Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation

  • Chacun en connaît l'air ou la chanson : «L'Auvergnat», «Les copains d'abord», «Les sabots d'Hélène», «Les amoureux des bancs publics», «La mauvaise réputation», «Le Gorille»... Autant de petits bijoux qui dessinent un portrait tout à la fois acerbe et tendre de nos contemporains. Sur des arrangements simples, Georges Brassens chante des textes poétiques. C'est là son style, unique. L'homme a vécu pour la littérature, lisant et relisant Villon, Victor Hugo, Apollinaire ou Paul Fort. Celui que l'on disait piètre musicien était pourtant admiré des plus grands jazzmen.
    Clémentine Deroudille raconte le modeste «faiseur de chansons», bientôt auteur-compositeur-interprète au succès exceptionnel, l'artiste libre et généreux, Georges Brassens.

  • Homo habilis avait inventé l'outil, homo erectus le feu, homo sapiens conquiert le monde.
    En quelques millénaires, il impose définitivement en europe son savoir, son style de vie, ses " cultures régionales ". propulseur et harpon modifient radicalement les comportements des chasseurs paléolithiques, dont l'art pariétal exprime dans le même temps l'extraordinaire modernité conceptuelle. le renouvellement continuel des techniques, la bousculade des inventions font de cette période un des moments les plus riches de l'histoire de l'humanité.
    Une nouvelle société est en train de naître, dont denis vialou s'attache à nous montrer toutes les facettes, celles qui font de l'homme paléolithique le premier des modernes.
    De la vénus de lespugue à l'homme de brno, de la dordogne à avdeevo, des fresques de lascaux aux peintures d'altamira, des majestueux défilés de bisons aux visages monstrueux gravés dans la pierre, tout l'art des chasseurs du paléolithique en plus de 200 documents.

  • « On connaît la phrase : le bon maître est celui qui sait se rendre inutile. En créant l'Académie équestre de Versailles, j'ai voulu transmettre une philosophie, une énergie, un état d'esprit, et au-delà partager l'humilité et le doute face à la création. Si cette Académie s'inscrit dans l'esprit du siècle, ce n'est pas pour en singer sa vitesse et son éparpillement. Son allure est celle d'un homme et d'un cheval qui s'apprennent dans l'écoute et la patience.
    C'est un travail de tous les jours, une quête de l'absolu qui refuse l'abstrait et puise sa matière dans la beauté du geste. À l'ombre des bas-reliefs séculaires, ces jeunes écuyères m'émeuvent toujours. Par un dialogue respectueux avec leur monture, avec le même entêtement et la même abnégation, elles poursuivent leur rêve, celui d'un art habité par la grâce et la légèreté. » Bartabas

  • En à peine quinze ans, un jeune Corse mélancolique, mué en conquérant et en homme d'État, a sauvé la Révolution, changé l'Europe, sculpté la France contemporaine, bâti et conduit à l'abîme une oeuvre incomparable. D'Ajaccio à Sainte-Hélène, en passant par Rivoli, Arcole, Austerlitz, Iéna, Friedland ou Wagram, il a construit une légende dont l'écho résonne encore aujourd'hui. Si, comme il l'a dit lui-même, sa vie fut un «roman», jamais roman vrai n'influença autant l'histoire du monde.
    Thierry Lentz relate ici la vie de Napoléon Bonaparte, fils de la Révolution, devenu, à trente-quatre ans, empereur des Français.

  • Né à Rouen en 1821, Gustave Flaubert puise son inspiration dans sa ville natale, de même que dans la Normandie tout entière qu'il parcourt depuis son enfance : Trouville, Pont-l'Évêque, Honfleur...autant de lieux et de souvenirs qui nourrissent son oeuvre.
    Pendant plus de trente ans, Flaubert rédige l'essentiel de ses romans dans sa demeure de Croisset, loin du monde, tel un reclus sacrifiant sa vie aux exigences de son art. Ses voyages à Paris lui offrent cependant divertissements mondains et plaisirs littéraires où il côtoie Zola, Maupassant, les Goncourt ou George Sand. C'est aussi à Paris qu'il fait la connaissance de Maxime Du Camp. Il l'accompagnera dans son voyage en Orient, en Grèce et en Italie.
    Mêlant documents d'archives et photographies contemporaines, cet ouvrage nous conduit sur les pas de Flaubert, révélant les liens entre les lieux et l'oeuvre, d'hier à aujourd'hui. Une façon de rendre hommage, deux cents ans après sa naissance, à « l'enfant terrible de Rouen » et à l'un des plus grands écrivains du XIXe siècle.

