Olivier Forcade

  • L'histoire de la censure de l'information diplomatique et militaire, puis politique, pendant la Première Guerre mondiale, établie pour encadrer l'opinion publique.
    De nombreux domaines sont concernés : la chanson, la presse, l'édition, la formation politique et syndicale, etc., touchant l'ensemble de la vie publique.

  • La République secrète

    Olivier Forcade

    • Nouveau monde
    • 15 Mars 2008

    L'espionnage et le contre-espionnage français plongent leurs racines dans une histoire du secret d'État. L'autorité politique dans l'entre-deux-guerres feint souvent d'ignorer l'existence des services spéciaux, balaie leur rôle réel et dénonce leurs responsabilités dans les échecs de la politique. Cette étude veut justement apprécier le poids du renseignement en matière de sécurité nationale et montrer que l'espionnage est une activité réglementée dans les administrations de l'État. Un espionnage économique nouveau se met par ailleurs en place, conséquence de la Grande Guerre. Celle-ci débouche en effet sur des rivalités économiques exacerbées après 1919, sous-tendues par la question des réparations de guerre. Cette situation se double bientôt d'une multiplication d'affaires de renseignement commercial et financier. La France a-t-elle utilisé ses services spéciaux militaires dans ses relations extérieures ? Équilibrer la balance des puissances et des alliances par des coopérations secrètes fut une tentation constante. Et la guerre secrète avec l'Allemagne et l'URSS est l'un des fils conducteurs de cette histoire. L'auteur revient sur " la défaillance " du renseignement dans les années 1930, mais aussi sur les années 1920, moins traitées par les historiens et pourtant cruciales pour l'avenir.

  • L'engagement des Américains dans la guerre, 1917-1918

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    • Sorbonne universite presses
    • 3 Septembre 2020

    «?La Fayette, nous voilà?!?» s'exclame le lieutenant-colonel Stanton au cimetière Picpus à Paris, le 4 juillet 1917. L'aide de camp du général Pershing renoue, à cet instant, avec l'histoire franco-américaine du XVIIIe siècle.
    Par une prouesse logistique sans pareille dans l'histoire navale, la marine américaine a acheminé à travers l'océan Atlantique, en 1917-1918, plus de deux millions d'hommes qui sont allés faire la guerre en Europe. Dans le même temps, elle a pris une part active à la guerre navale : blocus, guerre sous-marine, convois. Pour les jeunes Américains, la première expérience du feu fait découvrir la guerre moderne.
    Marqué par la diversité ethnique et culturelle de ses hommes, par l'inexpérience de ses officiers, par sa faiblesse logistique et équipé en matériel notamment français, ce corps expéditionnaire n'a véritablement été engagé qu'en 1918. À la fin de la Grande Guerre, il y a plus de 116?000 morts américains dont 53?400 soldats tombés au feu, soit huit cents par jour, avec des taux de pertes avoisinant ceux des combattants alliés.
    Pour les soldats américains blancs comme noirs, la Grande Guerre est d'abord un formidable apprentissage des savoirs militaires et une expérience de la guerre marquante pour la génération des Patton, Marshall ou Mac Arthur. Former et transporter, endivisionner et engager au feu des centaines de milliers d'hommes constitue un épisode central de l'expérience militaire des États-Unis dans une coalition alliée. Entrés dans la guerre en avril 1917 comme puissance navale à part entière, les États-Unis ont forgé un outil militaire complet : naval, terrestre, aérien un an et demi plus tard.
    En 1917-1918, la «?nation indispensable?» entre de plain-pied dans le XXe siècle.

  • Espionnage, secret d'État, action clandestine : alors même que la transparence est à l'ordre du jour, il subsiste une part secrète de l'action de l'État et du fonctionnement des sociétés contemporaines. Ce n'est pas seulement de la face voilée de l'action étatique ou humaine que ce livre entend parler, mais de toute une économie secrète de l'action privée et de la décision publique, justifiée par l'intérêt national ou individuel, dans l'ordre de la politique, de la diplomatie et du commerce.Cet ouvrage cherche à retracer les étapes de l'émergence et de l'installation, au coeur des États, d'une fonction du renseignement dont les sociétés contemporaines ne peuvent plus se défaire. Reposant sur l'apport des travaux de recherche les plus récents, il n'est pas seulement une synthèse sur le secret dans le monde contemporain mais une réflexion sur l'apport du renseignement à la compréhension des sociétés de notre temps.Olivier Forcade est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Jules Verne d'Amiens. Il a notamment publié, en collaboration, L'Exploitation du renseignement en Europe et aux États-Unis des années 1930 aux années 1960, Economica, 2001. Sébastien Laurent est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Michel de Montaigne de Bordeaux 3 et à l'IEP de Paris. Chargé d'études au Service historique de la défense, il a notamment publié « Archives secrètes », secrets d'archives ? Historiens et archivistes face aux archives sensibles, CNRS-Éditions, 2003.
    À la découverte du « renseignement ». Une approche analytique du renseignement. Au coeur des États, les origines du renseignement. Régimes totalitaires et dictatures : idéologie et sécurité. Un renseignement désormais incontournable dans les guerres mondiales. Le renseignement dans les crises internationales. Le renseignement au-delà des alliances, une « anti-diplomatie » oe Le renseignement dans l'Empire américain. Économie politique du renseignement.

