Actes Sud

  • Au début de l'histoire, la mort d'une femme qui, il y a longtemps déjà, a décidé de se taire. Elle adresse ses dernières volontés aux jumeaux Jeanne et Simon, ses enfants. C'est le début d'un périple lourd de révélations sur leur identité. Le deuxième volet du cycle dramaturgique présenté dans son intégralité au festival d'Avignon 2009.

  • Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s'affrontent: les Indiens sont-ils des hommes comme les autresoe Pour le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute: les Espagnols, avides de conquête, ont nié l'évidence, assujettissant et massacrant les indigènes par millions. Face à lui, le philosophe Sépulvéda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s'entendent sur un point: le nécessaire salut des âmes. L'issue de ce débat passionné, déterminante pour des millions d'hommes, pourrait bien être surprenante...

  • Art

    Yasmina Reza

    Mon ami serge a acheté un tableau.
    C'est une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc.
    Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux.
    Mon ami serge est un ami depuis longtemps. c'est un garçon qui a bien réussi, il est médecin dermatologue et il aime l'art...

  • Mêlant confessions intimes et observations sur la période des confinements, ce monologue naît durant la crise sanitaire mondiale et évoque les troubles, les peurs et les paradoxes qu'elle a provoqués ; notamment pour une artiste qui se voit privée de la scène et de son public. Pour ne pas devenir folle, Nora Hamzawi extériorise ce manque en recréant, dans son domicile, dans sa tête, des scènes rêvées.

  • Cendrillon

    Joël Pommerat

    Une toute jeune fille comprend difficilement les derniers mots de sa mère mourante, mais n'ose les lui faire répéter. Pourtant voilà Cendrillon liée à cette phrase : "Tant que tu penseras à moi tout le temps, sans jamais m'oublier plus de cinq minutes, je ne mourrai pas tout à fait." Joël Pommerat part du deuil et de ce malentendu pour éclairer le conte d'une nouvelle lumière.

  • Tous des oiseaux

    Wajdi Mouawad

    Dynamitée par la violence du monde d'aujourd'hui, l'histoire intime d'Eitan, jeune scientifique allemand d'origine israélienne confronté à un violent conflit avec son père, montre comment, dans les luttes fratricides, il n'existe aucune réalité qui puisse dominer une autre. Tout conflit cache un labyrinthe où va, effroyable, le monstre aveugle des héritages oubliés. «Tous des oiseaux» est au programme du bac Théâtre 2019/2020.  

  • Un fils retrouve son père à la morgue et décide de le faire enterrer dans son pays d'origine dévasté par des années de combats. Le premier volet du cycle dramaturgique présenté dans son intégralité au festival d'Avignon 2009.

  • Fatigué du star-system et de l'anonymat dans lequel l'essoufflement de sa créativité l'a plongé, Alice Sapritch orchestre sa propre mort afin de retrouver sa place dans le monde de la musique.

  • La découverte d'une pilule permettant de dormir seulement quarante-cinq minutes par jour implique une restructuration totale de la société. Suite à tous ces bouleversements, un homme risque de perdre la femme qu'il aime.

  • En remontant le fil de ses origines, Loup ouvre une porte qui la conduira au fond d'un gouffre, car là se trouve la mémoire de son sang : une séquence douloureuse d'amours impossibles, qui va d'Odette à Hélène, puis à Léonie, à Ludivine, à Sarah, à Luce, et enfin à Aimée, sa mère...
    On dirait bien qu'un mauvais sort a décimé cette famille, l'a lancée dans le train des malheurs et l'hallali des grands soirs, au coeur de la forêt des Ardennes. Mais Loup est courageuse, elle veut tordre le cou au destin, lui faire cracher son fiel afin de casser le fil de toutes les enfances abandonnées.

  • Ciels

    Wajdi Mouawad

    Isolée dans un lieu secret, l'équipe internationale de l'opération Socrate scrute le ciel et cherche à décrypter les messages invisibles que des terroristes y envoient. Quand l'un de ses membres se donne la mort pour des raisons obscures, ce ciel de toutes les voix et de toutes les nations s'assombrit davantage : se pourrait-il que la beauté du monde enfante elle-même les démons de sa destruction, que l'Annonciation du Tintoret serve de motif à une tapisserie de l'horreur ?
    Dans une géographie du sang d'une épouvante totale, un audacieux art poétique de la violence prend forme, où s'agrègent les mensonges des dieux et les maux des fils d'aujourd'hui.
    Le cycle dramaturgique Le Sang des promesses est un quatuor publié par Leméac / Actes Sud-Papiers et composé de Littoral (1999 ; rééd. 2009 ; Babel n° 1017), Incendies (2003 ; rééd. 2009 ; Babel n° 1027), Forêts (2006 ; rééd. 2009 ; Babel n° 1103), Ciels (2009). Il a été présenté dans son intégralité au festival d'Avignon 2009.