  • L'oeuvre de Sartre, prolifique, protéiforme, foisonnante, inachevée, est peut-être l'une des plus marquantes du XXe siècle. Philosophe, romancier, dramaturge, critique, journaliste, directeur de revue... Sartre a touché à tous les genres et avec brio (La Nausée, Huis Clos, Les Chemins de la Liberté, Les Mots, etc.). Sa revue, Les Temps Modernes, lancée en 1945, autour de l'existentialisme et de la littérature engagée, devint le carrefour de tous les affrontements culturels et politiques. Ses interventions politiques pour l'indépendance de l'Algérie, ses conflits avec le général de Gaulle et ses prises de position en faveur du tiers-monde lui valurent la reconnaissance de tous les pays qui tentaient de se dégager du colonialisme. Sa relation si originale avec Simone de Beauvoir, son refus du prix Nobel de littérature en 1964, et ses attitudes d'héritier subversif font de lui, dans la tradition française des Voltaire, Hugo et Zola, l'intellectuel français capital de notre époque.
    Pour le centenaire de sa naissance, la biographe de Sartre, Annie Cohen-Solal, propose une nouvelle lecture de son oeuvre : Sartre, un penseur pour le XXIe siècle.

  • «Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique.» Pablo Picasso.

    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.

  • En 1527, au sud de l'isthme de Panama, les conquistadores découvrent, éblouis, une contrée aux richesses inouïes. Persuadé d'avoir trouvé l'Edorado, leur chef, Pizarro, convainc la Couronne espagnole de financer la conquête du Pérou. De retour en 1532, il met à profit la guerre fratricide qui déchire le pays. La mort du souverain, Atahualpa, scelle le destin de l'Empire inca. Les Espagnols entrent dans Cuzco et saccagent le temple du Soleil. Pendant deux siècles, l'ordre espagnol va régner sans partage sur les Cordillères. Usant tour à tour de la répression et de la persuasion, les colons s'acharnent à briser les rites et les croyances des Indiens. En 1780, encore, l'insurrection fomentée par Tupac Amaru est impitoyablement écrasée par le pouvoir colonial.
    Carmen Bernand fait revivre ce destin tourmenté et tragique du peuple du Soleil.

  • Rien n'est mécanique dans ce Dictionnaire de synonymes, mots de sens voisin et contraires.
    Les arborescences et les renvois doivent peu à l'informatique et beaucoup à l'immense culture de l'auteur : Henri Bertaud du Chazaud, l'une des grandes figures de la lexicographie française.
    L'homme qui se cache derrière ces associations de mots connaît son affaire comme personne.
    Pionnier du synonyme, il a renouvelé le genre en y introduisant la notion de «sens voisin».
    Par degré, par extension, par affinité, par catégorie ou par métaphore, il est difficile de ne pas cerner un mot dans la totalité de ses acceptions. Les contraires démultiplient à leur tour les perspectives.
    Contraires démultiplient à leur tour les perspectives. Cet inventaire inépuisable de la langue française offre une infinité de possibilités pour parvenir au mot juste. Il est aussi le livre de référence indispensable qui propose, outre le vocabulaire classique, les mots et locutions appartenant aux métiers, aux patois, à l'argot. Enfin il est de loin le plus riche, avec 60 000 entrées, 1 000 000 de mots et locutions, 25 000 renvois à des contraires, 250 000 mots contraires.

  • Bien voir pour bien comprendre Pour savoir comment fonctionne notre organisme, rien ne peut remplacer la clarté et l'évidence d'illustrations d'artistes spécialistes qui allient rigueur scientifique et raffinement graphique. Chaque système, chaque organe est situé, décrit et expliqué dans cet atlas du corps humain.

