Editions Du Net

  • « L'autre côté du fleuve », c'est la rive guyanaise de l'Oyapock, c'est ce sentiment étrange qui fait qu'on croit toujours que l'herbe est plus verte dans le pré du voisin.
    C'est cette force qui pousse des hommes et des femmes à rechercher ailleurs une vie meilleure. Ils laissent une vie de misère pour un espoir qui s'avère souvent illusoire.
    L'action se passe au début des années 2000, dans un village clandestin situé sur un affluent de la Mana. Nous sommes à la veille d'une opération de gendarmerie. Vasco, petit patron orpailleur, vient au village chercher un mécanicien, car son chantier est arrêté. Ses moteurs l'ont lâché deux jours après que Chapado a tenté de les réparer. Les deux hommes se rencontrent et cela se passe très mal. Chapado promet de se venger.
    Vasco profite de son séjour pour tenter de séduire Angela dont il est amoureux depuis longtemps. Il est interrompu par Linda, prostituée, qui est amoureuse du jeune homme. Malgré les arguments convaincants de la jeune femme, il réussit à l'écarter en lui avouant qu'il est venu pour une autre. Linda lui promet qu'il finira par l'aimer.
    Début de l'acte IV, un coup de fusil claque dans la nuit. Chapado sort du carbet de Vasco, le fusil à la main...

  • Avec cette oeuvre, Naëlle Sandra Nanda poursuit un élan poétique déjà initié en 2015 avec la parution de sa première oeuvre Mots-râles. Ce deuxième recueil est logiquement dominé par le positionnement politique : il essaie à sa manière de traduire l'indicible impasse politique du Gabon ainsi que la marche du petit peuple esseulé qui apprend à déclencher et à maintenir allumés les flambeaux de résistance. La poétesse pose plus généralement son regard sur le sort que l'être humain inflige à son semblable - et donc à lui-même - mais aussi sa condition et son avenir écologiques : il est question de parler à la chair sensible. C'est pourquoi, c'est d'abord et avant tout une poésie de la parole vraie, efficace et mobilisatrice : des mots sans équivoque conformes à la vérité des engagements de l'écrivaine ; des mots qui parlent au plus grand nombre pour susciter partout l'éveil citoyen, par conséquent, des mots qui visent à contaminer leur indignation et leur entrain au lecteur. Plus que des poèmes, ces textes écrits majoritairement pour être déclamés, séduisent davantage le lecteur par la force de la narration, le pouvoir de la mise en scène et bien évidemment la musicalité des mots : slam !

  • Faits de vie ? Voilà l'élément idéal pour l'écriture d'une belle pièce. La question de l'édition est pour tout premier manuscrit et chez tout auteur débutant un casse-tête inévitable. Entre réalité et fiction, entre désir de se faire comprendre et quête d'esthétique et de poétique, « Messieurs, vos presses », retrace le parcours quelque peu atypique d'un drôle de dramaturge confronté successivement à trois éditeurs, arrivera t-il à se faire publier ?

  • Ahmet, un mage diplômé, est déterminé à récupérer son livre de formules dérobé par Abdoul, tyrannique sultan élu au prorata de sa seule proportion.
    Il va trouver chez de précieux amis, Boli et Latiffa, un soutien généreux pour élaborer la conspiration qui détournera, par des attentions chargées d'ivresse et de mystifications, le sultan appâté par le gain, qui passant par sa grotte d'enfance où la magie peu innocente révèlera le fourbe et règlera ses comptes, le mènera en bateau au propre comme au défiguré.
    Tout ça est peu moral, mais... y a t'il une morale à tirer de la fable ?
    Ornée de ses parures, Latiffa a la sienne qui vaut son pesant d'or et seulement le sien :
    « Le lait de chèvre n'est doux qu'à celui qui le dose ; celui qui le boira, voyagera bieeen loin. » Et c'est Nina, poule enchantée, qui se fait dépositaire du récit du sultan, sauvegardant ainsi ses plumes au dam de l'affamé, qui comme promet l'annale, n'a pas fini de déguster.

  • Furieuse parce que la garde de son fils a été intégralement accordée au père de son enfant, Louise déboule ivre dans le bureau de la juge aux affaires familiales pour exiger qu'elle revienne sur sa décision. Elle explique que son fils va être expatrié vers l'Argentine, dont il ne connaît même pas la langue.

  • Seul en scène.
    Un homme monologue après un échec sentimental, les mots lui manquent pour exprimer sa douleur et, pourtant les pensées s'imposent sans logique ou trop logique. Seul le miroir qui se dresse là, devient son complice. Narcissisme à outrance, l'autre est moi. Est-il amoureux d'Alina ou d'Anima ? D'une femme ou d'une partie de lui-même ? Délire ou marche vers la conscience et l'harmonie ?

