SCIENCES DE L'ÉDUCATION

  • Salamé ? Présente. Starck ? Présent. Pinault, Seydoux, Badinter, Goldman ? Présents ! Faire l'appel des anciens élèves de l'École alsacienne, c'est passer en revue des milliers de patronymes illustres dans tous les domaines : politique, affaires, médias, édition ou encore cinéma.
    Si une grande majorité des Français n'en a jamais entendu parler, à Saint-Germain-des-Prés, tout le monde connaît cette école qui plaît aux intellos chics notamment pour sa pédagogie progressiste et humaniste. L'École de la rue d'Assas a su de longue date cultiver les exigences de l'époque : épanouissement de l'élève, rapport horizontal à l'autorité, valorisation des pratiques artistiques, etc. Mais cet établissement de rêve n'est pas pour tous. L'Alsacienne déjà ultra sélective est victime de son succès. Difficile, voire impossible d'y faire entrer son enfant si l'on n'a ni les codes ni un solide carnet d'adresses. Comment est-on passé d'une école d'avant-garde à la forteresse de l'entre-soi d'une élite éclairée ? Dans cet ouvrage, on croise des protestants alsaciens, des rejetons de ministres, d'acteurs, ou d'écrivains, des parents qui réseautent aux goûters d'anniversaires, Gabriel Attal et Juan Branco en frères ennemis... À partir d'une centaine d'entretiens, la première grande enquête sur l'École alsacienne décrypte les mécanismes d'un autre séparatisme scolaire et social qui ne dit pas son nom.

  • Jamais le démantèlement de l'école publique n'a été aussi brutal et implacable que sous le mandat d'Emmanuel Macron. Peut-être la perte du sens de l'enseignement public n'a-t-elle pas permis d'y opposer les résistances nécessaires du côté des enseignants et des parents, des médias et de l'administration. Toujours est-il que les enfants des catégories populaires ont été les premiers sacrifiés. Même si la promesse de la démocratisation scolaire n'a jamais été complètement tenue, il ne faut pas en abandonner l'ambition, sans laquelle aucune société égalitaire n'est possible.
    Après avoir posé l'état des lieux (déplorable) laissé par la dernière mandature, ce livre revient sur les fondements des principes d'une éducation nationale, ceux des révolutionnaires de 1793 - principes généreux et audacieux, repris sous le Front populaire et après la Libération. Qu'en reste-t-il ? Sur quoi refonder une école qui retrouve son ambition de servir les masses ? Aux anciens défis se sont ajoutés des dangers tout aussi redoutables : puissance destructrice de l'idéologie néolibérale, obscurantismes religieux, enjeux de santé liés à la crise environnementale.

  • En quarante-huit courts chapitres, Nathalie Quintane fait le tour d'une vie d'élève, puis d'enseignante, la sienne, en s'attachant aussi bien aux objets (l'estrade, la trousse...) qu'à l'institution (ses concours, son personnel)...
    Et à ses « mutations », insidieuses ou à marche forcée.

  • Que signifie « échouer » ou « réussir » à l'école primaire ? Comment comprendre les difficultés éprouvées par des élèves d'origine populaire en lecture-écriture, grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire, expression orale et expression écrite ? Comment se construisent, jour après jour, les processus de production des inégalités scolaires dans les salles de classe ? Ce livre tente de répondre à ces questions, en procédant à l'étude détaillée des pratiques et des productions scolaires d'élèves du CP au CM2 en français. Soulignant le rôle central du rapport au langage dans la production des différences scolaires, l'auteur fonde son analyse sur une sociologie de l'éducation informée des travaux anthropologiques et historiques concernant la spécificité des cultures écrites. Il entend ainsi rendre raison de l'« échec scolaire » du double point de vue d'une anthropologie de la connaissance et d'une anthropologie du pouvoir. Cet ouvrage est issu de l'enquête menée par Bernard Lahire pour sa thèse de doctorat, soutenue en 1990. Trente ans plus tard, les réflexions et analyses qu'il propose n'ont rien perdu de leur actualité. Dans une préface écrite à l'occasion de cette réédition, il souligne le poids de sa propre trajectoire sociale - son statut de transfuge de classe issu d'un milieu populaire - sur le choix de son objet d'étude.

  • Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. En ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui.
    Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu. Philippe Godard travaille avec des publics considérés comme difficiles, dans divers dispositifs éducatifs. Il est l'auteur de livres documentaires pour la jeunesse et d'ouvrages contre le travail des enfants, sur la culture numérique ou l'écologie, dont Le travail, et après ? (Ecosociété 2017, avec Rodolphe Christin, Jean-Christophe Guliani et Bernard Legros).

  • L'institution Éducation nationale se lézarde chaque jour un peu plus : la belle et grande idée républicaine - même instruction, donc mêmes chances dans la vie - est devenue une utopie. Après quarante-trois ans de bons et loyaux services, Patrice Romain lance un cri d'alarme.
    En s'appuyant sur des anecdotes vécues, il dénonce un laxisme scandaleux et révèle des pratiques peu avouables : les lâches décisions des hauts fonctionnairesadeptes du « pas de vague », les directives pernicieuses des « démagopédagogistes » qui, sous couvert de bienveillance, sacrifient les élèves motivés, la gestion humaine catastrophique, les consignes hors-sol, le coût exorbitant de la « paix sociale », la mascarade des évaluations, les statistiques truquées, les petits arrangements entre amis, etc.
    /> Il démonte et démontre : le système éducatif français actuel est le terreau d'une révolte inéluctable...

  • Logé sur la montagne Sainte-Geneviève au coeur du Beau Paris, dans un monument historique où ont fait leurs classes les plus prestigieux des Français, le lycée Henri-IV fait rêver plus d'une famille. Public et donc gratuit, sur dossier et donc ouvert à toute la France, chacun peut y postuler et bénéficier de ce tremplin pour une belle carrière, assurée ou presque aux anciens élèves d'« H4 ».
    Le lycée se voit souvent reprocher d'être une « zone d'éducation privilégiée », établissement d'exception bénéficiant du droit peu démocratique de choisir ses élèves, trop riches, trop blancs, trop éduqués déjà. Même si le cliché n'est pas faux, c'est pourtant aller un peu vite en besogne : à Henri-IV tout le monde réussit, quel que soit son parcours.
    Sarah Pochon, durant une année d'enquête auprès des élèves, des enseignants et des personnels, part à la recherche de la formule magique de ce succès : sont-ce les professeurs, les méthodes, les budgets, la mise en compétition ? Peut-on s'en inspirer ? Derrière la grande porte vient nourrir notre réflexion sur le meilleur enseignement possible.

  • Au nom de la « liberté d'expression », l'État français intime à certaines catégories de la population de rentrer dans le rang républicain tout en demandant aux enseignants de leur expliquer pourquoi et comment. Une drôle de « liberté », dont l'auteur s'emploie, dans ce livre bref et incisif, à nous montrer les limites et les contradictions.

  • Sur scène, des élèves de CM1-CM2 jouent l'opéra qu'ils ont créé avec leur instituteur. Ils ont découvert les ors de l'opéra Garnier, les talents des costumières, des chorégraphes avec qui ils ont travaillé pendant deux ans. Ce sont eux désormais qui sont en pleine lumière. Révélés à eux-mêmes. Comme la jeune Fatoumata, qui sort soudain de sa chrysalide à la faveur d'une chorégraphie somptueuse. Son instituteur croyait en elle... Et quelle richesse tire-t-il de cette expérience ! Il a quelques années encore, il vivait les yeux rivés sur les cours de la bourse, ne croyant qu'à l'accumulation du capital et aux vertus de l'adrénaline... Puis il a soudain troqué les marchés financiers pour la cour de récré et il a gagné au change ! Dans un livre de témoignage sensible et poignant, Gilles Vernet revient sur son changement radical de vie. L'ambition qu'il avait pour lui-même et pour ses clients fortunés, aussi affairés que désoeuvrés, il la place désormais chez ses élèves, dont il sait révéler les talents. Certains changeront de destin grâce à lui. Et cela vaut tout l'or du monde !

