• Schubert : l'ami Franz Nouv.

    Schubert : l'ami Franz

    André Tubeuf

    Franz Schubert (1797-1828) ? André Tubeuf, à qui l'on doit tant de livres de référence sur les grands compositeurs, notamment Mozart et Beethoven, n'avait jamais écrit sur lui. Dans cet essai d'une grande profondeur, il évoque "l'ami Franz", cette figure à la fois familière, étrange et fraternelle. En analysant ses sonates pour piano, sa musique de chambre ou ses lieder, André Tubeuf rappelle l'inépuisable capacité de consolation du compositeur, sa mélancolie attendrie, ses larmes et sa main tendue vers l'auditeur, jamais directive, toujours accueillante, qui n'est qu'à lui.

  • Avoir vingt ans, et commencer Nouv.

    Après avoir quitté Louis-le-Grand en gloire ("Les Années Louis-le-Grand", Actes Sud, 2020), le jeune André Tubeuf intègre l'École normale et y découvre la liberté des "externes". Vu d'Ulm, un tout autre Paris s'ouvre à lui ; les divertissements culturels font florès, les splendides amitiés se renforcent, les apprentissages sont désormais davantage ceux du coeur. Puis vient l'enseignement, qui sera toute sa vie - à Nancy d'abord, puis à Strasbourg après avoir servi en Algérie. "Avoir vingt ans, et commencer" est le récit de ces commencements qui conduisent à de vrais accomplissements, portés par la plénitude de la fraternité.

  • Il faudrait de l'amour dans tout dictionnaire, mais pour la musique plus encore. En France, tout le monde adore la musique, mais personne ne l'aime, disait Berlioz. On ne l'aime pas, puisqu'on ne cherche pas à mieux la connaître. Combien de beaux livres où on peut mieux voir la peinture ! La musique, on ne peut pas. Elle n'offre pas d'images, et elle passe. Les savants, ceux qui l'ont étudiée, la savent. Les autres la laissent passer (c'est sa nature), avec délices certes, mais sans pouvoir la retenir. La mémoire ne fixe pas si facilement ce qui passe dans l'instant même, même si cela plaît. D'où l'utilité extrême, pour la musique, d'un guide. Le meilleur en l'occurrence, André Tubeuf, qui se fait avec ce dictionnaire amoureux le mécène de nos futures écoutes. Un amoureux assidu, qui a pris le temps d'écouter pour le plaisir, et qui sait maintenant comment le partager. Il a su apprécier Mozart, Schubert, Bach mais Verdi et Wagner aussi. Il a les clés pour les rendre plus proches, les faire connaître dans leur mystère musical et dans leur individualité d'hommes. Surtout il a pris le temps d'apprendre à en parler en familier, qui trouve les bonnes images. La musique est donc une affaire de coeur autant que d'oreilles. Il faut savoir se mettre à son écoute, c'est-à-dire se disposer à la recevoir. Combien de mots, de noms communs que la musique s'est appropriés, nous les rendant du coup mystérieux : la mélodie, le rythme, la tonalité, le timbre, même le silence ! On en retrouve le sens, un sens qu'on puisse comprendre. Alors on fait plus qu'adorer la musique : l'aimer, la goûter comme un mystère accessible et permis.

