artiste à représenter les ambiances et les lieux par la peinture, le crayon, le fusain ou le pastel.

    Pourtant, alors qu'il déployait les couleurs vibrantes en touches expressives et les formes au contour délimité qui allaient faire sa renommée, van Gogh luttait contre le désintérêt de ses contemporains, mais aussi contre ses crises de folie. Ses épisodes de dépression et d'angoisse ont finalement eu raison de lui, puisqu'il se suicida en 1890, peu après son 37e anniversaire.

    Cette introduction richement illustrée retrace la vie de Vincent van Gogh: ses premières oeuvres figurant paysans et ouvriers agricoles, sa lumineuse période parisienne et son dernier sursaut créatif, plein de frénésie, durant les deux dernières années de sa vie qu'il passa dans le Sud de la France.

  • Dans un premier temps, le Moyen-Age, avec les peintures des voûtes de la cathédrale Sainte-Catherine d'Albi, depuis la Renaissance avec Corneille de Lyon et François Clouet. Vous aborderez ensuite les oeuvres des artistes célèbres du XVIIe : Nicolas Poussin ou Charles Le Brun, qui s'inspirèrent notamment du Caravage. Les tableaux de Chardin, Fragonard et Boucher caractérisent l'art du XVIIIe . Ingres s'inspirent de ces artistes en faisant partie du mouvement néo-classique. Au XIX, l'art évolue avec l'orientalisme et les peintures d'Eugène Delacroix.
    Plan de l'ouvrage:
    - Le Moyen-Âge;
    - La Renaissance;
    - Les caravagesques;
    - Le classicisme du XVIIe S.;
    - Le XVIIIe S.;
    - Le néoclassicisme;
    - Académisme et art pompier ;
    /> - Le romantisme.

  • Cet ouvrage sur l'âge d'or danois est une invitation à découvrir un courant pictural singulier et attachant, sans équivalent alors en Europe. Plus de deux cents oeuvres de peintres phares - comme Eckersberg, Købke, ou Rørbye - illustrent cette période artistique florissante comprise entre 1801 et 1864. Si leurs tableaux témoignent de l'identité politique, économique et culturelle du Danemark au XIXe siècle, ils se distinguent aussi par leurs sujets intimes : réunions familiales, modestes coins de nature, artistes dans leurs ateliers ou en voyage...

    À la lumière des recherches effectuées au cours des dernières décennies, cette synthèse inédite propose un nouvel éclairage sur l'âge d'or de la peinture danoise.

  • « Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en direction de l'oeuvre. Dans un premier temps, ils peuvent servir à ouvrir les yeux enlisés dans des habitudes, montrer que l'on voit davantage avec ce que l'on a dans la tête que devant les yeux. Mais la plus grande partie du chemin reste hors de leur portée, puisque l'art, justement, est au-delà. » Outrenoir, entretiens avec Françoise Jaunin, 2012 Pierre Soulages est né le 24 décembre 1919 à Rodez.
    Très jeune il est attiré par l'art roman et la préhistoire.
    Ce n'est qu'en 1946 qu'il peut consacrer tout son temps à la peinture. Ses toiles où le noir domine sont abstraites et sombres. Elles sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent de la peinture demi-figurative et très colorée de l'après-guerre. D'autres oeuvres sont apparues où rythme, espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l'entière surface de la toile, une autre lumière picturale.
    En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville.
    Attaché à sa terre natale, Soulages consent, en 2005, avec son épouse Colette, à une donation exceptionnelle à la Communauté d'agglomération du Grand Rodez. Le musée Soulages à Rodez est inauguré en mai 2014.

  • Ce beau-livre grand format (28,1 cm x 31 cm, 504 pages) présente l'histoire de la peinture française de la Belle époque au symbolisme.
    La Belle époque, avec les artistes tels que Jean Béraud et James Tissot. Puis, le naturalisme avec l'école de Barbizon, le réalisme avec Gustave Courbet et enfin les oeuvres de Manet, précurseur de l'impressionnisme. Les artistes phares du mouvement impressionniste sont : Caillebotte, Degas et Monet. Après l'impressionnisme vient le pointillisme puis Paul Gauguin et les Nabis avec Pierre Bonnard et l'école de Pont-Aven. Le symbolisme vient clôturer ce livre avec notamment le peintre Gustave Moreau.