  • Nos enfants ont besoin d'être au contact avec la Nature pour s'épanouir. Et... la Nature a elle aussi bien besoin d'une nouvelle génération qui la connaisse et qui la défende !
    Frédéric Plénard a accompagné des groupes d'enfants et de jeunes pour des immersions à travers toute la France. Lors de cette grande aventure, il a assisté à leur redécouverte émerveillée de la Nature. Dans ce livre, il partage avec parents et éducateurs des outils simples pour recréer le lien perdu avec l'environnement, les animaux et l'univers qui nous entoure. Une méthode innovante pour faire de la transition écologique une réalité.

    Chaque chapitre présente :
    Le récit de l'exploration de la nature par les enfants.
    Des activités à reproduire en groupe ou en famille.
    Un contenu adapté aux différents espaces naturels.

  • « On vole à l'enfant sa terre pour lui apprendre la géographie, sa langue pour lui apprendre la grammaire. Il a soif d'épopées, mais on lui donne des chroniques de faits et de dates. » Ainsi s'exprime Rabindranath Tagore (1861-1941), poète, romancier, dramaturge, peintre et compositeur mais surtout philosophe et éducateur. Première anthologie du genre en langue française, Une école sans murs est une incursion dans les idées en éducation du célèbre penseur indien. Il y défend une place centrale pour les arts dans le curriculum, un singulier concept de nature en pédagogie, une perspective universaliste originale appelée cosmopolitisme et qu'il associe à une ouverture au monde et à la diversité des cultures ou encore une volonté de bâtir des ponts entre Orient et Occident.

  • Mon prof, ce héros

    Collectif

    Ce recueil se veut un hommage à ces professeurs, ces « éveilleurs » sans lesquels, nous ne serions pas devenus ce que nous sommes. A travers des histoires personnelles, c'est toute une profession qui est célébrée par ces 20 personnalités qui, par le roman, l'enseignement, le journalisme, les ouvrages d'histoire, le métier de libraire sont aussi des « éveilleurs ».
    Mohammed Aïssaoui, Claude Aziza, Françoise Bourdon, Michel Bussi, Laure Buisson, Kamel Daoud, Marie-Laure Delorme, Franz-Olivier Giesbert, Marie-Rose Guarniéri, Christian Laborie, Sébastien Lapaque, Susie Morgenstern, Martine Marie Muller, Anthony Palou, Josyane Savigneau, Jean-Guy Soumy, Yves Viollier, Michel Winock, Sylvie Yvert Pour chaque livre vendu il sera reversé 3 euros à la Fondation pour l'égalité des chances, dont le président d'honneur est Edgar Morin : «Enseigner la compréhension entre les personnes comme condition nécessaire de la solidarité de l'humanité.» Les vingt auteurs :
    Mohammed Aïssaoui, écrivain et journaliste supplément littéraire du Figaro ;
    Claude Aziza, auteur de dictionnaires et d'anthologies ;
    Françoise Bourdon, romancière ;
    Laure Buisson, romancière et ancienne libraire ;
    Michel Bussi , deuxième auteur le plus lu en France et ancien professeur d'université ;
    Kamel Daoud, romancier, auteur de nouvelles, journaliste et chroniqueur ;
    Marie-Laure Delorme, journaliste au Point ;
    Franz-Olivier Giesbert, écrivain et éditorialiste au Point ;
    Christian Laborie, romancier et ancien professeur d'histoire-géographie ;
    Philippe Labro, écrivain, journaliste, cinéaste, homme de médias et auteur de chansons.
    Sébastien Lapaque, nouvelliste, essayiste, romancier et critique pour Le Figaro littéraire.
    Susie Morgenstern, auteure jeunesse et ancienne enseignante à l'université Sophia Antipolis aux Etats-Unis ;
    Martine Marie Muller, romancière et professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne.
    Anthony Palou, chroniqueur au Figaro et romancier.
    Josyane Savigneau, écrivaine et ancienne directrice de Le Monde des livres ;
    Jean-Guy Soumy, romancier et ancien enseignant de mathématiques à l'Ecole normale de Guéret et à l'IUFM du Limousin ;
    Yves Viollier, romancier, critique littéraire et ancien professeur de français.
    Michel Winock, spécialiste de l'histoire politique et intellectuelle de la France aux XIXe et XXe siècles et professeur émérite des Universités à Sciences Po (Paris) ;
    Sylvie Yvert, écrivaine et ancienne chargée de mission au Quai d'Orsay puis au ministère de l'Intérieur.
    Jean d'Ormesson : normalien et agrégé de philisophie, élu en 1973 à l'Académie française, décédé en 2017.