  • Brahms ecclésiaste

    André Tubeuf

    « Tout ce qu'il a ressenti, tout ce qu'il a accompli, il l'a fait pour la part de nous-mêmes qui reste intemporelle, et aussi attenante au surnaturel. [...] Si on vous demande vers où un soir tardif d'automne cet homme-là nous a quittés, il faudra répondre : Abseits, à l'écart. Non pas de l'autre côté. Ici même mais à part. Mais il a vu l'autre côté. Sa musique pleinement le fait là, amical, hospitalier, ouvrant ses grands bras pour que nous nous y jetions, enfants que nous sommes, et ne cesserons pas d'être, toujours affamés et de pain et de chant. » Ce livre n'est pas un livre ordinaire sur l'oeuvre et la vie de l'un des plus grands compositeurs de tous les temps. Il est aussi, et avant tout, le fruit d'une longue et intense méditation à partir de deux pages essentielles écrites d'après les Écritures saintes, qui se répondent à presque trente années de distance : le Requiem et les Quatre chants sérieux, composés un an avant la mort de Brahms.
    Pages de deuil, mais aussi de salut, elle se donnent la main par-delà le temps, dégageant une autre image de Brahms, très personnelle, intime et proche de nous, où l'enfance et la mort correspondent, au-delà de toute « vanité »...

  • L'embarcadère

    André Tubeuf

    En 1880, sur une île de l'Adriatique, non loin de Venise, vit une famille dans laquelle deux frères sont très unis. Un jour, l'un des deux disparaît mystérieusement. Celui qui reste comprendra au fil du temps qu'ils doivent se perdre pour se retrouver et que leur accomplissement passe par cette disparition. C'est à ce prix, celui de l'absence, qu'ils grandiront et effectueront ce retour vers eux-mêmes.
    Ce second roman d'André Tubeuf aurait dû être le premier mais l'oeuvre a maturé pendant des années avant qu'il ne le réécrive entièrement aujourd'hui.
    Le public de Tubeuf le retrouvera entier : la musique irrigue ce roman à la fois dans son style poétique et spirituel et sa structure construite sur le modèle de la sonate pour piano de Beethoven Les Adieux. Le compositeur Franz Liszt, ami de la famille et figure vénérable du sage et de la foi, traverse le récit, accompagné de musiques de Bach et Beethoven.
    Mais le vrai sujet de ce roman est celui qui parcourt toute l'oeuvre de Tubeuf : la quête de la mémoire. Inlassablement, livre après livre, quelle que soit la forme choisie (essai, récit, roman), André Tubeuf n'a cessé de chercher ce qui compose nos souvenirs et façonne nos existences.

  • Beethoven

    André Tubeuf

    "Peut-être y a-t-il des musiciens plus grands, ou meilleurs. Mais le seul Beethoven à tout instant de sa meilleure musique nous communique l'urgence qui est en lui, de convaincre, d'entraîner. Du pouvoir des formes, du prestige du chant il n'attend rien, mais tout de sa conviction, qu'il a le génie de transmuer en force tout court. Il ne séduit pas, n'enjôle pas. Il prend. Beethoven est une prise. L'emprise ne se desserrera pas."

  • Tout a été dit sur Bach, sa vie, son oeuvre, mais pas assez ce qui fait aujourd'hui son urgence. Au jour où l'esprit et l'art sont déboussolés, où règnent l'incommunication, l'exclusion, le malentendu, seul Bach sait encore rassembler et réconcilier. Sa musique manifeste un ordre et un sens auxquels tous peuvent consentir. Elle nous recentre. Elle nous fait citoyens du meilleur des mondes. Il faut découvrir ce Bach salutaire, en qui continue de rayonner l'authentique optimisme des Lumières.
    Explorant l'oeuvre du compositeur, cet essai montre à quel point ne font qu'un le Bach esprit souverain, qui conçoit et combine, et le Bach serviteur, sans cesse appliqué à faire de la musique le pain quotidien de tous.
    Un essai magistral sur ce créateur universel par le plus grand penseur français d'aujourd'hui sur la musique.

  • Platon est de nos jours une légende. Réduit à n'être qu'un monde des Idées, et vieux comme les Idées, on tourne la page avant d'avoir commencé à le lire. On oublie celui qui accroche Platon au sol, au quotidien, à la discussion critique : le prodigieux et formidablement réel Socrate, qui fut son maître et peut redevenir, dans nos troubles, nos questions, nos angoisses notre maître à tous, le maître qui manque si fort aujourd'hui. Platon de plain pied propose d'entrer dans Platon au niveau où on se trouve, pour jeter un coup d'oeil et aller plus loin. Nos pensées flottent et s'égarent. Platon et Socrate sont là pour les aider à être plus claires, se mettre d'aplomb.

