Espaces 34

  • Camille est partie, elle a laissé Marc et les enfants. La vie continue, Lucie avec son piano, Paul avec ses questions et ses chansons, et les petits déjeuners, à trois. Camille roule en voiture le long de la mer, imagine les enfants grandir, Marc vieillir. Parfois, dans la maison, elle apparaît, elle parle à l'un, à l'autre.
    Qu'est-ce qui est vrai, réel ? Qu'est-ce qui est imaginé ?
    Récits, dialogues, voix intérieures, rumeurs nouent un étrange suspense.

  • Comment éprouver le sentiment d'être en vie, le préserver, garder la beauté ? C'est ce qu'interroge Claudine Galea dans un texte à la lisière des genres qui creuse la matière-même de l'écriture par une langue multiple (souvenirs, propos, fantasmes, ressouvenirs, citations, extraits...). L'écriture est ici dans la chair.
    Si elle parle nommément, clairement, de son histoire (son père, la guerre d'Algérie, les souvenirs de cela), l'écrivaine est aussi devant nous habitée par la présence vivante de la littérature, sans distinction entre passé et présent (Büchner mais aussi Falk Richter, un « frère » d'écriture). Comme une communauté de personnages et d'êtres hantés qui nourrissent et portent la pensée, la dramaturgie, la langue, le possible d'une écriture.
    Aucune considération nombriliste mais une transcendance vers des questions essentielles, existentielles.

  • Pendant l'extermination, ceux qui maintenant sont morts se sont soulevés, ils ont écrit, enterré leurs récits, caché les livres : leur résistance face à la déshumanisation. Pour demeurer vivants. Par les mots.
    Après l'extermination, c'est au témoin de prendre la parole. Il doit rendre visibles leurs traces, déterrer leurs mots, affronter l'Histoire, dire la nudité des faits. C'est lui qui parle pour l'absent, le mort, l'inaudible, le refusé, l'invisible.
    En s'adressant, par-delà la Shoah, à tous les massacrés, Michel Simonot interroge le rôle du témoin, loin de tout pathos, et invite le mort à prendre part par lui-même à ce qui s'énonce dans une fiction poétique qui suit le récit et l'exposition brute de faits.

  • Des images. Publiques et intimes. La photographie d'une soldate américaine tenant en laisse un prisonnier dans la rison d'Abu Ghraib. Le ventre d'une mère. Les mots doux et cruels d'une femme aimée.

  • A l'Ambassade des États-Unis d'un « pays en voie de développement », chaque jour, une centaine de personnes, aux motivations diverses, tente sa chance pour obtenir un visa. Parmi elles, deux jeunes filles. L'une part pour mener un travail de recherche dans le social, l'autre pour participer à un congrès de jeunes espoirs. Pourquoi l'administration est-elle suspicieuse alors qu'il s'agit simplement de pouvoir circuler librement et de se former avant de revenir au pays ? Ces raisons en cachent-elles d'autres ? Comment déjouer la machine administrative injuste et arbitraire d'une puissance dominante ?
    Par une écriture tout en finesse se référant à plusieurs traditions, l'autrice livre une satire politique drôle et poignante.

  • L'ombre de la Méditerranée plane sur ce poème symphonique, une Méditerranée actuelle mais aussi projetée dans 650 000 ans lorsque l'eau, l'eau de tous les dangers, aura disparu.
    Un choeur d'exilées rapporte la traversée, celle de l'eau jusqu'à l'aspiration dans les profondeurs, celle de la langue, perdue, celle de l'identité, gommée. Quand la narratrice prend la parole, elle conte l'exil et l'accueil, les langues qui se traversent. Ce sont celles du choeur, réminiscences inaliénables, mais aussi la langue de l'administration, des préjugés, de la loi et de l'hostilité, qui se fait de plus en plus présente.
    Mais la narratrice ne porte-t-elle pas aussi une langue de l'exil intérieur ? Quelle main peut se tendre entre celles-ceux d'un même territoire ? Comment, alors que l'on a été dépossédé de tout ce qui fait notre humanité, peut-on inventer une langue commune ?
    Un magnifique chant-hommage qui explore poétiquement le politique.

