Littérature générale

  • « Ça fait soixante-quatre ans que je n'ai rien pu dire, c'est la première fois que je le fais.

    Je me rappelle, j'habitais ici. Et puis un jour, ou plutôt une nuit c'était tôt le matin quand j'ai été arrêté , la rue a été barrée de chaque côté par des soldats en armes. C'étaient des Allemands, mais j'ai été arrêté par la police française.
    Il y avait des camions en travers de la rue et puis, devant la porte, une traction avant avec des inspecteurs en civil, des inspecteurs français qui étaient là pour arrêter un enfant de six ans et demi ! » B. C.

    Boris Cyrulnik évoque, dans ce livre très personnel, son enfance, son arrestation, son évasion et surtout l'insoumission aux hommes et aux idées.

    Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur denseignement à luniversité de Toulon. Il est l'auteur dimmenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards et Autobiographie d'un épouvantail.

  • Ateliers

    Jean-Claude Carrière

    « Toute vie est un atelier, la mienne entre autres.

    Depuis plus de soixante ans, j'écris pour le cinéma et le théâtre.

    À chaque pas, j'ai rencontré des difficultés, de toute nature, et même des obstacles qui paraissaient parfois insurmontables.

    J'essaie de raconter ici, sous une forme simple, comment je les ai, ou ne les ai pas, résolus.

    J'y parle de mes problèmes personnels d'écriture - qui furent nombreux - et aussi des ateliers que j'ai dirigés - une centaine - un peu partout dans le monde, de Los Angeles à Pékin, de Téhéran à Jérusalem.

    Il ne s'agit pas de théorie, mais de pratique.

    Les échecs y côtoient les succès.

    Luis Buñuel, Peter Brook, Pierre Étaix, Louis Malle, Milos Forman, Jean-Luc Godard, Nagisa Oshima, Jacques Deray, Volker Schlöndorff, Jean-Paul Rappeneau, et jusqu'au jeune Louis Garrel, y sont, parmi d'autres, mes compagnons d'aventure.

    Et j'espère qu'on peut y sentir combien il est difficile, mais passionnant, pour un auteur d'aujourd'hui, de faire jouer ensemble non seulement le réel et l'imaginaire, le lointain et le proche, mais aussi l'historique et l'invraisemblable, surtout quand celui-ci est vrai. » J.-C.?C.

  • Nous en venons et nous y retournons. Pourtant, nous ne pouvons rien en dire. Le néant - qui n'est ni le rien, ni le vide - reste l'inconnu fondamental, le non-être, sans sensation, sans conscience et sans mémoire.

    Pour m'en approcher, prudemment, je me suis lancé dans une promenade, un peu au hasard des chemins, en reprenant un vieux thème persan. J'ai voulu voir comment d'autres ont réagi, ici ou là, dans l'histoire du monde, au plus secret, au plus insistant des mystères. J'ai découvert, au passage, plusieurs attitudes, qui peuvent paraître contradictoires. Chacun peut choisir.

    C'est banal à dire, nous sommes tous emportés par un mouvement irrésistible. Il est notre maître, et nous savons où il nous conduit. Rien ne reste, rien ne revient. Pour peupler ce passage où il n'y a « rien » (« N'y a-t-il rien dans ce rien ? » se demandait Chateaubriand), nous avons, au long des siècles, imaginé toute une farandole de monstres, de vapeurs, de fantômes, des hurlements, dont un grand nombre sont évoqués ici.

    Avec quelques questions inévitables : comment nous protéger du désespoir et de la vanité de toutes nos vies, si nous n'en devons rien garder ?

    Comment, peut-être, en tirer une force, et même une joie ?
    Pourquoi rire ? Pourquoi pleurer ?
    Et pourquoi rêver d'immortalité ?

  • Frédéric Fanget vous propose une véritable thérapie du perfectionnisme. Voici des conseils simples à appliquer dans votre vie quotidienne pour mieux vous consacrer à vos vrais objectifs de vie, vivre aussi pour le plaisir et devenir enfin vous-même : un perfectionniste heureux. L'auteur s'appuie à la fois sur les travaux scientifiques les plus récents et sur son expérience de psychothérapeute.