  • En 264 av. J.-C., Volsinies tombe sous les coups de l'armée romaine. Ce n'est pas une cité toscane parmi tant d'autres qui meurt, mais la capitale politique et religieuse de l'Étrurie. Première civilisation née sur le sol de l'Italie, entre Tibre et Arno, entre Apennins et mer Tyrrhénienne, les Étrusques ont connu leur période de gloire aux VIIe et VIe siècles avant notre ère. Séduisante et singulière, leur culture intrigue depuis la Renaissance. Collectionneurs, princes, artistes, érudits tentent de cerner les origines antiques et glorieuses du Grand-Duché de Toscane. Lentement la science élucide le mystère étrusque : à la fin du XVIIIe siècle, la plupart des signes de l'alphabet sont interprétés, l'origine grecque des milliers de poteries est enfin admise. Depuis les années 1820, les fouilles de Vulci et de Tarquinia ont livré une fabuleuse orfèvrerie ; leurs fresques ont révélé la vie quotidienne d'un peuple aimant «danser gaiement au son de la double flûte».
    Jean-Paul Thuillier explore la riche histoire des Étrusques, aux origines de Rome.

  • Parmi les premiers peintres européens, le plus grand, peut-être, est Diego Velázquez, le maître des Ménines. Peintre de cour de Philippe IV, roi d'Espagne, sa vie publique est assez bien connue. De sa vie privée, on ne sait presque rien, ni des raisons réelles qui lui font préférer l'état de noble à celui de peintre. Pourtant, Philippe IV et l'Espagne du Siècle d'Or ont reconnu le génie de l'artiste. Velázquez est proche de nous, parce que gueux ou princesses, haillons ou falbalas ne lui sont que prétexte à peindre le même modèle, l'être humain avec sa grandeur et ses faiblesses. Sa facture, miracle de l'illusion optique, défie l'analyse et préfigure les audaces de l'art du XXe siècle.
    Spécialiste de la peinture espagnole, Jeannine Baticle restitue la vie et l'oeuvre du peintre hidalgo, Velázquez.

  • En 1985, marc chagall, le dernier patriarche de la côte d'azur après matisse et picasso, s'éteignait à saint-paul-de-vence dans sa quatre-vingt-dix-huitième année.
    L'ecole de paris peut s'enorgueillir d'avoir permis à nombre d'artistes étrangers de s'épanouir en son sein : chagall en est l'un des pionniers les plus singuliers. " ivre d'images " disait malraux, qui lui avait commandé le plafond de l'opéra de paris. celui qui a peint l'univers du " shtetl " juif à vitebsk, mais aussi ses rêves, ses amours, le monde du cirque, et le message universel de la bible, demeure aujourd'hui le conteur merveilleux d'une poétique universelle et intemporelle, fondée sur l'image canonique de dieu et des hommes.
    Daniel marchesseau retrace les itinéraires de ce russe, déraciné à deux reprises, monté aujourd'hui au firmament, dans ces cieux qu'il a, durant sa longue vie, su peindre et enluminer.

  • Un grand-père intégriste, un père qui taquine la plume, une petite bande, rue du Château. Le théâtre, avec le Groupe Octobre, jusqu'au Front populaire.
    Le cinéma avec ses amis, son frère Pierre, avec Carné, Grémillon - déjà les décors de Trauner et la musique de Kosma -, l'humour et la poésie au cinéma, de Drôle de drame au Quai des brumes et aux Enfants du paradis.
    La guerre, «Oh Barbara». Puis la poésie, toute seule, mais qu'on chante déjà :
    Paroles de Jacques Prévert, la légende du XXe siècle.

  • Dans la Hollande indépendante industrieuse et prospère du XVIIe siècle, Rembrandt vit l'ambition et la solitude, la fortune et la faillite, l'amour et le deuil, la gloire et l'incompréhension. La leçon d'anatomie du Professeur Tulp lui apporte la notoriété et les bourgeois se pressent chez lui pour commander leurs portraits. Mais La Compagnie du capitaine Frans Banningh Cocq - La Ronde de nuit - désarçonne...
    On le respecte toujours, on s'éloigne de lui.
    Pascal Bonafoux nous guide dans une oeuvre où le fond et les figures ne font qu'un, ce qui, pour Delacroix, est le signe de la perfection.

  • Peintre, graveur, décorateur, Pierre Bonnard a travaillé sans relâche à simplifier la forme et à exalter la couleur, car, disait-il, «la couleur agit». Attentif à tous les mouvements contemporains - fauvisme, cubisme, surréalisme -, Bonnard a pourtant suivi un chemin solitaire, entre l'observation de la nature et une réflexion obstinée sur le métier de peintre. Rarement un artiste aura su joindre et concilier dans son oeuvre un tel sentiment de la vie, une telle intelligence de la peinture. Si les nus sont parmi les thèmes les plus connus de Bonnard, Antoine Terrasse nous invite aussi à retrouver ses grandes compositions, ses fenêtres ouvertes sur de vastes paysages, ses natures mortes aux couleurs éclatantes.