    -La Belle Époque ;
    -Le Naturalisme ;
    -Le Réalisme ;
    -Les précurseurs de l'impressionnisme ;
    -L'impressionnisme ;
    -Le postimpressionnisme ;
    -Paul Gauguin et les Nabis ;
    -Le symbolisme ;

  • La sensualité qui se dégage des ondulantes allégories féminines de Klimt ne peut laisser indifférent. C'est sûrement la raison pour laquelle cet artiste autrichien est le plus connu des représentants de la Sécession viennoise et de l'Art Nouveau, courants indissociables de ce génie. Cet ouvrage réunit l'ensemble de ses oeuvres, allant des allégories aux paysages, des mosaïques aux lithographies.

    Klimt (1862-1918) fait partie des artistes qui ont porté au sommet l'Art nouveau et la Sécession de Vienne, deux mouvements artistiques majeurs du début du xxe siècle autrichien, caractérisés par des oeuvres aux lignes courbes, où l'on retrouve la présence de rythmes, de couleurs, d'ornementations inspirées de la nature. Peintures symbolistes, les oeuvres de Klimt regorgent d'allégories féminines, d'éléments décoratifs où les dorures et l'expressionisme naissant dominent. On le connaît notamment pour le touchant Baiser et, lorsqu'on prononce son nom, on se figure spontanément le portrait majestueux de sa Judith.

    Martina Padberg est une spécialiste de l'art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Elle est déjà l'auteure de plusieurs livres sur le musée d'Orsay, le mouvement impressionniste et l'art de la ville de Paris. Cette monographie présente près de 200 oeuvres du peintre sur 288 pages, en format 18 x 18 cm.

  • - En quoi Le Bain turc d'Ingres relève-t-il du fantasme érotique ?
    - Qu'ont de si particulier Adam et Ève dans la peinture de Masaccio ?
    - Pourquoi La Vénus d'Urbin du Titien est-elle si provocante ?
    - Quels sont les indices dissimulés par Fragonard dans Le Verrou qui bouleversent le sens de l'oeuvre ?
    - Que regarde avec tant d'assurance la jeune femme du Déjeuner sur l'herbe de Manet ?
    - Peut-on faire du Sommeil de Courbet un tableau militant ?
    - En quoi Renoir brise-t-il les codes de représentation du nu féminin dans Torse, effet de soleil ?
    - Comment Malevitch révolutionne-t-il en profondeur le langage artistique ?

    /> Quels autres tableaux ont défrayé la chronique par leur nouveauté, leur audace picturale, politique, morale ? Que disaient-ils de la société et de l'artiste qui les ont créés ?

    L'histoire de l'art occidental s'est écrite au rythme saccadé des scandales. Face aux canons de la religion, de l'académisme, de la décence, de la tradition, des codes et règles en vigueur, les artistes ont cherché à affirmer leur identité, leurs convictions.
    Du Jugement dernier de Michel-Ange à La Ronde de Nuit de Rembrandt en passant par les chefs-d'oeuvre d'un réalisme cru de Gustave Courbet et des innovations d'André Derain et Georges Braque, ce livre raconte 50 scandales ayant bouleversé le monde de l'art, battu en brèche le conformisme, affirmé une liberté nouvelle et jamais acquise.
    Controverses, rejets, censures, procès... L'histoire de la peinture comme vous ne l'avez jamais lue !

  • Les impressionnistes français Nouv.

    Après le retour du néo-classicisme pictural au début du XIXe siècle, c'est une nouvelle tendance qui apparaît avec des peintures exécutées en plein air et à travers lesquelles les auteurs cherchent à transcrire leurs sensations et impressions. Refusées par les expositions académiques, ces toiles peintes finissent par être présentées ensembles et donnent naissance à un mouvement qui tire son appellation du tableau de Claude Monet en 1874, Impression, soleil levant. Dans le même temps, la musique suit une évolution similaire, initiée par Emmanuel Chabrier (1841-1894) - lui-même grand ami et collectionneur de peintures impressionnistes - et qui se développe notamment dans des poèmes symphoniques aux couleurs typiquement françaises composés par Saint-Saëns, Dukas, Fauré,Chausson, etc. La génération suivante saura définitivement sublimer cette nouvelle esthétique musicale, illustre pendant à la peinture, avec, par exemple, Claude Debussy (1862-1918) et son Prélude à l'après-midi d'un faune.

  • Botticelli

    Barbara Deimling

    Par la protection de la puissante famille des Médicis, grâce à une multitude d'oeuvres profanes et religieuses et à ses contributions à la célèbre chapelle Sixtine, Sandro Botticelli (1444/1445-1510) était bien placé pour devenir célèbre. Pourtant, après sa mort, son oeuvre tomba pendant près de 400 ans dans l'oubli. Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que le peintre commença à gagner les faveurs des historiens de l'art.