  • ?Quelles sont les structures universelles du langage ? Quelles sont ses bases biologiques ? Que savent les bébés en naissant ? Existe-t-il des gènes de la grammaire ? Parviendra-t-on à recréer le langage humain par l'intelligence artificielle ? Quelle différence entre les humains et les animaux ? Pense-t-on en langage ou en image ? Existe-t-il une "langue mère" ? Pourquoi existe-t-il autant de langues différentes ? Et pourquoi est-il si difficile d'en apprendre une, à l'âge adulte ? Voici la somme la plus élaborée et la plus accessible sur le langage, par l'une des personnalités les plus brillantes du monde scientifique international. ?Steven Pinker a dirigé le Centre de neurosciences cognitives du Massachusetts Institute for Technology (MIT), pendant plus de vingt ans. Depuis 2003, il enseigne à l'Université Harvard. Il a également publié Comment fonctionne l'esprit et Comprendre la nature humaine.

  • " J'ai rencontré quelques grands ancêtres, Shakespeare et Dostoïevski, les auteurs inconnus du Mahâbhârata, Corneille, Chateaubriand, Balzac, Proust. Ils m'ont appris ce que je savais sans doute déjà : un personnage ne peut nous toucher que lorsque nous avons trouvé en lui ce que nous appelons "vulnérabilité": Tout le théâtre, tout le cinéma, toute la littérature, toute forme d'expression repose sur la fragilité. Elle est notre source cachée, le moteur de toute émotion et de toute beauté. Acceptons-la. Revendiquons-la. Soyons frêles mais souples. Et calmes devant l'inconnu. Nous devons préserver notre fragilité comme nous devons sauver l'inutile. L'inutile, parce qu'il nous sauve du simple calcul productif, maître du monde. Il nous permet de nous en évader, il est notre issue de secours. La fragilité, parce qu'elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne. "

  • Pour comprendre les guerres d'aujourd'hui, il est nécessaire d'étudier les guerres d'hier.
    Homme de terrain, spécialiste des conflits, Gérard Chaliand nous présente un panorama inédit des principales cultures stratégiques qui ont marqué l'Orient et l'Occident des origines à nos jours. De la Syrie à la Chine, de la Turquie à la Mongolie, de l'Irak à l'Afghanistan, il décrit la culture militaire et les traditions martiales, trop longtemps méconnues, des grands empires non occidentaux.

    Un éclairage indispensable pour mieux comprendre l'origine et la nature des conflits qui affectent l'ordre mondial aujourd'hui.

  • First lady

    ,

    C'est le jour de l'investiture. Florence gravit les marches du palais de l'Élysée. La voici, avec Jérôme, l'homme de sa vie, élevée aux plus hautes fonctions de l'État.

    Mais l'euphorie est de courte durée. Le soir même, la Première dame est plongée dans la tourmente. Très vite se pose la question de sa place et de sa liberté.

    Juliette et Marianne, la fille et la meilleure amie du Président, sont elles aussi aux premières loges. Cette victoire est un peu la leur.
    Elle va bouleverser leurs vies.

    Trois destins mêlés. Trois héroïnes qui vont devoir se dépasser.
    Et finalement se battre pour sauver le Président... ou se sauver elles-mêmes.

    Ce roman à thèse, écrit par une mère et sa fille, explore du point de vue féminin le lien entre pouvoir, amour et liberté - tout en nous entraînant dans une intrigue au suspense haletant.

  • La silhouette des montagnes, les dunes, les cristaux de glace : la nature regorge de motifs organisés. Beaucoup sont le résultat d'interactions entre les nombreux composants du système dans lequel ils prennent forme. On parle alors d'auto-organisation, présente aussi dans le vivant. Qu'en est-il de la parole ? Aux côtés de la sélection naturelle, l'auto-organisation ne joue-t-elle pas aussi un rôle essentiel pour expliquer ses structures, son émergence ?

    C'est l'hypothèse qu'explore cet ouvrage, qui fait se rejoindre les acquis de la linguistique, les apports de la biologie et les éclaircissements fournis par la modélisation informatique et robotique.