  • "Les archives répondront un jour à vos questions", riposte Foccart pour ne pas en dire plus sur l'opération "Homo" du SDECE contre le Camerounais Félix Moumié en 1960. "Foccart est au parfum", s'écriait-on déjà, à tort et à travers, en pleine affaire Ben Barka en 1966, comme une invocation protectrice immanente mais invisible. Rarement un homme a-t-il suscité autant de fantasmes dans l'histoire contemporaine de la France.
    Le plus proche collaborateur du général de Gaulle à l'Elysée reste dans l'imaginaire collectif l'homme aux lèvres scellées. Malgré la publication au crépuscule de sa vie de deux tomes d'entretiens et de son Journal de l'Elysée, l'image sulfureuse du chef "barbouze" qui emporte dans sa tombe les secrets de la République a longtemps prévalu. C'était ignorer qu'un demi-kilomètre d'archives produites par Foccart et ses collaborateurs au sein de son secrétariat général des Affaires africaines et malgaches, ancêtre de la cellule Afrique de l'Elysée, avait été collecté par les Archives nationales à partir de 1977.
    Au terme de douze années de travail de classement, les Archives nationales ont publié en 2015 l'inventaire des archives du secrétariat général des Affaires africaines et malgaches, dit "fonds Foccart". Un programme de dépouillement a été mené par des équipes de chercheurs spécialisés dans l'histoire de la Ve République, celle des outre-mer et celle de l'Afrique contemporaine. L'exploitation de ces sources offre un nouvel éclairage sur le mythe Foccart, l'histoire de la création de la Ve République, l'invention des DOM-TOM dans les Antilles, l'océan Indien et le Pacifique, et enfin l'histoire de la décolonisation de l'Afrique subsaharienne et de ce qu'il est convenu d'appeler la "Françafrique".

  • Ce livre rassemble les actes du colloque internationnal organisé par l'Académie du renseignement à l'Ecole militaire le 26 novembre 2014, sous la direction scientifique des professeurs Olivier Forcade de l'Université Paris IV-Sorbonne et Maurice Vaïsse de l'Institut d'études politiques de Paris. Il expose largement les enjeux et problématiques de l'espionnage et du renseignement lors du premier conflit mondial : ses structures et ses acteurs de chaque côté du front, mais aussi les innovations technologiques, organisationnelles et certaines aventures humaines emblématiques.
    Membre de la communauté française du renseignement , l'Académie du renseignement concourt à la formation du personnel des services du renseignement placés sous l'autorité des ministres chargés de la Sécurité intérieure, de la Défense, de l'Economie et du Budget. Elle a également pour mission de contribuer à la diffusion de la culture du renseignement, en proposant notamment des actions de sensibilisation destinées à différents publics.
    En 2014, elle a ainsi organisé ce colloque public en partenariat avec la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère des Armées.

  • Les réfugiés en Europe ; du XVI au XX siècle

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    • Nouveau monde
    • 11 Décembre 2008

    Si le réfugié est apparu comme une figure essentielle dans les relations internationales au XXe siècle, c'est depuis l'époque moderne que les guerres ont provoqué d'importants mouvements de population dans l'espace européen. C'est à ces " réfugiés de guerre " que le Centre d'histoire des sociétés, des sciences et des conflits de l'université de Picardie a consacré un colloque, tenu à Amiens en mars 2007. Ce volume rassemble les recherches d'historiens, de sociologues, de géographes et de juristes présentées à cette occasion. A partir d'échelles d'analyse variées, la démarche engagée offre des études de cas inédites pour saisir l'histoire des refuge, des réfugiés et des exodes qui ont touché les populations d'Europe occidentale, comme d'Europe centrale et orientale, entre le XVIe et le XXe siècle. Mêlant histoire politique, sociale et culturelle, ce livre éclaire ainsi un pan trop souvent délaissé des catastrophes humaines qui surviennent avec les guerres en Europe.

  • Exils intérieurs

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    • Sorbonne universite presses
    • 30 Novembre 2017

    Sait-on que les évacuations de population ont une histoire longue en Europe depuis le XXe siècle, dont les racines plongent dans les deux guerres mondiales ? En septembre 1939, près de deux millions de Français et d'Allemands furent ainsi évacués préventivement par leurs Etats des zones frontalières de l'Alsace et de la Moselle côté français, et de la Sarre, du Palatinat et du pays de Bade côté allemand.
    Cette migration forcée ouvre la série des grands déplacements de population qui marquèrent l'histoire de l'Europe durant et au lendemain de la seconde guerre mondiale. Pour l'Allemagne nazie, elle constitue le laboratoire des déportations ultérieures de populations indésirables. Pour la France républicaine, elle préfigure les flots incontrôlables de l'exode de 1940. Dans les deux cas, les régimes ont dû faire face à la difficulté d'évacuer les zones de départ, mais également d'accueillir et de reloger ces populations dans des régions plus éloignées des frontières.
    Les Etats et les différents acteurs sociaux et humanitaires durent s'adapter à des problématiques nouvelles à cette échelle, telles que le convoyage de centaines de milliers d'individus, l'accueil et l'assistance aux réfugiés, la relocalisation industrielle, le dédommagement et les réquisitions. Bouleversant les pratiques et la vie quotidienne des populations et confrontant des cultures régionales très différentes, cet épisode devait laisser des traces durables dans la mémoire des régions de départ et d'accueil comme de la nation française, mais aussi dans les pratiques de la gestion publique des populations à l'heure de la nécessaire solidarité nationale, tant en Allemagne qu'en France.
    Résultat de quatre années de recherches d'un programme franco-allemand financé par l'Agence nationale de la recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft, cet ouvrage redonne à cet événement largement méconnu toute son importance fondatrice dans l'histoire des cultures de guerre et des migrations de population : les évacués de 1939-1940 constituaient le dernier groupe à devoir être étudié après les émigrés, les exilés, les réfugiés, les déportés et les prisonniers des conflits du XXe siècle.

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