    Aujourd'hui, Botticelli est salué comme une figure déterminante des débuts de la Renaissance florentine. Ses oeuvres profanes, La Naissance de Vénus et Primavera, considérée comme une allégorie du printemps, figurent parmi les peintures les plus reconnues au monde, brillant par la finesse de leur détail, leurs lignes gracieuses et leur agencement équilibré. Ses compositions sont aussi fluides qu'ordonnées, ses personnages sont autant sereins que sensuels. En particulier, Vénus est l'icône de la beauté en histoire de l'art avec son teint pâle, sa délicatesse, sa douceur promesse de fécondité.

    En présentant les oeuvres clé de Botticelli, cette introduction incontournable éclaire la face cachée de cette légende de la Renaissance. À travers les scènes mythologiques et les allégories les plus connues du peintre, sans oublier ses peintures religieuses rayonnantes, on explore sa maîtrise de la figuration, du mouvement et de la ligne, qui n'a cessé d'inspirer les artistes, d'Edgar Degas à Andy Warhol, de René Magritte à Cindy Sherman.

  • Goya

    Rainer Hagen

    Depuis ses portraits de cour des souverains d'Espagne jusqu'aux horribles scènes de guerre et de souffrance, Francisco José de Goya y Lucientes s'est imposé comme l'un des artistes espagnols les plus admirés et les plus controversés. À partir des oeuvres majeures qui ont jalonné sa carrière, cette introduction vivante explore sa maîtrise de la forme et de la lumière, l'étonnante variété de ses sujets, et évoque ses illustres successeurs, les artistes postérieurs qu'il a influencés, d'Eugène Delacroix aux enfants terribles du «Brit art», les frères Chapman.

  • Dürer

    Norbert Wolf

    Artiste éclectique de la Renaissance allemande, Albrecht Dürer (1471-1528) fut un artiste prolifique, mais aussi un théoricien et un écrivain dont les travaux ont exploré tous les domaines, de la théorie de l'art à la philosophie. Son oeuvre immense inclut des retables, des portraits, des autoportraits, des aquarelles et des livres, mais est surtout reconnue pour son impressionnante collection de gravures sur bois, qui contribuèrent à faire de la technique artisanale de l'estampe une forme d'art nouvelle à part entière.

    Les gravures de Dürer surprennent autant dans leur ensemble que par leurs détails. Dans des oeuvres comme Apocalypse ou L'Arc de triomphe de l'empereur Maximilien Ier, il a largement dépassé en taille, en finesse et en complexité toutes les expériences jamais réalisées en gravure. Déployant une palette de tons ambitieuse et variée, il l'a élevée à un rang supérieur en intensité conceptuelle, émotionnelle et spirituelle. Ses deux principales séries de gravures sur bois sur la Passion du Christ, nommées d'après leur taille la Grande Passion et la Petite Passion, sont particulièrement remarquables pour leur traitement vivant et plein d'humanité du récit chrétien. Dans sa gravure sur cuivre Mélancolie I, Dürer a créé une image surprenante du vide émotionnel, souvent citée comme l'une des premières représentations du vague à l'âme et de la dépression.

    Éternel curieux, Dürer s'est nourri des idées de grands maîtres et artistes de son époque, en Allemagne mais aussi en Italie, tandis que sa propre influence s'est exercée dans toute l'Europe sur des générations après lui. Dans cette introduction essentielle proposée par TASCHEN, on découvre la pratique complexe de cette figure pionnière, son esprit éclectique et ses principales oeuvres, qu'il a laissées en guise d'héritage éternel.

  • Cubisme

    Anne Ganteführer-Trier

    Lancé par Picasso et Braque, le cubisme a été décrit comme le premier mouvement artistique d'avant-garde au 20e siècle. S'inspirant de la sculpture et des arts africain et amérindien, les cubistes ont déconstruit les conventions européennes liées au point de vue, à la forme et à la perspective pour créer des images révolutionnaires aplaties et fragmentées.

    Le célèbre tableau de Picasso Les Demoiselles d'Avignon est considéré comme la première oeuvre cubiste, avec sa manière radicale de fracturer objets et silhouettes en zones distinctes correspondant à une multitude de points de vue différents. Le cubisme s'est ensuite développé en deux branches distinctes: le cubisme analytique qui a continué à entremêler des plans de perspective en noirs, gris et ocres mats, puis le cubisme synthétique, caractérisé par des formes plus simples, des couleurs plus vives et des collages, parfois avec du papier journal.

    À travers des oeuvres d'artistes comme Pablo Picasso, Georges Braque, Fernand Léger, Juan Gris, Albert Gleizes et Robert Delaunay, ce livre présente les principaux protagonistes du cubisme.

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