    Quand les sciences informatiques permettent d'éclairer d'un jour nouveau la nature et l'évolution du langage.

  • Par l auteur de Biologie des passions, un brillant divertissement, le regard d un biologiste et médecin, amoureux des lettres et de la vie, sur le célèbre aventurier vénitien du XVIIIe siècle, dont les Mémoires sont étrangement rythmés par le récit glorieux de ses maladies : pas moins de onze véroles, pour une multitude de conquêtes..."En choisissant d'aborder Casanova à travers l'inventaire parfois fastidieux de ses véroles, j'ai souhaité montrer comment, par ces mises à l'épreuve du vécu que sont les affections morbides du corps, se construit un individu par mues successives qui sont autant de métamorphoses de l'âme - cette dernière n'étant en fait que le regard de l'être porté à son propre corps". J.-D. V.

  • Oeuvre dédiée au mouvement même de la mémoire, À la recherche du temps perdu laisse une large place aussi bien à la mémoire de l'histoire qu'à celle de la littérature même. « Toute la littérature vit dans À la recherche du temps perdu. La littérature donne vie à la littérature comme «résurrection de la vie intégrale» à la manière de l'histoire de Michelet », écrit Antoine Compagnon.

  • Claire Vajou

    « Après quinze années d'endoctrinement, il m'est très difficile de penser par moi-même et mes références ne sont plus les vôtres. Si vous me croisiez dans la rue, vous ne m'adresseriez même pas la parole, vous me prendriez pour une fanatique islamique. De fait, je suis vêtue comme elles, tout de noir avec une robe rasant le sol ; mon voile cache le front jusqu'aux sourcils, ainsi que les joues et le menton, ne laissant paraître du visage qu'un triangle étroit : les yeux, le nez, la bouche.

    En Grèce, je passe inaperçue puisque depuis le Ve siècle, toutes les moniales orthodoxes sont vêtues ainsi.

    Pourquoi une fille apparemment cultivée, pas plus idiote qu'une autre, douée d'initiative et de raison, a-t-elle été pendant quinze ans incapable de s'échapper ? Cela doit vous paraître invraisemblable. Le drame est que je ne le sais pas moi-même. » C. V.

  • Tout est forme, et la vie même est une forme écrivait Balzac. o Les relations formelles dans une oeuvre et entre les oeuvres constituent une métaphore de l'Univers n, observait Henri Focillon dans La Vie des formes, son célèbre ouvrage consacré à l'art. Cet ouvrage, écho du colloque qui a eu lieu au Collège de France, en octobre 2011, explore toutes les dimensions de la forme: sa définition en philosophie, ses définitions mathématiques, les origines physiques de celle de l'atome, les premières formes de vie et leur évolution, l'emboîtement des formes du cerveau, les formes mentales et sociales, etc.
    Il se conclut sur l'oeuvre d'art, par un hommage à André Chastel, l'auteur de Fables, formes, figures, qui a enseigné au Collège de France, de 1970 à 1984.

  • Si on peut avoir plusieurs figures de père ou de mère, si les pères et les mères ne vivent pas toujours ensemble, si des enfants de plusieurs lits cohabitent, n'est-ce pas le signe que la famille traditionnelle n'est plus la seule possible ?

    Dès lors, gays et lesbiennes ne peuvent-ils devenir « des parents comme les autres » ?

    Comment ces familles d'un type nouveau se mettent-elles en place ?

    Un regard ethnologique inédit et enrichissant sur un phénomène social hautement controversé.

  • Moi, le fou

    Polo Tonka

    Francis del Dongo n'est pas seulement célibataire sans emploi, il est aussi déjanté, instable, farfelu et, pire que tout !, romancier sans éditeur.

    Seul, confronté à sa singularité, il a su malgré tout cultiver la lumière. Il le sait, le jour viendra où son travail sera lu, où il ne sera plus ce paria que les maisons d'édition rejettent.

    Voilà qu'une étrange idée fait son chemin en lui. Ses échecs seraient-ils dus à une part occulte de son identité ?
    Serait-il le personnage d'un roman, victime d'un auteur qui lui refuse le succès ?

