Daniel Marcelli

  • Depuis le XVIIe siècle, l'être humain est passé du statut de sujet à celui d'individu. Cette évolution concerne aussi le bébé, sur lequel le regard a changé. À partir des années 80, celui-ci est vu comme une personne, abstraction faite de son état de dépendance primitif. Unique, doté d'un potentiel à développer, l'enfant est d'emblée érigé en un individu dont le désir s'impose. La verticalité disparaît, et avec elle le principe d'autorité traditionnelle. La question de l'identité apparaît alors telle qu'elle se pose aujourd'hui, où l'individualisme triomphe. Aussi, la nécessité d'affirmation de soi face à toute contrainte implique de « choisir » son identité, quitte à en passer par des options radicales.
    Insistant sur la dimension sociale de l'individu, Daniel Marcelli met en garde contre une éducation qui fait primer le « rapport à soi » de l'enfant sur son « rapport à autrui ». Le rôle des parents est aussi de lui apprendre, avec la capacité de choisir, le renoncement et la frustration, de l'initier au principe de réalité. Si chez l'individu le « moi d'abord » occulte le rapport à l'autre, le lien social risque d'être menacé et la société d'en payer le prix.

  • Chaque âge de la vie présente ses spécificités : le fonctionnement psychique n'y échappe pas. Du nourrisson au sujet âgé la psychopathologie ne peut se comprendre en fonction d'un même paramètre. L'interaction et l'intrication des modèles de compréhension qu'ils soient physiologiques sociologiques psychanalytiques cognitifs et éducatifs sont la règle en pratique clinique.
    La collection Les âges de la vie dirigée par Daniel Marcelli propose une approche complète nosologique clinique thérapeutique et socio-économique des problèmes psychopathologiques propres aux différents âges de la vie.
    Véritable traité de la psychopathologie de l'enfance l'ouvrage se compose de 5 grandes parties :
    Présentation des grandes lignes du développement de l'enfant et des bases théoriques de la psychopathologie de l'enfant.
    Analyse psychopathologique des conduites de l'enfant : sommeil motricité et langage troubles oro-alimentaires et sphinctériens fonctions cognitives troubles du com-portement et conduites agressives fonction du jeu chez l'enfant différenciation des sexes et conduites liées à la sexualité.
    Étude des grands regroupements nosographiques : autisme et trouble envahissant du développement troubles anxieux épisodes dépressifs déficience intellectuelle infirmité motrice d'origine cérébrale et épilepsie troubles psychosomatiques troubles hyperactifs et limites de la nosographie.
    Suivi de l'enfant dans son environnement : sa famille l'école le monde médical. L'enfant migrant les stress et traumatismes ainsi que la protection médico-sociale de l'enfance sont également développés.
    Démarche thérapeutique détaillée tant psychologique que médicamenteuse.
    En plus de la mise à jour de nombreux chapitres cette 11e édition propose une révision complète des chapitres liés au déficit de l'attention et de l'hyperactivité aux troubles disruptifs et externalisés et à la vulnérabilité du développement de l'enfant en situation transculturelle.

  • L'autorité redevient à la mode, mais l'obéissance, qui est pourtant son corollaire obligé, reste mal vue.
    Nous avons tendance à l'assimiler à de la soumission. Or Daniel Marcelli nous montre qu'on se soumet à un pouvoir, mais qu'on adhère à une autorité. Et si la soumission s'obtient par la contrainte ou par la séduction, l'obéissance ne peut s'établir que sur un rapport de confiance. Tandis que la soumission détruit, l'obéissance nous permet de nous construire. L'auteur s'appuie sur des cas concrets pour nous rappeler opportunément que l'apprentissage de l'obéissance, nécessaire pendant l'enfance, mène à l'indispensable liberté de désobéir à l'âge adulte.
    Il apporte ainsi une réflexion nouvelle sur un sujet très actuel.

  • Cet ouvrage collectif analyse les multiples raisons, individuelles ou sociales, qui peuvent inciter un jeune à se tourner vers le radicalisme. Il en dresse les étapes progressives pour agir, quand il est encore temps.