  • Cet ouvrage répond aux nombreuses questions que peuvent se poser enseignants et formateurs face à une classe et/ou des élèves difficiles : comment anticiper, prévenir, faire face, remédier ?

    Ce guide propose des outils concrets pour comprendre l'enfant, l'élève, reconsidérer sa posture d'enseignant et celles de ses élèves, comprendre les attitudes des élèves perturbateurs, affronter le harcèlement scolaire, poser son autorité et agir efficacement face aux attitudes qui dérangent la classe.

    Après avoir présenté les risques de violences éducatives et les souffrances enfantines, l'auteur expose les facteurs qui peuvent être à l'origine des problèmes de comportement et donne des clés pour comprendre l'élève perturbateur. Pour prévenir la violence et les perturbations individuelles ou de groupe et mettre en place un climat serein, il aide les enseignants à construire leur autorité et leur gestion de classe. Enfin, il propose des outils très concrets - et éprouvés par de nombreux collègues - à mettre en oeuvre lorsque la classe et les élèves sont difficiles, lorsqu'un élève est « en crise » ou que la crise menace, avant d'aborder la question des règles, des sanctions et des réparations.

  • Dans cet ouvrage, les auteurs proposent de combattre ces «neuromythes» et de mieux relier la théorie sur le fonctionnement du cerveau avec des pratiques pédagogiques très concrètes.
    Les axes fondamentaux de l'apprentissage sont traités : mémorisation, compréhension, attention et fonctions exécutives, implication active, dans plus de 80 fiches opérationnelles.
    Très pratique, l'ouvrage place l'enseignant en position d'expérimentateur, seul ou en équipe, pour faire émerger des solutions pédagogiques réalisables en s'appuyant sur des données scientifiques et de très nombreux témoignages.

  • Ils enseignent la liberté. Ils sont les bâtisseurs du monde de demain, d'une société fraternelle, diverse et égalitaire. Ils travaillent à un monde plus juste.

    40 personnalités se souviennent d'un professeur qui a changé leur vie.

    Abd Al Malik, Aline Afanoukoe, Albert Algoud, Anouk F., Jérôme Attal, Charles Berling, Nicolas Beuglet, Sophie Blandinières, Anne-Laure Bondoux, Françoise Bourdin, Cali, Marie Darrieussecq, Rokhaya Diallo, Irène Frain, Raphaëlle Giordano, Héloïse Guay de Bellissen, Serena Giuliano, Marius Jauffret, Jul, Caroline Laurent, Marc Levy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Agnès Martin-Lugand, Nicolas Mathieu, Fabrice Midal, Bernard Minier, Thibault de Montaigu, Plantu, Josef Schovanec, Romain Slocombe, Tatiana de Rosnay, Camille Pascal, Christiane Taubira, Sylvie Testud, Franck Thilliez, Philippe Torreton, Séverine Vidal, Jacques Weber, Bernard Werber.
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    En hommage à Samuel Paty.