  • « Un charme dont je ne me déprendrai jamais m'a été jeté par l'Islam », avouait Pierre Loti en 1892. Bien d'autres avant lui avaient été « victimes » de ce sortilège. Dès le début du XIXe siècle, peintres et écrivains voyageurs découvrent l'importance des arts de l'Islam. Ils sont les premiers « passeurs » de l'Orient, rapportant dessins, objets et descriptions et s'interrogeant sur ces pays. Les architectes y contribuent avec les travaux de Pascal Coste ou de Jules Bourgoin, qui recherchent la « clé géométrique » de l'art arabe et révèlent une « autre poétique ». Esthètes et érudits tels Delort de Gléon, Goupil-Fesquet, Adalbert de Beaumont, Davillier ou Prisse d'Avennes rassemblent des collections, publient planches et documentations. Les Expositions universelles stimulent la renaissance des arts industriels et la vogue orientaliste. Au fil des premières expositions d'« art musulman », collectionneurs et conservateurs écrivent les chapitres d'un art resté longtemps sans histoire et qu'illustre désormais le huitième département du Louvre.
    Christine Peltre retrace ici l'itinéraire d'une redécouverte, au long d'un siècle qui apprend à « voir avec d'autres yeux ».

  • L'absence de projet colonial, la dépendance du peuplement européen, les incertitudes du sentiment national algérien, telles sont les causes qui ont conduit, à partir de 1954, les acteurs d'un conflit atroce, long de près de huit ans, à mener, les uns contre les autres, plusieurs guerres superposées : gouvernement de Paris contre Algériens insurgés, pieds-noirs contre métropole, musulmans intégrés contre nationalistes, révolutionnaires du FLN contre démocrates et messalistes, partisans de l'« Algérie française » et intellectuels de gauche contre de Gaulle, OAS contre armée loyaliste. Plus que le conflit colonial lui-même, ce sont les affrontements civils internes engendrés par la découverte tardive de réalités brutales qui ont laissé, dans les deux pays, les traces les plus profondes.
    Conçue à mi-chemin du récit historique et de l'essai, cette synthèse originale d'Alain-Gérard Slama invite à repenser la guerre d'Algérie.

  • Ingres, adorateur de la Grèce antique et gardien des traditions ; Ingres, membre influent de l'Institut et défenseur de la ligne en pleine tempête romantique ; Ingres durement critiqué, parfois haï, finalement admiré... En restituant avec brio soixante-dix années d'une époque mouvementée - de la Terreur au Second Empire -, Stéphane Guégan déconstruit l'image traditionnelle du peintre. Et montre combien il faut se méfier de son apparent classicisme, de sa vénération ostentatoire envers Raphaël, de son acharnement à triompher au Salon. La peinture d'Ingres - et pas seulement les nus voluptueux ou les portraits mordants -, déborde sans cesse les limites et les règles dont elle se réclame. Avec son sens aigu des détails et son modelé lisse, ses déformations anatomiques et ses teintes franches, avec ses corps érotisés à l'extrême, il est le peintre de l'excès plus que de la table rase. Par un travail obstiné - dès 1806, il voulut être pour les arts « ce révolutionnaire-là » -, Ingres a atteint une liberté de style unique, qui allait fasciner nombre d'artistes modernes.

  • A la fin du moyen age, d'étranges voyageurs arrivent en europe, faisant à rebours l'itinéraire des croisades.
    D'oú viennent-ils ? qui sont-ils ? ils ne le savent pas eux-mêmes. on les appelle "bohémiens" ou "egyptiens". d'emblée, le mystère de leurs origines fascine. commence alors un temps de splendeur. du xvie au xviiie siècle, en occident et en orient, les tsiganes sont serviteurs de la grande noblesse, maîtres dans l'art militaire comme dans l'art divinatoire, experts en chevaux et musiciens de cour. au xixe siècle, le vent tourne.
    Le mystère laisse place au soupçon, la fascination à la défiance : le déclin matériel, la crainte populaire et le harcèlement des gendarmes, bientôt relayés par une législation d'exclusion, en font des "romanichels". henriette asséo fait revivre la force d'une culture autre, prodigieusement riche, en plein coeur de l'europe.

