GÉOGRAPHIE, ENVIRONNEMENT

  • C'est à une repolitisation des questions urbaines que ce livre, dont le propos est centré sur le devenir des quartiers populaires, aspire à contribuer. Il mobilise en particulier le concept de gentrification, dans la continuité des travaux de la géographie radicale.

    L'auteur vise à remettre à l'avant-plan la violence des logiques de gentrification, à contre-courant des usages aseptisés du terme, mais aussi à s'intéresser à ce qui va contre ces logiques, ce qui les contrecarre, les freine ou leur résiste, par des mobilisations collectives ou par le maintien d'usages populaires de l'espace, remettant ainsi en question l'apparence inéluctable de la gentrification.

  • La plupart des habitants d'un pays développé ne savent pas d'où vient l'eau qui coule au robinet, où partent les déchets jetés à la poubelle, quels types de sols sont sous nos pieds, quand est la prochaine pleine lune, quand planter quels légumes, quel oiseau chante le matin à nos fenêtres.

    Parler de biorégion, c'est se demander où et avec qui nous vivons en ce sens large, pour réapprendre de ces lieux où nous sommes - et pour cohabiter avec d'autres vivants.

    Une biorégion, c'est un lieu de vie où toutes les parties prenantes s'efforcent de vivre ensemble de façon pérenne. En repartant des bassins-versants, des microclimats, des types de sols, de la vitalité de la faune et de la flore, nos territoires habituels se redessinent.

  • Saviez-vous qu'ouvrir le robinet consomme plus d'énergie que d'eau, et qu'éteindre la lumière économise plus d'eau que d'énergie ?
    Si l'on sait que l'eau et l'énergie sont les ressources les plus importantes sur la Terre, on ignore souvent la puissance du lien qui les unit. Michaël Webber nous fait prendre conscience de cette interdépendance et de son rôle clef pour assurer l'avenir de la planète.
    La bonne gestion des ressources naturelles est un nouveau défi pour notre espèce. Et les solutions existent, qu'elles soient technologiques, économiques ou politiques.
    Avec de nombreux exemples puisés dans la vie de tous les jours, ce livre nous montre le chemin vers un monde à la fois durable, sain et prospère. Il ne tient qu'à nous de l'emprunter.

  • La vérité sur les effets dévastateurs pour la santé et l'environnement des engrais azotés de synthèse - Une dénonciation des effets dévastateurs et totalement méconnus, sauf de quelques spécialistes, d'une utilisation massive d'engrais azotés de synthèse. - Une explication du cycle de l'azote, au départ et pendant des centaines de millions d'années totalement inoffensif, jusqu'à ce que l'homme y mette son nez, au début du XXeme siècle. - La description de la transformation d'un nutriment essentiel en un polluant mortel, qui contribue à la pollution de tous les compartiments de l'environnement - air, eau, sols, espaces naturels - et menace notre santé. - Le récit d'une folle course au rendement et d'un bouleversement total de l'agriculture et de l'élevage, tout d'abord dans les pays industrialisés, puis sur toute la planète. - Une menace que de nombreux scientifiques estiment aussi grave que le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité, dont le grand public est très peu, voire pas du tout informé. - Des solutions pour supprimer les excès d'azote : agriculture biologique, productions intégrées, culture de légumineuses... - Une approche très pédagogique, mettant à la portée d'un public non spécialiste des données souvent réservées aux professionnels, par un auteur expert du sujet depuis plus de 40 ans. - Un sujet d'actualité puisque le nitrate d'ammonium, responsable de l'explosion qui a ravagé Beyrouth en août 2020, est le constituant de l'ammonitrate, l'engrais azoté le plus utilisé en France, en cause également dans plusieurs explosions mortelles depuis un siècle, dont celle de l'usine AZF à Toulouse en 2001. - Aucun livre concurrent, sujet inédit et innovant !
    Disponible

  • L'urgence n'est pas seulement climatique, nous disent les auteurs de cet ouvrage. Elle est aussi économique. Les périls écologiques obligent à refonder notre économie, dominée par le capitalisme financier. François Gibert, ex-dirigeant d'entreprise, et Claude Simon, professeur de management, sont tous deux militants écologistes. Leurs parcours singuliers donnent à ce livre une saveur rare où les convictions fortes n'éludent pas les complexités du réel. Ils dessinent une ligne de crête où deux écueils sont à éviter : l'immobilisme et le dirigisme. « Ni angélisme, ni utopisme », proclament-ils. Ils en appellent à une économie de marché régulée, où l'accumulation comme la sphère financière sont bridées. Ce qui doit primer, ce sont les « communs », ces biens non marchands qui font société. Ils proposent de soumettre la création et la répartition des richesses à des impératifs supérieurs : la préservation du climat et de la biodiversité. Un livre engagé et stimulant qui invite au débat.