  • Une petite ville au bord de la mer du Japon. Un homme a disparu depuis plusieurs jours. Lorsque sa femme le retrouve, il a changé. Il semble à côté de lui-même, souffre de troubles de la mémoire, est déconcertant dans ses propos, sa candeur. Les jours passant, son état s'améliore sous le regard circonspect et ébahi des autres membres de la famille et de sa femme qui se réjouit de sa nouvelle personnalité.
    Cependant, en ville, d'autres personnes se mettent à présenter des symptômes similaires, comme une épidémie... La police enquête. Et tandis qu'une lycéenne est la seule rescapée du massacre de sa famille, un journaliste rencontre un jeune homme qui lui confie être un extra-terrestre à la recherche de ses semblables...
    Par le biais de la science-fiction, la pièce s'interroge sur les non-dits d'une société japonaise policée. En quoi consiste l'amour dans un couple, au sein d'une famille ? Quel avenir pour la jeunesse ? Doit-on soutenir la guerre qui se prépare ? S'engager pour sauvegarder notre planète ?

  • À la suite d'un malaise cardiaque dans une piscine municipale, un jour de canicule, un architecte plonge dans un coma profond, et fait une expérience de mort imminente.
    Il se retrouve alors dans un monde parallèle, une ville complètement détruite du nom d'Eskandar en compagnie d'un homme amnésique et d'Everybody, la caissière de la piscine municipale.
    Entre théâtre et oratorio, réel et onirisme, dans un présent hanté par la catastrophe, Eskandar est cette ville jaillie du rêve de quelques-uns, comme une image de notre avenir possible.

  • Un écrivain qui travaillait sur une fable amusante se voit débordé par un mirage, sorte de cauchemar qui pollue le réel.
    Il part alors sillonner la ville, note ce qui est face à lui, vérifie que les choses sont encore là.
    Au fil de cette errance, il découvre un lieu à mi-chemin entre le réel précaire des squats pour réfugiés et les dystopies annoncées. Là, trois cent-cinquante personnes cohabitent, mettent en oeuvre un mode de vie dicté par l'urgence, et inventent un territoire où s'écrit une humanité, un avenir possible.

  • Il y a des régions tranquilles au Mexique, les plus éloignées des Etats-Unis et les plus proches de Dieu, c'est ce qu'on dit. Là, entre un village maya et les vastes plaines recouvertes de soja, qui un jour étaient forêts, au pied d'une croix qui ne porte plus de christ, deux jeunes filles creusent un trou pour un fantôme. La plus noire, Cecilia, est maya et vit au village avec son père qui soliloque en appelant la pluie. La plus blonde, Amalia, à peine plus jeune, appartient à une congrégation religieuse européenne qui travaille la terre et vit retranchée du monde. Elle n'a jamais vu plus loin que les plantations, elle a soif d'océans, d'arbres. Autour d'elles, une soeur jalouse, une mère disparue, une morte qui refuse de mourir, et les dieux priés ou déchus. A travers Cecilia et Amalia, ce sont deux univers qui se regardent, euxmêmes confrontés à l'intrusion sans état d'âme du monde technologique moderne.
    Une pièce, délicate et puissante, sur la disparition (des êtres, des cultures, de l'environnement naturel), sur le monde magique des croyances, sur la force vitale de la jeunesse, et qui s'attache à faire entendre les langues parlées et leur beauté comme autant de liens vivants.

  • Ce groupe qui arrive, comment l'identifier ? On peut prélever une personne du groupe et la regarder de près. Qui serait volontaire pour tester notre prototype d'identification ? Regarder suffit-il ? Que faire des groupes dont on ne veut pas ?
    Où flottent les continents si les images ne rentrent pas dans l'écran ?
    En cherchant à faire entrer numériquement des personnes qui arrivent sur l'eau et veulent passer une porte, une équipe technique est rattrapée par la réalité : une géographie humaine entêtée, imprévisible, joueuse, amoureuse, insubmersible. Qui parle de notre contemporanéité dans la langue singulière, rythmée, poétique, chahutée de Claire Rengade.

