Payot

  • Le Joueur d'échecs est l'un des derniers écrits de Stefan Zweig et a été publié en 1942, après sa mort au Brésil, où il s'était réfugié pour échapper aux persécutions de l'Allemagne nazie. Il y raconte l'histoire d'un homme qui n'a survécu à l'enfermement (arrêté par la Gestapo) qu'en imaginant des parties d'échecs, jusqu'à épuiser littéralement sa mémoire...
    Un des récits les plus célèbres de Zweig, étudié aujourd'hui dans les lycées.

  • "Je n'ai jamais oublié ni n'oublierai aucune seconde de cette nuit." Une seule fois Mrs C. a cédé, surprise, à l'envie subite d'aimer un inconnu. L'homme était jeune et se noyait dans les jeux d'argent. Elle voulut le sauver. Son histoire, magnifique, incandescente, est celle des pulsions et des passions qui nous forcent, nous portent ou nous dévastent, celle aussi des blessures intimes, des culpabilités, des hontes qu'une parole, parfois, peut soigner dans la pénombre d'une chambre d'hôtel. A sa lecture, Freud n'aura qu'un mot : "Un chef-d'oeuvre."

  • Le livre le plus célèbre de Freud, cinq conférences prononcées par Freud en 1909, lors de son voyage aux Etats-Unis, devant un public de non-spécialistes.
    On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse inventée par l'hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l'interprétation des rêves, le complexe d'OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont suivies de Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, où Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu'elle rencontra.

  • De Perse en Crimée, d'Indonésie au Sri Lanka, de la Chine au Tibet, des Pays-Bas à l'Afrique du Sud, treize personnages inattendus, mais emblématiques, nous guident, par terre et par mer, sur les routes de la mondialisation. Anonymes ou célèbres, Chinois ou étrangers, quels que soient leur destin et leur importance dans l'Histoire, ils témoignent des interactions de la Chine avec le monde et de la richesse de leurs contacts, commerciaux, religieux, diplomatiques ou personnels. Une fresque épique sur huit siècles par l'auteur du "Chapeau de Vermeer".

  • Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue. Le boys club n'est pas une institution du passé. Il est bien vivant : État, Église, armée, université, fraternités, firmes... et la liste s'allonge. Des clubs privés londoniens à la Silicon Valley, Martine Delvaux met en lumière ces regroupements d'hommes qui ensemble se relaient le pouvoir et font en sorte de le conserver.

  • Mourir pour ses idées, se suicider politiquement, devenir un martyre, c'est être un vaincu de l'Histoire, et c'est ce que fit le jeune philosophe révolutionnaire Adam Lux le 4 novembre 1793, jour où il fut guillotiné pour avoir écrit et publié un éloge de Charlotte Corday. Zweig a écrit en 1928 sur cet homme qui mourut dans l'adoration politique d'une femme un texte étonnant, traversé par trois thèmes : la déception en politique ; l'engagement politique des intellectuels ; et l'art de se tromper politiquement.

  • « L'amour et les sentiments ne suffisent pas à faire vivre notre sexe ».

    Une majorité de femmes souffrent - souvent sans le savoir - de ne pas avoir la vie sexuelle qu'elles souhaitent : être à l'aise avec les sensations, pouvoir les ajuster à celles du partenaire, bénéficier ainsi des vertus reconstituantes du partage amoureux.

    Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le docteur Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, s'appuie sur plus de quarante ans d'expérience pour expliquer comment les femmes d'aujourd'hui construisent leur sexualité, la place qu'y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier.

    Un livre qui devrait revigorer les hommes et dynamiser les femmes.

  • Introduction à la psychanalyse Nouv.

    Dans ces conférences où Freud prouve une fois de plus son talent à exposer ses idées, nous sommes guidés au coeur de la révolution ps ychanalytique : le moi n'est pas maître chez lui. Rien d'obscur ou de désincarné ici, mais le mouvement même de la psychanalyse, les phénomènes qu'elle prend en compte (rêves, lapsus, symptômes), les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose), et les notions qu'elle a forgées (libido, transfert, inconscient, etc.).

  • "C'est pour toi seul que j'ai vécu".
    Chaque année, le jour de son anniversaire, un écrivain reçoit des fleurs d'une inconnue. Une année, c'est une lettre. L'inconnue se dévoile... Cette histoire tragique de passion possissive, de deuil impossible et de vengeance, probablement le plus populaire des récits de Zweig, est suivie de La Ruelle au clair de lune, qui raconte de manière saisissante jusqu'où peut nous entraîner la souffrance quand on aime sans retour...