  • Bitolague est fille unique de Nicoline, une femme plutôt modeste et sans réputation particulière. Nicoline l'éleva seule et consentit à toutes sortes de sacrifices pour que cette dernière ne soit affligée d'un travers ou d'un vice périlleux. N'ayant jamais connu son père qui s'est fondu dans la nature après avoir engrossé sa mère alors que cette dernière n'avait que quatorze ans, Bitolague s'est toujours méfiée (malgré l'insistance de ses camarades Samy et Julie) des hommes jusqu'au jour où son chemin croisera celui de Fridolin, le copain de sa meilleure amie. Ah l'amour ! Sans expérience réelle, Bitolague pourra-t-elle éviter ce tourbillon d'amour qui ravage tout sur son passage ? Fridolin va-t-il quitter Marie pour sa meilleure amie Bitolague? Où va-t-il garder les deux femmes? Nicoline pourra-t-elle sauver sa fille ? Marie et Bitolague pourront-elles sauver leur amitié ? Cette pièce est une critique de la perfidie masculine et de l'hypocrisie féminine avec en filigrane une bonne réflexion sur les vestiges du sentiment amoureux.

  • Voyage dans le passé, retour dans les années 50, voilà le défi proposé en 2018 aux comédiens de la troupe iséroise « Germe de mil ». Un univers très féminin dans une petite ville proche de Paris, où tout gravite autour d'Angèle, sa mère, sa belle mère, la bonne de la maison, deux épouses de notables du secteur et même une ancienne résistante devenue journaliste confirmée. Qui ne souhaiterait pas s'attirer les bonnes grâces d'Angèle ? Elle est une veuve hors norme, exemplaire et fascinante en cette année 1952, malgré un passé familial lourd de silence et de souffrance... Deux hommes tentent d'affirmer leur personnalité dans ce contexte, la tâche n'est pas aisée pour le fils unique, projeté malgré lui dans un avenir tout tracé. Quant à l'abbé de la paroisse, il parvient un peu mieux à tirer son épingle du jeu, auréolé de l'importance de sa fonction et assisté de son incontournable bonne aux fonctions multiples. Et pendant ces échanges, une sorte d'archange noir veille ou surveille, allez savoir...

  • Dans cette série de textes, à lire et/ou à dire, il s'agit de parler de tous ces autres qui nous entourent, nous concernent et quelquefois nous cernent. Avec bienveillance, mais aussi avec franchise voir ironie.

  • La Révolte des sans-abri se déroule au carrefour Ndokotti, en plein coeur de la ville de Douala. Salifou, père de deux enfants, a perdu sa femme au cours d'un accident d'avion. Il décide de devenir mendiant et d'abandonner prestige et emploi. Sa vie dans la rue lui permet de constater que les sans-abri peuvent organiser leur révolte afin de refuser les manipulations des hommes politiques et autres aventuriers et de se prendre en charge. Il se propose comme guide de ces oubliés de la société et engage une action révolutionnaire. Mais son action dérange...

  • « Sans doute » c'est le chemin que parcourent deux personnages pour se retrouver, chacun individuellement et, l'un et l'autre.
    Le chemin que tout individu peut parcourir pour aller retrouver sa joie, sa force de vie et son unicité, en passant par des questionnements, des moments de doute, des réponses satisfaisantes, pour un temps. Chacun à son rythme et à sa façon.

  • S

    Semanou Konutse

    Deux êtres qui s'unissent, un génome qui naît avec des informations parentes entrelacées comme des serpents, et voici la vie foutue à jamais. C'est ainsi que Fodoh et Djigbodi vont devoir prendre soin de leur fils Dodji, drépanocytaire souffrant, et soigner l'avenir de leur fille Akpédze prête à s'engager avec Soké. Ceci à cause de la bévue que constitue leur mariage. Mais entre conseils de médecin et méthodes peu orthodoxes de guérisseur, que vont-ils choisir ? Le temps passe et la poésie enfermée dans le ventre de Pirès se consume et se tord, tout comme ses os...

  • Une jeune fille de dix-sept ans reçoit pour son anniversaire un ticket de Loto d'une valeur de cinq-cents euros de la part de son père, un joueur invétéré !
    Ce cadeau peu ordinaire causera bien des tracas à la famille Richard.

  • Au coeur d'un petit village médiéval, le cabinet médical est très prospère. La salle d'attente voit défiler des patients qui restent souvent des heures pour avoir enfin leur consultation.
    Qui est donc ce Docteur Rack, qui a forte réputation ? Un médecin confirmé ou un charlatan notoire ? Poussez la porte, et venez vous asseoir... de bons moments de rire !

  • Royaumes

    Barthélémy Sanchez

    Sous la pression de la guerre, quatre soeurs se barricadent chez elles par sécurité. Après un an d'enfermement les désirs d'échapper à ce quotidien sont au plus fort. Mais qui restera pour attendre Abel, leur frère parti au combat ? Si du moins il rentre un jour ? Que s'est-il vraiment passé pour que cette fratrie se retrouve dans cette situation ? Dans cette pièce chorale où se mêlent les voix, les souvenirs et des possibilités d'avenir, chacune se demande à sa manière comment réapprendre la liberté.