  • Une nouvelle étude sur le compositeur de La Traviata? Oui, mais pas seulement.
    C'est un véritable parcours avec Giuseppe Verdi (1813-1901) que nous offre André Tubeuf. Cette quête personnelle, qui débute par une analyse stimulante du célèbre Requiem, nous emporte très loin sur les sentiers de la révélation. Au bout du chemin, nous redécouvrons un grand génie du théâtre lyrique - une grande voix de la musique, tout simplement. Comme tous les volumes de la collection "Classica", ce Verdi est enrichi d'un index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

  • Depuis sa disparition, Rudolf Serkin n'a cessé de se faire de plus en plus vivant. André Tubeuf, dans ce livre au ton très intime, nous le rend tel qu'il n'a connu, entendu et aimé. Voici «Rudi. La leçon Serkin.»

  • ce livre tente d'exprimer l'inexplicable, de donner vie et sens au miracle mozartien.
    suivant pas à pas les chemins empruntés par mozart, andré tubeuf y parvient, dans un style unique. et cette écriture, fidèle en cela à son modèle musical, se fait chant pour mieux nous faire aimer mozart. on ne s'étonnera pas que la grande cantatrice elisabeth schwarzkopf " qui nous apprend à entendre mozart, parce qu'en le chantant, elle l'écoute ", soit la dédicataire de ces chemins et chants. comme tous les volumes de la collection classica, ce mozart est enrichi d'une bibliographie, d'une discographie commentée par l'auteur, et d'un index, ainsi que d'un guide des grands opéras de mozart.

  • Ce récit passionnant et exemplaire, construit autour de 42 brefs chapitres, rend hommage à une grande figure, trop peu connue, de l'histoire culturelle du XXe siècle : Adolf Busch (1891-1952), le violoniste le plus réputé d'Allemagne.

  • Comme une « suite française » au récit de son enfance dans la Corne d'or (L'Orient derrière soi - Prix Méditerranée de l'Essai 2017), le chroniqueur musical et philosophe André Tubeuf a composé le récit de ses années d'apprentissage au Lycée Louis-le-Grand dans le Paris d'après-guerre. Un retour sur ce qui faisait, hier, le quotidien des impétrants normaliens, leur ardeur ou leurs renoncements, l'amitié des coturnes et les bizutages (alors toujours de mise) : l'internat tel qu'il fût et n'est plus. Mais dont certaines valeurs irriguent, aujourd'hui encore, les couloirs de nos grandes écoles.

  • Une musique et un monde, même, sont morts avec richard strauss (1864-1949).
    Funeste destin pour cet homme qui, dès ses vingt ans, connaîtra les honneurs et, bientôt, les prébendes. conformiste et bourgeois à bien des égards, le compositeur fut un temps - celui des poèmes symphoniques, et, surtout, d'elektra - un révolutionnaire en musique. puis, avec le chevalier à la rose et la femme sans ombre, l'ex-jeune homme d'avenir se fera le champion d'une cause perdue : l'héritage.
    Celui de mozart, surtout, et de wagner aussi. strauss ne cessera alors d'explorer ce lieu magique qu'est le théâtre, le rendant plus intelligible, plus habitable, plus hospitalier. hofmannsthal et zweig en seront les témoins privilégiés. une musique et un monde sont morts avec strauss, et pourtant son oeuvre, qui sait bien qu'elle n'aura pas de suite, est plus vivante en nous que celles qui sont venues depuis et qui s'imaginent qu'elles commencent quelque chose.