  • Subjugué par son professeur de philologie, le jeune Roland devient son ami. Mais certains comportements du professeur, avec sa propre femme comme avec lui, commencent à l'intriguer. Bientôt remué par une mer de sensations confuses, de sentiments ébauchés qu'il tente de cerner, Roland cherche à percer le secret de son maître... Chef-d'oeuvre de Zweig, «La Confusion des sentiments» est le grand roman de l'ambivalence, de la haine et de l'amour, de la passion refoulée. Traduction inédite, avec une préface de la romancière et psychanalyste Sarah Chiche.

  • Issu du féminisme noir américain, le concept d'intersectionnalité est au coeur des mouvements féministes d'aujourd'hui. Il vise à révéler la pluralité des discriminations de classe, de sexe et de race. Ce livre, inédit en poche, propose une introduction à cette notion et à ses applications concrètes. Il comprend notamment la première traduction en France du célèbre article de Kimberlé Crenshaw qui est à l'origine de cette approche.

  • Comment résister aux stigmatisations ? Ce classique de la sociologue afro-américaine Patricia Hill Collins est une des principales références pour qui s'intéresse aux thèmes associant féminisme, genre et race, et donc à l'intersectionnalité.

  • Une histoire érotique de l'Elysée ; de la Pompadour aux paparazzi Nouv.

    Du comte d'Évreux qui édifia cet hôtel particulier en 1720 pour abriter ses amours avec sa maîtresse à nos récents présidents qui eurent bien du mal à y garder leur vie privée secrète, en passant par la Pompadour et son aréopage de pucelles, les chassés-croisés érotiques du couple Murat, les « petites impératrices » de Louis-Napoléon Bonaparte, ou les comédiennes peu farouches de Félix Faure, Clémenceau ou Raymond Poincaré, les frasques des locataires de l'Élysée, lieu de pouvoir autant que de plaisir, ne datent décidément pas d'hier !

  • Le Prophète est publié en 1923 aux États-Unis. Khalil Gibran (1883-1931), poète et peintre libanais, a mis tout son être dans ces magnifiques paraboles qui combinent avec simplicité l'Orient et l'Occident pour éclairer toutes les questions que chacun se pose un jour ou l'autre dans sa vie : l'amour, la mort, Dieu, le couple, les enfants, le don, le travail, la joie, etc. Le succès est immédiat, phénoménal. Des dizaines de millions d'exemplaires seront vendus dans le monde entier, lus et offerts lors des différents événements importants de l'existence, tant ce livre d'inspiration atteint à l'universel.

  • Les doctrines de haine : l'antisémitisme, l'antiprotestantisme et l'anticléricalisme Nouv.

    "Les Doctrines de haine" est consacré à la violence politique, religieuse et sociale de notre société, régulièrement traversée par des "moments haineux" portés par les courants populistes de droite ou de gauche. Leur discours est celui des "anti" : antisémitisme, anticléricalisme, antimaçonnisme, anticapitalisme... Tous se présentent comme les seuls vrais défenseurs des libertés. Ils utilisent tous les mêmes arguments. Et fantasment tous un ennemi de la France. Pour Anatole Leroy-Beaulieu, l'antagonisme des passions porte donc moins sur les croyances que sur l'appartenance nationale : que signifie être un citoyen français ?
    Plus d'un siècle après sa parution, ce livre résonne encore comme un appel à la tolérance mutuelle, la paix religieuse, la liberté de tous dans le respect de chacun. N'en avons-nous pas furieusement besoin ?

    Fin observateur des réalités religieuses de son époque, notamment celles de l'affaire Dreyfus, de la séparation de l'Église et de l'État, ou encore de la détestation des protestants au tournant du siècle, Anatole Leroy-Beaulieu (1842-1912) est l'un des pères de la science politique française. Intellectuel engagé, fervent catholique, par ailleurs grand voyageur et précurseur des études russes et orientales, il a dirigé l'École libre des sciences politiques (qui deviendra Sciences Po) de 1906 à 1912.