  • Les écrans, la peur du risque, la diminution des espaces verts... Nos enfants, qu'ils résident en ville ou à la campagne, sont toujours plus coupés de la nature. Pour cause : en France, celle-ci n'est pas pensée comme prioritaire dans l'éducation. Partout dans le monde, des chercheurs affirment pourtant le contraire. L'accès régulier à la nature pourrait bien être une réponse à la situation alarmante que nous traversons, au mal-être infantile qui augmente, au niveau des enfants, notamment en lecture, qui baisse, et aux capacités de concentration qui déclinent.
    Durant plusieurs années, professeure des écoles et pionnière de la classe dehors, Crystèle Ferjou a donné cours en plein air. Chaque semaine, elle a utilisé les ressources extérieures comme des outils du programme, respectant le développement naturel de l'enfant. Les résultats ont été exceptionnels et dans tous les domaines : ses élèves ont appris à aimer l'école, ont développé leur sensibilité et leurs compétences... Si bien qu'elle diffuse maintenant la classe dehors dans tout l'Hexagone.
    Dans ce livre, Crystèle Ferjou partage son expérience et rend compte des études et preuves attestant du besoin vital de nature et de contact avec le vivant dans l'éducation. Elle encourage ainsi parents et enseignants à emmener, dès qu'ils le peuvent, les enfants dehors !

  • Quand on s'intéresse aux « chemins des émancipations concrètes », l'étude de la pédagogie Freinet relève assurément de l'évidence. Le mouvement impulsé et inspiré par l'instituteur de Vence au début des années 1920 se confond avec l'histoire des alternatives pédagogiques et de la contestation du modèle scolaire français. Une contestation qui s'est installée, non sans combats et polémiques, au sein même de l'institution qu'elle entend subvertir. Cette volonté d'agir dans le cadre du service public d'éducation, cet engagement revendiqué auprès des milieux populaires, a contribué et contribue toujours à faire de la pédagogie Freinet un élément moteur des pratiques pédagogiques émancipatrices. Aujourd'hui encore, des centaines d'enseignantes et d'enseignants s'inspirent de ces pratiques auprès de milliers d'élèves qui travaillent et vivent dans des classes coopératives.
    Avec ce livre, nous entendons proposer une clé d'accès à la pédagogie Freinet, en faisant entendre les « voix » de toutes celles et de tous ceux qui ne se satisfont pas de l'école telle qu'elle est et qui souhaitent la transformer en changeant leurs pratiques au quotidien.

  • « Il ne suffit plus de développer, d'améliorer, de réformer l'enseignement, il faut le... révolutionner. » (Célestin Freinet) C'est d'abord dans les colonnes de la revue syndicale L'École émancipée puis dans celles de L'Éducateur prolétarien que Célestin Freinet (1896-1966) a témoigné de ses engagements sociaux et éducatifs. Ses réalisations pédagogiques, au sein de l'institution scolaire publique, n'avaient pour lui de sens qu'adossées à la lutte des dominé-e-s pour renverser l'ordre établi.
    On ne peut oeuvrer à une autre école sans se soucier de la marche du monde, sans s'attacher, dans et hors de la classe, à le transformer.
    On ne peut lutter contre la montée du fascisme, les crises générées par le capitalisme, le développement de la misère et des guerres, en perpétuant, à travers ses pratiques quotidiennes, une pédagogie conservatrice, autoritaire et inégalitaire.
    Tel est l'héritage du pédagogue et du militant que fut Célestin Freinet dont on suit ici le cheminement et le mûrissement de la pensée.

    L'année 2016 marque un double anniversaire : celui du cinquantenaire de sa sa mort (1966). Mais aussi l'anniversaire du Front populaire, tant en France qu'en Espagne, dans lesquels Freinet plaça ses espoirs.

    À travers ce choix d'écrits publiés entre 1920 et 1939, se révèle l'actualité des combats d'un instituteur révolutionnaire qui voulait tout à la fois changer le monde et l'école.

    Édition établie et annotée par Catherine Chabrun et Grégory Chambat.

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