  • En 100 courts chapitres pénétrants, André Tubeuf revient ici sur son compositeur fétiche. Car, nous explique-t-il, il y un miracle Mozart, permanent, et qui à chaque fois recommence. Et sous ce miracle se tient un mystère, celui de la bonté de Mozart, de sa charité, " du bien qu'il nous fait, quand il nous adresse ces messagers que sont ses personnages de théâtre ". Il sera donc question des opéras.
    Mais aussi des Concerto pour piano. Ou des Quintettes. Mozart leur infuse ce que Richard Strauss appelle " la mélodie de l'âme humaine ", jamais entendue ailleurs... Oui, l'affirme Tubeuf, Mozart est bien cet Ange de Rilke, ce " Visiteur " qui laisse vivre en nous les plus belles des musiques, celles qui nous aiment et nous consolent. Grâce à ce nouvel essai, Mozart n'a jamais été aussi haut dans nos coeurs.
    Ni si proche. "Un Mozart de plus ? Pour qui, et pourquoi ? Tout ce que nous avons besoin de savoir de lui a été rassemblé, communiqué, et souvent bien dit. Moi-même j'ai essayé voici presque trente dans un " Mozart, chemins et chants " que certes je ne renie pas, et qui devrait me suffire. Mais l'angle... Si un angle vraiment neuf se présente, et qui oblige à voir autrement, alors le paysage, les perspectives changent et un Mozart apparaît ; non pas un autre, mais vu d'ailleurs, vu autrement." André Tubeuf

  • Qu'est-ce, au fond que le Lied allemand ? Le lied allemand naît vraiment en 1814, quand un Schubert de dix-huit ans met en musique Marguerite au rouet de Goethe. Durant le xixe siècle, l'Allemagne va pratiquer avec passion cette forme d'expression, la plus naturelle qui soit en art. Avec sa verve coutumière, qui font de chacun de ses livres des références, André Tubeuf en explique l'histoire et en dévoile les plus précieux trésors. Selon lui le Lied, c'est un abord Schubert. Une origine : le silence. Et une matière : l'eau. Ce livre est la réédition, révisée par l'auteur, de l'ouvrage paru une première fois en 1993.

  • Chaque mois depuis quinze ans, André Tubeuf présente dans la revue Classica un de ces portraits de musiciens dont il a le secret. Les "Grands Anciens", comme Rubinstein, il les a connus, interrogés, et nous les montre vus de près, en témoin et en ami. Ceux qui percent, comme Jonas Kaufmann, il a tout de suite repéré ce qu'ils allaient apporter de neuf. Quant aux ancêtres, depuis Caruso, il a vécu avec leurs disques, et les présente, les raconte comme des vivants.
    Il est temps de rassembler ces chroniques, qui continueront. Quand tant d'interprètes que nous aimons ne sont que des noms sur des étiquettes de disques, André Tubeuf nous dessine leur caractère, retrace leur carrière, leurs combats, leurs drames, on croit entendre le timbre de leurs voix. Informé, il l'est, plus que quiconque. Mais quelque chose de plus rare parle chez lui : la sympathie.

  • L'Orient derrière soi

    André Tubeuf

    Un récit d'apprentissage et de construction de soi, qui est d'abord et avant tout un hommage tendre et inconditionnel à l'Orient, ses paysages, ses cultures et ses religions mêlées, son hospitalité, sa générosité...