    C'est là tout l'enjeu de cette histoire, duel halluciné entre un écrivain et sa création.

  • Une foule de chats et de lapins, un homme-loup fort civil, des soeurs siamoises et un enfant-crapaud, un " pèse-songes ", un cuirassier suisse très ambigu et un physicien chinois, une courtisane créole à la nature généreuse et une blonde émouvante...
    Telles sont les créatures picaresques qui peuplent les carnets d'Hugues la Scève, brillant esprit et libertin, retrouvés dans un vieux coffre où ils dormaient depuis plus de deux siècles... Par un des plus grands spécialistes de neurobiologie du rêve et du sommeil, un roman à la manière du XVIIIe siècle et de Raymond Roussel, qui mêle fiction et science, méditation et érudition.

  • " Le rêve d'une bibliothèque universelle accessible à tous pourrait, grâce aux ordinateurs et à Internet, devenir bientôt une réalité. Nul ne contestera le formidable progrès que représentera la possibilité, pour chacun, d'accéder à l'ensemble du patrimoine écrit de l'humanité. Pourtant les conditions dans lesquelles cette idée prend corps déclenchent, de divers horizons, plusieurs levées de bouclier. Et de sombres prophéties se font jour touchant la marginalisation de la haute culture en général et de ses expressions francophones en particulier. Les créateurs et leurs héritiers risquent-ils de se voir spoliés de leur travail ou de leur propriété ? Editeurs et libraires y survivront-ils ? Quel sera l'avenir du livre papier ? Faut-il craindre que les géants du Net, tels Amazon ou Google, n'imposent leurs conditions à l'univers de la culture écrite ? Bref ce rêve de liberté est-il voué à se transformer en cauchemar ou peut-on le sauver en combattant ses effets pervers ?Pour cerner les difficultés et repérer les lignes de force du débat, quelques-uns des meilleurs spécialistes de la question, tous des professionnels du livre, confrontent ici leurs points de vue et s'efforcent de dégager un ensemble d'exigences et de solutions visant à relever le défi." Luc Ferry

  • « Quel que soit le thème examiné, on constate que, au fil du temps, la condition humaine s'est améliorée. Nul ne peut nier qu'il existe des exceptions à cette affirmation. Mais, en définitive, cette restriction importe peu. D'autant moins que ces restrictions sont destinées, condamnées, pourrait-on dire, à disparaître. » M. T.
    Et si, au lieu de devenir plus dur à ceux qui l'habitent, notre monde se civilisait, s'humanisait, se bonifiait ?
    En s'appuyant sur les grands auteurs de notre littérature et sur des faits historiques, Michel Tirouflet montre que, dans tous les domaines, de la condition féminine à la guerre, en passant par la peine capitale, le racisme, la torture, l'esclavage ou encore les relations internationales, le monde s'est amélioré.

  • La plume et le pinceau

    Anka Muhlstein

    Les grands romanciers du XIXe et du début du XXe siècle, notamment Balzac, Stendhal, les frères Goncourt, Zola, Maupassant et Proust, ont en commun un intérêt passionné pour la peinture, intérêt qui les a tous amenés à inventer de nombreux personnages de peintres, incités à regarder et à écrire en peintres et souvent à se transformer en critiques d'art. Balzac aurait voulu écrire avec les couleurs de Delacroix, Zola, initié à la peinture par Cézanne, son ami d'enfance, s'inspirait de Manet ou de Degas pour décrire ses sujets, et Bergotte, l'écrivain fictif de Proust, meurt en regrettant de ne pas avoir écrit avec l'art de Vermeer.
    Intriguée par ce trait si caractéristique de la littérature française, Anka Muhlstein s'est attachée à montrer l'union intime de la peinture et de la littérature pendant cette période, facilitée par l'accès, alors unique en Europe, au musée et stimulée par l'étonnante camaraderie d'un groupe d'artistes étroitement unis, prompts à s'encourager les uns les autres.