  • Qui aime aller chez le dentiste ? Sans pathos, avec un humour mordant, le narrateur se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le Dr Spodek. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient une tragédie personnelle autrement plus pénible : comment faire le deuil de leurs deux filles ? Suivi de «Votre Maman» augmenté d'une scène inédite.

  • Oncle Vania

    Anton Tchekhov

    Le vieux professeur Sérébriakov est venu se retirer à la campagne, dans la maison de sa première épouse. Cette arrivée perturbe la vie paisible de Sonia, la fille du professeur, et d'oncle Vania, qui à eux deux exploitent tant bien que mal le domaine. D'autant que l'attention des proches, y compris celle de Vania, se cristallise bientôt sur Eléna, la seconde et très désirable épouse.
    Dans ce drame, la capacité de Tchekhov à reproduire des atmosphères, sa langue même signalent l'essentiel : que la beauté vient de la simplicité et que les personnages puisent dans le quotidien, même trivial et résigné, le sens de leur existence.

  • Médée revient pour terminer ce qu'elle a commencé : exhumer les corps de ses enfants et les brûler, qu'il n'en reste rien. À Sodome, une femme transformée en statue de sel se réveille à la vie et raconte sa ville, avant qu'elle soit marquée du sceau de l'infamie.

  • Antigone

    Sophocle

    Pour avoir enterré son frère rebelle Polynice, tué dans sa lutte avec son frère Etéocle, Antigone, qui a enfreint le décret de Créon, doit être punie de mort. Le tyran refuse de revenir sur sa décision malgré les lamentations du choeur des vieillards de Thèbes et les supplications de son propre fils Hémon, fiancé d'Antigone. Seuls les présages de Tirésias le font changer d'avis, mais il est trop tard. Une tragédie où il est question de justice, d'amour et de pouvoir.

  • La cerisaie

    Anton Tchekhov

    A son retour de Paris, Lioubov Andreevna doit se rendre à l'évidence et, "ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, regarder la vérité en face". Il lui faut vendre son domaine et, avec lui, la cerisaie qui en fait le raffinement et la beauté.
    La Cerisaie offre un tableau de l'aristocratie russe de la fin du XIXe siècle, vieillissante et inadaptée au monde moderne des marchands. Avec son écriture légère, son style enlevé - dont la nouvelle traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan rend toute la saveur et le naturel -, c'est à la fois une partition théâtrale et une petite musique bouffonne, tragique, qu'a composées Tchekhov. Par cette oeuvre incisive, Lopakhine le parvenu, Trofimov l'éternel étudiant sont devenus de véritables types de la littérature russe et du théâtre européen.

  • Les Trois soeurs

    Anton Tchekhov

    Recluses dans leur maison familiale, Olga, Macha et Irina n'ont qu'un rêve : retourner à Moscou. La présence d'une batterie et de ses officiers dans leur petite ville de province change, pour un temps, le cours de leur vie : Macha, victime d'un mariage précoce, s'amourache du commandant, Olga trouve un regain d'énergie et Irina se fiance à un lieutenant. Mais bientôt, avec le départ des troupes et la mort en duel du fiancé d'Irina, la solitude revient, d'autant plus pesante qu'elle est dépouillée d'illusions. Et, de surcroît, la maison a été hypothéquée, à l'insu des trois soeurs.
    Le drame de Tchekhov apparaît comme l'emblème d'une Russie au bord du gouffre dans une fin de siècle en proie à une immense détresse.

  • Une traduction d'Eloi Recoing qui met en valeur l'écriture d'Ibsen dans sa plus célèbre pièce, où Nora, femme mariée, se retrouve acculée à quitter son mari et son foyer. Fuite ou acte enfin libératoire ?

  • Neuf impromptus truculents et hilarants entre deux voisins qui se croisent dans la cage d'escalier de leur immeuble, quand chaque rencontre est l'opportunité pour l'un de questionner l'autre sur ses origines juives. Où comment en finir avec l'obstination des idées reçues sur la question.

  • J'habite ici

    Jean-Michel Ribes

    Grâce à une poétique des contrastes, Jean-Michel Ribes met en scène dans J'habite ici des personnages hauts en couleur, vivants dans un même immeuble. En résistant à la tentation du tragique par un humour décapant, Ribes dévoile une certaine absurdité de la condition humaine.

  • Retrouvailles de Jean-Marie Gourio et Jean-Michel Ribes, pour saluer sur scène le petit peuple des bistrots qui, verre en main, dit l'immensité du monde et la petitesse de la planète. Un irrésistible opéra parlé.

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