  • A l'ouest de l'île de Sein, en mer d'Iroise, "une chandelle sort de l'eau" ; c'est Ar-Men, que les gardiens de phare surnomment "l'enfer des enfers". Jean-Pierre Abraham en devient le gardien en 1961, après avoir été formé deux années à ce métier. Il a 25 ans. On est très actif dans un phare, mais il reste des moments pour le vide, les rêveries et la peur. Abraham tient avec trois livres, qu'il emporte avec lui à chaque relève : un album de Vermeer, un autre sur un monastère sistercien, un recueil de poèmes de Pierre Reverdy. "Pourquoi êtes vous ici ?", lui demandera un journaliste (il accède à la notoriété médiatique quand "Les coulisses de l'exploit" consacrent un reportage au phare). "Je ne sais pas, répondra Abraham, il me semble que j'avais l'impression que la vie se passait sans moi et à mon insu si bien que j'ai décidé un beau jour, enfin, de changer. J'ai vu Ar-Men, je suis passé par là en bateau, et puis tout d'un coup j'ai décidé de venir là. J'avais trouvé vraiment mon lieu, je crois que c'est ce qu'il faut chercher, trouver le lieu où l'on puisse devenir soi-même, s'épanouir, être à sa place, bien dans sa peau." Un livre culte, le Grand Livre des Phares : "unique", "incontournable", "chef-d'oeuvre".

  • « Le voyageur est une source continuelle de perplexités. Sa place est partout et nulle part. Il vit d'instants volés, de reflets, de menus présents, d'aubaines et de miettes. Voici ces miettes ». Trois magnifiques textes sur le Japon où l'auteur de L'Usage du monde entremêle récit de voyage et histoire de l'archipel. Un moment de pur plaisir.

  • Zweig aimait Freud ; Freud appréciait Zweig. L'auteur de «La Confusion des sentiments» lui rendit hommage en 1932 avec ce portrait saisissant qui célèbre la puissance de l'esprit.

  • C'est la guerre. On est en 1917. Marthe a 18 ans. Elle est fiancée à Jacques. Jacques est au front.
    Alors François, jeune lycéen, s'éprend de Marthe, et Marthe tombe dans les bras de François.
    Ils deviennent amants. Au loin, parfois, résonne le canon.
    Publié en 1923, lancé avec fracas par Bernard Grasset, Le diable au corps fit couler beaucoup d'encre, d'abord en raison du talent précoce de Radiguet, ensuite et surtout parce qu'il malmenait la figure, toujours sacrée, du soldat, faisant de la guerre l'une des conditions du bonheur sexuel.

  • Décembre 1933. Patrick Leigh Fermor, 19 ans, quitte l'Angleterre pour traverser l'Europe à pied jusqu'à Constantinople. De ce périple, il tirera un récit en trois volumes, chef-d'oeuvre de la littérature de voyage.

  • Décembre 1933. Patrick Leigh Fermor, 19 ans, quitte l'Angleterre pour traverser l'Europe à pied jusqu'à Constantinople. De ce périple, il tirera un récit en trois volumes, chef-d'oeuvre de la littérature de voyage.

  • Décembre 1933. Patrick Leigh Fermor, 19 ans, quitte l'Angleterre pour traverser l'Europe à pied jusqu'à Constantinople. De ce périple, il tirera un récit en trois volumes, chef-d'oeuvre de la littérature de voyage. Ce dernier volume, qui nous conduit au mont Athos, en Grèce, était resté inédit jusqu'en 2013.

  • Quiproquos amoureux, complexité des sentiments à l'âge où s'éveille le désir : les deux nouvellles qui composent ce recueil, "Une histoire au crépuscule" (1911), sorte de marivaudage gothique, et "Petite nouvelle d'été" (1906), qui évoquera certainement quelque chose aux lecteurs de «La Pornographie» de Gombrowicz, parlent de cruauté, d'aveuglement et d'emprise. Brillant et psychanalytique, Zweig y montre qu'aimer et être aimé coïncident beaucoup plus rarement qu'on le croit...

  • "Un jour, les frères chassés se sont réunis, ont tué et mangé le père, ce qui a mis fin à l'existence de la harde paternelle." Freud résume ainsi le grand "mythe scientifique" qu'il a construit pour expliquer la naissance de l'humanité. S'appuyant sur un matériel anthropologique, linguistique, clinique, il cherche à comprendre ici la psychologie collective à l'aide de la psychanalyse. Le primitif, l'enfant et le névrosé sont les sujets de l'interprétation psychanalytique, qui devient, par la virtuosité de Freud, une théorie générale de l'humanité. Traduction entièrement révisée par Olivier Mannoni.

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