  • L'opéra de Vienne

    André Tubeuf

    L'Opéra de Vienne, l'opéra à Vienne? Un mythe plus encore qu'une histoire.
    Empereur, chauffeurs de taxi, portiers, notables ou étudiants: le public vit là au rythme de son Ringtheateret, au petit matin, les cafés résonnent des critiques du spectacle de la veille. L'opéra à Vienne? Un récit d'amour unique entre une ville et une forme d'art, complète, baroque, absurde, bouleversante, mais qui veut qu'on la prenne au sérieux, qu'on y mette ses soins, son argent, tout ce qu'on a, quand bien même tout le reste manque.
    Rien n'est beau comme le sursaut de 1945, les combats ayant cessé, et ce retour à l'unique nécessaire: l'opéra de nouveau, manquât-on de pain, de quoi éclairer. Ce sont trois siècles de cette aventure passionnée que dépeint André Tubeuf. Entre anecdotes et faits réels, entre divas et musiciens de la fosse émerge ce qui a fait de l'opéra le coeur de Vienne. Renaissent ainsi des chanteurs et leur répertoire uniques, un temps béni qui, de Mahler à Karajan, a vu s'épanouir l'art lyrique à Vienne comme nulle part ailleurs.
    Une riche iconographie, puisée dans la collection de l'auteur, accompagne ce volume.

  • Le récit par le musicologue André Tubeuf de la place de Richard Strauss en France de l'aube du XXe siècle jusqu'à nos jours, au travers des présences sur les scènes parisiennes. De la création française de Salomé en 1907 au Châtelet, Rosenkavalier et Elektra à l'Opéra jusqu'à Ariadne auf Naxos en 1937 au Théâtre des Champs-Elysées en 1937, complété de portraits de quelques-unes des plus belles voix straussiennes entendues à Paris (Germaine Lubin, Élisabeth Schwarzkopf, Christa Ludwig, Renée Fleming, Sophie Koch, Anja Harteros...)

  • Le narrateur ? un pianiste, qui pourrait être dinu lipatti.
    L'époque ? les années 1950. des concerts, des enregistrements, la vie habituelle d'un musicien. mais aussi la maladie, l'abnégation d'un homme qui souffre. l'espoir et la consolation que seule la musique peut offrir. de jeunes admirateurs viennent à la rencontre du musicien, une amitié se noue. ce seront les derniers instants du pianiste - une formidable leçon de vie. il jouera encore bach et chopin, les valses, de toute son âme.
    Jusqu'à la dernière, la quatorzième.

  • Je crois entendre encore...

    André Tubeuf

    • Plon
    • 5 Septembre 2013

    Ce que je crois entendre encore, ce sont des voix. Les timbres, qui sont le visage vrai des individus. Et les heures à parler, avec chanteurs, pianistes, acteurs : les uns simplement croisés (mais d'une façon qui pour moi a marqué), les autres suivis un bon bout de chemin. Jeune étudiant, c'étaient Jouvet dans son bureau de l'Athénée, Gérard Philipe dans Les Epiphanies, Chauviré dansant Mirages. Suivront Rubinstein, Silvia Monfort, Schwarzkopf, Carlos Kleiber. Tous vivent en moi avec le détail de la rencontre, l'émotion intacte, il me semble qu'il n'y a qu'à les rapporter pour ceux qui ne les ont pas connus. Dirais-je que je le leur dois ? Même la rencontre la plus brève (avec Callas, Karajan) montre d'eux quelque chose de proche et de rare, qu'on ne sait pas assez. Instantanés d'une mémoire reconnaissante, comme un disque qui ne cessera plus de tourner.

  • Anglais Ballets russe

    André Tubeuf

    The success of the Ballets Russes was legendary, but there is more to the legend than its name: the actual story, the adventure - conceived by one man and lived by a few-that lasted only eight seasons and three summers. From 1911 to 1914, Serge iDiaghilev, driven by conviction and stubbornness, turned his vision into reality. He collaborated with Leon Bakst, Igor Stravinsky, and Pablo Picasso (to name a few) to create an explosion of creativity in Western Europe the likes of which had never been seen in the world of art. Thanks to Diaghilev's Ballets Russes, the most illustrious page in the history of ballet, one of the most glorious moments in the adventure of art, was written. To turn the pages of this stunning tome whichoffers exceptional documents on the legendary Ballet Russes from 1911 to 1914 is to follow Diaghilev's on his creative quest, one that continues to influence art, theater, ballet, and fashion to this day.

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