    La question du sens est au coeur de l'adolescence et vient faire rupture avec l'enfance. L'adolescent a un besoin impérieux de donner un sens à sa vie et recherche, pour cela, des engagements forts : citoyens, religieux, artistiques. Les adolescents vulnérables, parfois relégués du système scolaire et sans espoir de réussite sociale, ou sans étayage parental, trouvent parfois ce sens dans des engagements radicaux. Comment travailler avec eux cette question de la citoyenneté et du sens, et prévenir les dérives potentielles ?

    Avec la participation de Nourredine BOUBAKER, Dounia BOUZAR, Jean-Eric DOUCE, Bénédicte DUPONT-PINERI, Philippe GUTTON, Anne LANCHON, Laurent LARDEUX, Jean-Philippe RAYNAUD, Laurence ROSSIGNOL, Isabelle SOMMIER, Serge TISSERON.

  • Jadis, les plus jeunes obéissaient aux anciens. Aujourd'hui, la famille est assujettie à l'autorité de l'enfant. Or qui est cet enfant roi ? Est-ce vraiment un être humain ? N'est-ce pas plutôt une idée, voire une idéologie, celle d'un individu au potentiel déjà inscrit dans son patrimoine génétique, quasi clos sur lui-même, au service duquel les parents, les éducateurs, la société dans son ensemble doivent se mettre, si ce n'est se soumettre ?
    L'autorité qu'il s'agit, dit-on, de restaurer doit être fondée sur la confiance et l'échange, et passer par la reconnaissance de la dépendance de l'enfant par rapport aux adultes. Ce principe fondamental de la vie sociale est trop souvent dénié. Mais comment l'articuler avec les exigences actuelles de démocratie et d'épanouissement de l'individu ?
    Dépassant les débats convenus sur l'enfant roi, Daniel Marcelli réussit à proposer une nouvelle conception de l'autorité. Un livre foisonnant de pistes et d'arguments pour que l'idée d'autorité ne soit plus politiquement incorrecte.

  • "J'ai la rage" : ce nouveau signe de ralliement des adolescents et jeunes adultes - là où jadis l'enragé était mis à l'écart - traduit son besoin exacerbé de reconnaissance: il pousse chaque individu à donner le meilleur de lui-même et soutient sa créativité. Mais hélas cette rage peut aussi se transformer en force aveuglément destructrice.
    Entre créer ou détruire, ce moment de basculement témoigne de la vulnérabilité du sujet: comment faire pour que cette rage trouve un chemin positif, devienne un moteur d'épanouissement ?
    Daniel Marcelli, pédopsychiatre, connaît bien cette détresse des adolescents qui se sentent incompris. Ils ont besoin d'une approbation, d'une écoute attentive et durable. Mais autour d'eux rodent des séducteurs en tout genre, habiles à attiser leur rage et à la transformer en haine de l'autre. Il faut donc ne pas se fermer les yeux, savoir repérer les signes inquiétants et réagir de manière appropriée à chaque âge: autant de repères précieux que le lecteur pourra trouver dans cet ouvrage.

  • On parle aujourd'hui beaucoup de l'autorité, mais peu de son corollaire, l'obéissance.
    Autant la première est positive, autant la seconde paraît négative. Car, si l'on arrive à distinguer l'autorité du pouvoir, on confond aisément l'obéissance avec la soumission. On adhère à une autorité, alors qu'on se soumet à un pouvoir. Et si la soumission s'obtient par la contrainte ou par la séduction, l'obéissance s'établit sur un rapport de confiance. L'obéissance construit, la soumission détruit.
    Daniel Marcelli, auteur de nombreux essais, est pédopsychiatre. Sans se limiter à une réflexion sur le thème de l'obéissance, il s'appuie sur des cas concrets pour nous rappeler opportunément que l'apprentissage de l'obéissance, nécessaire pendant l'enfance, conduit à l'indispensable liberté de désobéir à la maturité. Ce faisant, il apporte une réflexion nouvelle sur un sujet très actuel.