  • « Ils ne vivent pas, affirma l'un, ils font semblant, ils ressemblent à leur temps. Vous vous trompez, objecta l'autre, ils poursuivent leurs rêves, ils chérissent leurs illusions. Ils ne sont d'aucun temps. » Croire que l'argent et l'amour forment un couple inséparable ; adorer un mari mort que l'on avait détesté vivant ; se proclamer immortel, décider de ne jamais mourir ; devenir les parents modèles d'un enfant aussi doué qu'épanoui ; rêver de mourir sans avoir fait nulle peine à personne, ou d'aimer jusqu'à la mort quelqu'un qu'on ne connaîtra pas... « Semblants de vie, répéta le premier, comédie des apparences. Vraies vies, assura le second, tristes tragédies de la vie. Qu'est-ce donc que la vie, en vrai, en apparence ? Ils résolurent d'en débattre, peut-être d'en faire un livre. » Jean-Denis Bredin

  • Et si un traitement médical nous permettait demain de devenir immortels ? L'immortalité, pour qui ? A quel prix ? Dans un millier d'années, comment serait organisée une société où se côtoieraient sur la Terre, la Lune et Mars des immortels, des mortels et des robots de plus en plus humains ? René de Saint-Jean a imaginé dans ce livre un suspense spatio-temporel qui traverse le trou noir de l'anéantissement pour aller, de rebondissement en rebondissement, vers l'immortalité pour tous.

  • " Je voudrais vous parler d'eux, de ces migrants et de leurs enfants, vous rapporter leur poésie, leurs rêves, mais aussi leurs difficultés, leurs raideurs et leurs tentatives pour se transformer et s'adapter.
    Je voudrais vous parler d'eux parce qu'ils sont sources de vie et de connaissances pour nous tous. Demain plus encore qu'aujourd'hui, tous les enfants, tous nos enfants auront à grandir et à se construire dans un monde qui bouge. Tous seront confrontés à la diversité des langues et à la pluralité des cultures. Tous seront des enfants nomades et des enfants métis. " M. R. M.

  • - Qui était Michel de Montaigne ? L'auteur des Essais affiche son intention de dépeindre un moi universel dans son « humaine condition », autrement dit un moi dissocié des vicissitudes de l'histoire.
    - À rebours du mythe auquel Montaigne a le premier largement contribué, cette biographie politique s'interroge sur l'historicité des Essais et leur inscription dans les pratiques politiques et sociales de la fin de la Renaissance. Conseiller au Parlement de Bordeaux, puis maire et gouverneur, négociateur et ami proche du futur Henri IV, Montaigne a exercé des charges publiques significatives.
    - Ce livre éclaire les contradictions entre les différentes éditions des Essais (de 1572 à 1592), qui correspondent à des moments différents de la vie de Montaigne et à des stratégies politiques différentes. De son amitié avec La Boétie, non dépourvue de calculs, à l'exercice de son mandat de maire, pendant lequel il s'est vu accusé de corruption, en passant par ses manoeuvres d'approche du roi, il montre ainsi un autre Montaigne que celui qui nous est familier, détaché et stoïque : un Montaigne qui ne séparait pas sa vie privée de sa vie publique, engagé dans les tumultes de son époque, dont les prises de parole et les silences obéissaient à des raisons tactiques.

  • Anita Conti, pionnière de l'océanographie, grand photographe et écrivain, a sillonné les mers froides et tropicales à bord des bateaux de pêche et marqué près d'un siècle de vie maritime. En 1939, première femme embarquée au service de la Marine nationale, elle participe au déminage du port de Dunkerque, avant de partir pour l'Afrique où l'attendent missions humanitaires, chasse aux squales et décolonisation. Sensibilisée au problème de la faim et au gaspillage des ressources, elle s'élance vers l'Atlantique Nord à bord des terre-neuvas avant de rejoindre Cousteau au Musée océanographique de Monaco... " Il faut cesser de piller l'océan ", "Nous devons penser aux générations à venir"... Cette femme au destin exceptionnel avait pressenti la nécessité du développement durable. Son combat est plus que jamais d'actualité. À partir d'archives inédites, Catherine Reverzy nous livre le magnifique portrait d'une femme hors du commun, libre et passionnée, dont la vie fut entièrement tournée vers l'océan.

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