  • Une fillette demande à son frère de lui construire un avion pour son anniversaire. Mais pas un petit avion en bambou comme il le fait habituellement, avec des fils, à l'image d'un cerf-volant. Non un avion qui vole, comme un vrai avion.
    Elle voudrait voyager jusqu'aux confins de l'univers car elle recherche un monsieur qui a la solution à la tache qui se trouve sur son corps, et sur le corps des siens...
    Mais cela est sans compter avec la grande soeur qui n'approuve pas cette idée.
    Quelques années plus tard, devenus adultes, ils se croisent tous les trois à nouveau - rencontres de hasard ? Est-ce le moment de lever les secrets ? de découvrir de ce qu'ils sont ?
    A travers ces trois regards, Sufo Sufo tisse l'histoire d'une émancipation et d'une recherche de la liberté, rythmée par une voix narratrice aux multiples facettes.

  • Deux jeunes filles, encore au lycée, sont les « meilleures amies ». L'une ne pense qu'aux garçons, l'autre non.
    La première tombe amoureuse d'un musicien anglais avec lequel elle communique sur les réseaux sociaux, la seconde la conseille. Elles se parlent, elles soliloquent, elles rêvent, elles se piègent dans leurs propres sentiments, leurs aspirations, leurs propres troubles.

    L'amour se nourrit de déclarations. Le désir, le manque, l'attente sont exaltés par les mots. Et les réseaux sociaux les véhiculent si facilement, si rapidement. La tentation est grande de jouer avec, de se laisser aller à la manipulation. Mais n'est-ce pas un piège terrible que l'on fabrique à soi-même ?

  • La pièce se déroule dans une maison de famille à trois périodes (1913, 1968, aujourd'hui) mais en même temps. Ce sont les interactions entre les événements et les époques qui tissent l'action de ces trois générations, racontées en parallèle et en simultané.
    Les destins de trois couples se font écho à travers leurs blessures, leur incapacité à vivre, leur culpabilité. Les mensonges des uns se répercutent sur ceux des autres et, comme dans un choeur polyphonique, chacun exprime son désarroi.
    Les répliques se croisent pour façonner un thriller psychologique où chacun donne progressivement à entendre sa propre version de la réalité.
    Comme dans tous les textes de Rasmus Lindberg, le temps et la question existentielle sont au coeur du processus d'écriture. Ici, la pièce pose une question essentielle : Qu'est-ce qui détermine et influence un individu ? De quoi est faite cette mémoire, consciente ou inconsciente, qui se transmet de génération en génération ? Quelle part prend-elle dans la constitution de notre individualité ?

  • Stonewall est le récit d'une résistance politique.
    Ce poème dramatique mêle histoire intime, à travers l'aventure amoureuse d'un couple et la relation à une figure paternelle, et histoire politique en revenant sur des évènements emblématiques du militantisme et des mouvements contre l'homophobie, depuis les émeutes de Stonewall en 1969 jusqu'à l'attentat à la discothèque Le Pulse à Orlando en 2016.
    Jouant sur l'intrication des époques et la variété des formes d'écriture, ce texte interroge de manière sensible la question de l'engagement militant et celle de l'acceptation ou du rejet de la différence. Il célèbre aussi le sentiment amoureux dans l'expression de sa puissance, même s'il est parfois source de manque et devient objet de deuil.
    Quant à la figure de Madonna, qui ponctue le poème, elle apparaît comme un personnage féminin subversif, ouvrant sur la liberté.