  • Xavier sort du placard et affronte sa famille, la tradition et la religion. Son père, Conseiller du Président d'une République du Sud, voudra bien l'utiliser pour convaincre les bailleurs de fonds du respect des libertés individuelles.

  • Cette pièce de théâtre, à trois personnages et à deux décors, a une prétention : Rire de nous !
    Ou plutôt se moquer ouvertement de notre structure cérébrale !
    Que la nature nous ait dotés d'un super cerveau analytique : le cortex, est en soi un beau cadeau, mais... à laisser notre thalamus commander nos actions, ne nous comporterions-nous pas d'une façon... un rien ridicule ?

  • Comédie de la vie, véritable ode à la liberté pour ce dimanche en famille dans un village du Cantal. Dispersés le reste de l'année, tous les membres de la famille Valadier convergent en ce jour d'élections et trois générations se retrouvent pour voter à Saint-Just. Cette journée devient l'occasion rêvée de régler ses comptes, de partager grands crus et petits plats, de se révéler aux autres et pourquoi pas de changer de vie ?

  • Juillet 2020. Quelques collégiens et leurs parents sont invités à découvrir un lycée avant de s'y inscrire. Le fonctionnement de cet établissement leur paraît d'emblée déconcertant : pour certains c'est le monde à l'envers, d'autres y voient une chance inespérée de vivre enfin une scolarité récréative. Au fil des scènes, l'univers qui s'offre à eux leur semble de plus en plus surréaliste mais ne sont-ils pas les jouets d'une illusion ?

  • Encore une panne ? Classique des aléas que le destin aime distribuer comme une gifle, la dysfonction transporte les champions de l'hyper-activité et de la démesure dans un espace-temps redouté : l'inconnu. Bien plus redouté est ce « lieu » qu'on ne situe ni dans l'espace ni dans le temps ; s'il n'a pas d'ailes, donnez-lui un dé : il prédira votre avenir tel un dieu. Locus reviendra à la Lumière par le Logos qui est en tout.
    Le trouble précède le vertige. La chute devrait venir... Plongeons au centre des miroirs, avec trois personnages, à la découverte d'une autre facette d'eux-mêmes, des travers qu'ils espéraient peu visibles. Nous ne voyons pas seulement leur reflet, nous voyons notre propre reflet. Mais briser le miroir ne servirait à rien. Brouillard. La vision se brouille. Tout s'emmêle : pensées, mots, intentions... Ariane va-t-elle ramener les égarés sur le droit chemin ? En attendant d'éventuelles perches salvatrices, détachons les fils de la Philosophie. Essayons de faire silence ; écoutons.

  • « Le jour où je me suis rendue compte que j'étais une fille ? En réalité je ne sais pas trop... Depuis toute petite, sûrement... À l'école, les filles et les garçons étaient séparés dans deux vestiaires différents quand on allait à la piscine. Et pour aller au toilette. On n'était pas coiffés pareil et on ne portait pas les mêmes vêtements » À l'automne 2017, neuf jeunes décident de s'atteler à la question du féminisme et des droits des femmes. À la suite de quelques micro-trottoirs réalisés à Lyon et dans les Monts du Lyonnais, les idées jaillissent. Il y en a dans tous les sens, dessus, dessous, parfois bien cachées. On découvre les concepts qui font du bien, ceux qui font du mal, ceux qu'on voudrait changer.
    Après plusieurs mois de travail, d'introspection et de rencontres diverses, le texte de la pièce est écrit. Le Petit Chaperon Rouge revisité, un plateau-télé délirant, un questionnement sur la place du « neutre » dans la langue française... On ne s'interdit rien.
    Et de scène en scène, nos propres contradictions prennent forme entre un conte de fée et un placard à vêtements. On part à l'abordage des idées reçues et des tabous. On s'interroge sur les identités, sur la moralité, sur ce qu'on veut pour aujourd'hui et pour demain. On se laisse emporter par cette jeunesse explosive et par les questionnements éclairés qu'elle apporte.

  • Des bandits assiègent un village du royaume zoulou. Ils en soumettent les habitants et s'approprient leurs biens au nombre desquels la case aux fétiches. Les villageois s'organisent pour la reconquête de cette prestigieuse case. Bonilhalha, leader de la lutte, est emprisonné. Au bout de vingt-sept ans de prison, les bandits le libèrent et lui remettent la clé de la case aux fétiches. Mais il n'y trouve qu'un seul fétiche : celui de la gloire. Comment réagira-t-il ?
    C'est par ce symbole de la case aux fétiches que l'auteur dénonce le pacte de la décolonisation des pays africains.

  • À l'époque des travaux forcés, Sansao, fils unique de pauvres cultivateurs est, par la faute d'un chef de village lâche et sans scrupule, enrôlé malgré lui pour être tirailleur.
    Il mourra à la guerre en Europe, laissant ses parents dans la désolation et la misère.

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