  • Jusqu'à la fin du xixe siècle, les quelques rares voyageurs occidentaux venus en libye pouvaient y contempler des ruines mystérieuses émergeant des sables du désert.
    En 1911, alors que le pays est devenu colonie italienne, les archéologues transalpins reconstituent les grandes métropoles antiques de cyrène, ptolémaïs, leptis magna, sabratha..., remontant pierre par pierre les monuments les plus emblématiques. ces travaux pionniers, poursuivis par les libyens après l'indépendance du pays, en 1951, ont permis de mieux connaître l'histoire de cette terre d'afrique, entre sahara et méditerranée.
    Au viie siècle avant j.-c., les grecs implantent en cyrénaïque, non loin de l'égypte, une colonie puissante, bientôt célèbre pour ses athlètes, ses chevaux et la beauté de ses temples. mille kilomètres à l'ouest, en tripolitaine, des comptoirs commerciaux, fondés par carthage, voient leur physionomie radicalement transformée à l'époque romaine. ainsi, au iiie siècle, l'empereur septime sévère fait de leptis magna, sa ville natale, une rome des sables.
    Claude sintes retrace la redécouverte d'un patrimoine archéologique largement méconnu et éclaire l'importance de la libye dans la civilisation gréco-romaine.

  • Yves Klein avait l'intention de publier un recueil de ses textes qui aurait eu pour titre l'Aventure monochrome. Ce choix résume à merveille son parcours, foisonnant comme un roman picaresque. Il souhaite d'abord devenir judoka, séjourne en Angleterre et en Espagne, puis réalise son rêve : étudier le judo au Japon. Lorsqu'il rentre à Paris en 1954, ceinture noire 4e dan, la Fédération française de judo refuse d'homologuer ses grades japonais. Yves Klein se tourne alors vers l'art. Devenu Yves le Monochrome, il adopte le bleu auquel il donne son nom - l'IKB, International Klein Blue-, projette l'art dans l'invisible, transforme ses modèles en " pinceaux vivants ". De l'immatérialisation du bleu aux Anthropométries, des Reliefs éponge aux Peintures de feu, des Zones de sensibilité picturale au Saut dans le vide, Denys Riout nous invite à découvrir l'un des artistes les plus novateurs de son temps, dont les audaces, constamment renouvelées au cours de huit années de création seulement, ne cessent de stupéfier. Et d'enchanter.

  • Peu d'écrivains et de philosophes ont mené une existence aussi mouvementée et, à certains égards, aussi dangereuse. En butte à toutes les attaques, éloigné de ceux qui le portaient aux nues, Jean-Jacques Rousseau n'a guère cessé tout au long de sa vie d'être au plus près de la seule exigence qui comptait à ses yeux : ne pas tromper autrui. Cette quête a été autant philosophique que littéraire ; l'intelligence des idées supposait la vérité de soi. Il a tracé les contours de notre modernité en assumant, souvent à contre-courant de son époque, les difficiles questions de la démocratie, du progrès, de l'éducation, de la tolérance en matière religieuse, du désir et de l'écriture de soi. Et pourtant, que d'incompréhensions et de malentendus persistent autour de l'oeuvre et de l'homme, restitués ici par Marc-Vincent Howlett ! Comme si une pensée de cette ampleur nécessitait, pour se faire entendre, une patience dont seule l'Histoire est capable.

  • Il y a quelque quatorze milliards d'années, une explosion fulgurante, le big bang, donne naissance à l'univers, à l'espace et au temps.
    Depuis, sans relâche, se poursuit l'ascension vers la complexité. à partir du vide microscopique initial s'est tissée une immense tapisserie cosmique. des centaines de milliards de galaxies, peuplées chacune de centaine de milliards d'étoiles, composent un fantastique ballet. perdue dans un petit coin de notre galaxie, la voie lactée, une étoile, notre soleil, dispense généreusement sa chaleur aux neuf planètes qui l'entourent.
    Sur l'une d'entre elles, la terre, il a permis d'éveiller et d'entretenir la vie. en racontant la création, l'expansion et le devenir de l'univers, l'astrophysicien trinh xuan thuan nous rappelle que l'homme n'est que poussière d'étoiles.

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