  • Un soir d'octobre. Trois enfants courent parce que la police court derrière eux. Ils se réfugient dans un transformateur. Un policier voit, n'alerte pas. Deux enfants meurent. Un survit. Des semaines d'émeutes s'ensuivent. Dix ans plus tard, un tribunal reconstitue les faits - heures, minutes, secondes, voix enregistrées de la radio de la police. Dix ans plus tard, le survivant est encore et toujours celui qui porte dans sa peau les deux enfants morts, celui qui fait face à la police, celui que l'on a oublié.
    Comme une tragédie jamais achevée. Au-delà des faits dans leur crudité, au-delà des mots entendus ou prononcés au tribunal, Delta charlie delta déploie, à travers une forme chorale, une force symbolique et inscrit l'engrenage, la culpabilité individuelle et collective, dans une dimension humaine, éthique, politique.

  • Elle s'appelle Blanche Neige. Princesse, si l'on veut. Autour d'elle, une Reine, si l'on veut. Un Prince, si l'on veut. Et Le Conte. Si l'on veut.
    Il y a aussi un château et une forêt. Foutue forêt en vérité. Vérité, si l'on veut.
    Il y a des comédiens qui jouent sur la scène et des personnages qui apparaissent sur un écran. Ce sont les mêmes, si l'on veut. Personne n'est exactement ce que l'on croit. Entre corps réels et images, il y a des écarts, des redoublements, des contradictions, des tensions, des combats.
    Les images savent tout avaler et tout recracher. Voilà ce qui compte, ce qu'on recrache. Tout ce qu'on sait trop bien, tout ce qu'on comprend trop bien, tout ce qu'on nous apprend trop bien, tout ce qu'on voit trop bien. Tout ce qu'on dit trop bien.
    Blanche Neige crache sa blancheur de princesse modèle, dévoile sa noirceur, et lorsque ses ami-e-s, les sept P., la rejoignent, elles nous purgent de toute pitié consolatrice.

  • Loubia adore parler, et tant pis si les autres n'apprécient pas. Au collège, elle fait la rencontre de Louis, un garçon totalement mutique. Un vrai mystère ! Le silence de Louis agit comme un détonateur pour cette jeune fille qui n'a pas sa langue dans sa poche...
    Alternant récits et fragments plus poétiques (n'écrit-elle pas une sorte de journal ?), le texte nous fait découvrir le quotidien de Loubia, entre vie de quartier, vie au collège, univers familial, et dessine le chemin d'une émancipation.

  • Suzy Storck est une femme au foyer qui mène une vie ordinaire dans une petite maison avec mari et enfants. Elle n'a qu'à veiller au bon fonctionnement des journées. Un jour d'été, quelque chose dérape. Sous le poids de la chaleur, sous le poids des gestes répétés, Suzy a un moment d'inattention. Elle sombre et, au fil des heures, visite son passé. Elle prend conscience de ses renoncements et formule son incapacité à vivre selon ses vrais désirs tandis que le soleil du soir tarde à se coucher, que les enfants chahutent, que rentre le mari.
    Pendant ce temps, le drame s'est constitué.

  • 10 juin 2017, le matin. Quartier périphérique de Saint-Malo. Atmosphère caniculaire.
    Najda Bendaoud, dix-huit ans, attend. Le bac approche mais l'imminence de l'examen la préoccupe beaucoup moins que celle des résultats de la Commission de sélection des jeunes espoirs de foot : à midi, Najda saura si elle est choisie pour jouer lors de la prochaine Coupe du monde de foot féminin U20, en 2018.
    Alors Najda se filme avec son téléphone et réalise une vidéo « My future self », comme elle en a vu sur Youtube :
    Elle s'adresse à son aînée de dix ans - la Najda qu'elle sera en 2027. Elle raconte aussi sa mère, sa grand-mère et son arrière-arrière-grand-mère, leurs rêves et leurs renoncements.
    Entourée de son double virtuel et de différentes générations de femmes, Najda relie les époques et midi sonne...

