Dominique Dolmieu

  • Vivra

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    • Espace d'un instant
    • 29 Avril 2017

    Beslan, septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans uen école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchét- chénie. Après plusieurs jours, les forces russes donnent l'assaut : bilan, 334 morts. Tous les preneurs d'otage sont tués, sauf un. Il plaide non coupable. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice.

  • Le Caucase.
    Djebel el'issani, la "montagne des langues", comme l'ont surnommée les Arabes. Une montagne de mythes et de légendes : Prométhée, la Toison d'or, les Amazones... Un formidable conservatoire de langues et de cultures, perché sur le toit de l'Europe. Une montagne sur laquelle les empires s'affrontent et s'effondrent : perse, tsariste, ottoman, soviétique... Une montagne de terreur et de tragédies : le génocide contre les Arméniens, les prises d'otages de la Doubrovka et de Beslan, l'assassinat d'Anna Politkovskaïa...
    Cette anthologie, inédite en son genre, vous emmènera pour une traversée le long de ses multiples versants, entre barils de poudre et barils de pétrole, à la découverte des théâtres arménien, azéri, géorgien, mais aussi abkhaze, balkar, ossète, tchétchène... de leurs origines à nos jours. Vous y croiserez des guerrières héroïques, des trafiquants de queues de loup, un certain nombre de représentants du Parti, un botaniste parisien, un dératiseur lesghine, des épouses infidèles, quelques popes, mollahs et soldats ivres, des vaches candidates à l'immigration et, bien sûr, les caravanes de passage.

  • Dans la multitude de clichés qui jalonnent le paysage des relations entre la Turquie et le monde francophone, l'un d'entre eux au moins croise l'univers du théâtre, le lieu pour y voir : le nazar boncugu, que l'on accroche un peu partout, et qui protège du mauvais oeil et des flatteries. Le bazar, c'est ainsi donc que certains francophones appellent parfois le théâtre, au moins dans le sens où nous l'entendons : un lieu d'échanges et de foisonnement, où des artistes portent un regard sur le monde qui les environne. Il en va donc ainsi du théâtre turc. Un théâtre qui n'a pas renoncé à sa tradition, celle du théâtre d'ombres, du conte ou du théâtre en rond. Un théâtre riche de nombreuses saveurs, arménienne, juive, kurde, chypriote, balkanique, et française, bien entendu. Un théâtre moderne, récent et donc neuf, parfois d'introspection individuelle, mais bien plus souvent en lien tout à fait étroit avec les luttes sociales et politiques qui ont construit la Turquie d'aujourd'hui.

    Dominique Dolmieu, metteur en scène et directeur artistique de la Maison d'Europe et d'Orient, a codirigé de précédents ouvrages anthologiques sur les Balkans et le Caucase, et a participé à différents projets sur les dramaturgies européennes, sous la direction de Michel Corvin, ou en partenariat avec la Maison Antoine-Vitez et la Convention théâtrale européenne.
    Zeynep Su Kasapoglu est metteuse en scène et actrice ; elle rédige actuellement une thèse de doctorat intitulée « Le croisement des cultures à travers le théâtre populaire turc », sous la direction de Georges Banu.
    Sedef Ecer pratique plusieurs formes d'écriture. Journaliste, romancière, traductrice, scénariste et auteure dramatique, elle écrit en français et en turc. Comédienne et metteuse en scène enfin, elle a grandi sur les plateaux de théâtre et de cinéma et continue de travailler en France et en Turquie.

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