  • Les humains sont les seuls êtres vivants à se regarder durablement dans les yeux : les animaux, entre eux, détournent le regard. Pour nous, le regard est un échange, un partage. Dès la naissance, il unit le bébé à ses proches. Il ouvre à la socialisation et à la culture. C'est ce regard, fondateur du lien humain, qu'explore Daniel Marcelli, en analysant sa nature et son rôle à l'échelle individuelle et collective. Une véritable histoire du regard, qui nous conduit du point d'émergence de l'humanité aux phénomènes les plus actuels, dont Daniel Marcelli interroge les paradoxes. En effet, aujourd'hui, il existe un droit au regard : nous voulons tout voir, sans limite. Mais nous souhaitons aussi exercer notre droit à l'image et la technologie met à notre disposition des moyens qui, en nous permettant de nous soustraire au regard de l'autre, risquent, ni plus ni moins, de nous déshumaniser. Nous sommes en train d'oublier que les échanges de regards sont aussi indispensables à notre bien-être que l'oxygène à nos poumons...

  • La surprise, concept inconnu, tient une place essentielle dans l'organisation de la psyché humaine. Partant des jeux de surprise et de chatouille entre mère et bébé, Daniel Marcelli montre comment ce mouvement d'attente et de surprise que les mères adoptent spontanément avec leur tout-petit est fondamental dans le développement cognitif et affectif de l'enfant, et plus tard dans l'amour. L'auteur se place du côté de la réalité humaine, affective, émotionnelle : la surprise s'accompagne toujours d'un envahissement émotionnel, et chez l'adulte, elle devient facilement menace, car elle lui donne le sentiment d'être mis à nu aux yeux de l'autre. Mais que serait un monde où tout serait toujours tel que cela a été annoncé ? On y mourrait d'ennui. Et n'est-ce pas ce qui se profile dans notre société qui supporte de moins en moins la surprise oe
    Daniel Marcelli part ainsi de la surprise dans la relation, d'abord celle du jeune enfant, du bébé avec sa mère au cours de tous ces jeux de chatouilles, de petites bêtes qui montent, de coucou, etc., si inutiles en apparence pour tenter de comprendre ce que, dans la relation humaine en général et clinique en particulier, la surprise vient révéler de soi et d'autrui, ce qu'elle permet de partager malgré les risques encourus...


  • chaque âge de la vie présente ses spécialités : le fonctionnement psychique n'y échappe pas.
    du nourrisson au sujet âgé, la psychopathologie ne peut se comprendre en fonction d'un même paramètre. l'interaction et l'intrication des modèles de compréhension, qu'ils soient physiologiques, sociologiques, psychanalytiques, cognitifs et éducatifs sont la règle en pratique clinique. la collection les âges de la vie dirigée par daniel marcelli propose une approche complète, nosologique, clinique, thérapeutique et socio-économique des problèmes propres aux différents âges de la vie.
    présentation des bases théoriques de la psychopathologie de l'enfant. analyse psychopathologique des conduites de l'enfant : sommeil, motricité et langage, troubles oro-alimentaires et sphinctériens, fonctions cognitives, troubles du comportement et conduites agressives, fonction du jeu chez l'enfant, différenciation des sexes et conduites liées à la sexualité. etude des grands regroupements nosographiques : autisme et psychoses, troubles anxieux, épisodes dépressifs, retard mental, infirmité motrice d'origine cérébrale et épilepsie, troubles psychosomatiques, troubles hyperactifs et limites de la nosographie.
    suivi de l'enfant dans son environnement : sa famille, l'école, le monde médical. l'enfant migrant, les stress et traumatismes, ainsi que la protection médico-sociale de l'enfance également développés. démarche thérapeutique détaillée. septième édition actualisée, plus particulièrement les chapitres sur les troubles à expression comportementale, le retard mental (incluant l'infirmité motrice d'origine cérébrale et l'épilepsie), les troubles anxieux, les limites syndromiques (hyperactivité, troubles des conduites, troubles oppositionnels avec provocation, etc.
    ), ainsi que l'enfant et le monde médical, entièrement revus.

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