  • Le théâtre d'une petite ville de province, Balbek. Comme ailleurs dans le pays, l'extrême droite est aux portes du pouvoir. Une troupe permanente de comédiens et sa directrice travaillent en décentralisation. Parmi eux, Aymeric, assoiffé de reconnaissance, rêve de gloire tandis que Lucas s'interroge sur la capacité du théâtre à participer aux luttes sociales et que Michael, sensible aux idées des Premières Lignes, dénote. Barbara, fille de la directrice d'un grand théâtre de la capitale, rejoint la petite troupe et découvre ces espaces péri-urbains délaissés.
    Alors qu'Aymeric, monté à la capitale, gravit peu à peu les échelons de la notoriété avec l'appui de la mère de Barbara et de sa compagne, la jeune chanteuse Juliette Demba, la crise politique et sociale conduit à la catastrophe. Mais la célébrité est enfin là, à portée. A quelles compromissions Aymeric sera-t-il prêt, quels silences, pour atteindre ce qu'il s'était promis d'atteindre ? Est-il possible de combattre un système de l'intérieur ?
    Mephisto Rhapsodie traite des liens qu'entretiennent aujourd'hui l'art et le pouvoir, la politique et les artistes. Interrogeant les enjeux du théâtre contemporain, et convoquant la vie et l'oeuvre de l'écrivain allemand Klaus Mann ainsi que la figure ambiguë du comédien allemand Gustaf Gründgens dans les années 30, ce texte cherche à déjouer les évidences.
    Il tente de critiquer la paresse de pensée qui nous fait parfois croire que nous ne participons pas de ce qui détruit un monde et travaille la zone de notre fascination aveugle pour la célébrité et le succès.

  • Que veut dire « réussir sa vie » pour la jeune génération européenne ?
    Un groupe de jeunes gens à la sortie du lycée est à l'heure des choix. Certains veulent tenter les concours des grandes écoles de commerce de Paris, décrites comme l'élite, le Saint-Graal.
    Lorsque les résultats tombent, certains réussissent, d'autres resteront en province, à Clermont-Ferrand, trouveront un emploi ou intégreront des écoles moins prestigieuses. Les années d'études passent, chacun est confronté à lui-même, à ses compromissions, ses renoncements, sa réussite ou son échec, la réalité d'un monde sans état d'âme et qui peut broyer les êtres, ou bien l'on est fier d'intégrer l'élite de la société française.
    Mais à quel prix ? Que sont devenus leurs amitiés, leurs liens ? Que reste-t-il de leur foi, de leur intégrité ? Quand on a fait siens les discours du « tout économique » et que l'on refoule ses affects, ses émotions, qu'on refuse « la tentation d'être humain », ne se brûle-t-on pas intérieurement ?
    Deuxième pièce de la trilogie qu'écrit Manuel Pereira sur les jeunesses européennes dont le premier volet est Berlin sequenz. Le troisième, situé à Porto, est en cours d'écriture.

  • Un pavillon idéal, l'homme rentre du travail, la femme est proche du baby burn out blues. Le retour est houleux et le lendemain à l'aube les gendarmes sonnent à la porte pour une perquisition.
    Dans ce couple au bord de l'épuisement, où le désir, l'intimité, l'affection, la parole, le rêve se sont effacés insidieusement, un évènement extérieur vient faire imploser la routine : l'homme, presque malgré lui, parce qu'il s'est trouvé confronté à un choix - agir ou fermer les yeux devant les fraudes fiscales massives du cabinet d'audit pour lequel il travaille -, est devenu lanceur d'alerte sous le pseudonyme de John Doe.
    Dans une chronologie bouleversée, se tisse un parallèle entre cette action d'un homme ordinaire, dernier rempart d'une éthique, et le questionnement tout en nuance de sa femme, quasi lanceuse d'alerte de son couple et de sa relation à son nouveau né.
    Si cette descente aux enfers d'un couple est peut-être l'occasion de se retrouver, c'est aussi l'affirmation d'une position face à nos choix : dans quelle société voulons-nous vivre ? quelles dérives nos politiques sont-elles prêtes à accepter ? jusqu'où s'étend la tolérance de nos démocraties ?

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