  • L'Ecologie profonde : un enjeu pour notre époque veut donner un nouveau souffle à la pensée écologique et culturelle. Il montre les limitations de l'environnementalisme, c'est-à-dire pourquoi l'écologisme superficiel, dans ses quatre dimensions (scientifique, militant, politique et pratique), est totalement insuffisant et pourquoi il est nécessaire de le compléter par l'écologie profonde. Il fait le lien entre la situation politique et la pensée philosophique. Dans une société de plus en plus conditionnée et coercitive, il résonne comme un cri de liberté.Il montre les limites de l'écologisme classique relayé par les médias mainstream et la nécessité de retrouver nos racines dans la terre, de modifier nos croyances et de renouveler la pensée écologique.Il se réfère à l'étude sociologique des « créatifs culturels » ; il prône la réhabilitation des valeurs féminines et le respect des animaux et de tous les êtres vivants.Il explique comment la montée générale de la violence nécessite de désacraliser la Science et la Technique, et notamment la déplorable révolution numérique. Il alerte sur les dangers du « tout numérique » pour notre culture, nos liens sociaux, notre santé physique et mentale, le risque de coercition et de perte de libertés.? Une synthèse originale, très documentée sur un sujet peu traité sous forme de livre.? L'auteur dénonce un technoscientisme qui nous mène au transhumanisme et propose une approche scientifique non dogmatique incluant une vision sensible et holistique de l'univers et du monde vivant.? Face au défi de tenir en France un Congrès Mondial de la Nature en janvier 2021, cet ouvrage se veut un bilan partiel de la conscience écologique et un manifeste de contestation radicale.? Un appel à une transition des consciences ouvrant sur un nouveau paradigme, un véritable tournant de civilisation.

  • La proposition du "de base" , cest-à-dire le versement par lEtat dun revenu monétaire sans condition de ressources et dactivité, trouve ces dernières années, et particulièrement aveccrise du Covid-19, un écho grandissant chez nombre dorganisations de gauche et écologiste. Cet ouvrage défend lidée que ce revenu de base (ou d' "", "", "") ne peut en aucun cas être un outil de transformation sociale et écologique.
    Denis Bayon, journaliste à La Décroissance, présente de manière pédagogique les arguments des partisans de cette allocation, démontre quelle est incompatible avec la nécessaire révolution écologique, et propose des pistes alternatives concernant la décroissance, le salaire, lemploi et la démocratie au travail.

  • Face aux signaux alarmants de la crise environnementale globale - changement climatique, effondrement de la biodiversité, dégradation des sols, pollution généralisée, tensions sur l'énergie et les matières premières -, nous fondons nos espoirs sur les technologies « vertes » et le numérique.

    Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies nous conduisent pourtant, à terme, dans l'impasse. Ce livre démonte les mirages des innovations high tech, et propose de questionner la course en avant technologique en développant les low tech, les « basses technologies », plus sobres et plus résilientes. Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais d'explorer les voies possibles vers un système économique et industriel compatible avec les limites planétaires.

  • Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle, voire la fin des conditions propices à la vie telle que nous l'avons connue.

    Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon pluridisciplinaire de ce sujet qu'ils nomment la « collapsologie ». Aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...

  • Si l'on vous dit que « nous sommes tous responsables de la crise écologique », ne le croyez pas, ce n'est pas vrai : c'est pour vous faire oublier que certains le sont infiniment plus que d'autres. Les vrais coupables existent, ce sont les puissants de ce monde, à la tête des multinationales de l'industrie et de la finance qui ruinent la nature et les hommes, possèdent des groupes de presse, financent des lobbies, ne paient pas leurs impôts et orientent les grandes décisions politiques. Qui ose nous faire croire que nous endosserions autant de responsabilités qu'eux dans ce désastre ? Qui a le toupet de prétendre que nous pourrions sauver la planète avec quelques écogestes dérisoires tandis qu'ils la ruinent à coups de milliards ? Ça suffit ! La destruction définitive de nos conditions de vie et de l'avenir de nos enfants par une poignée de criminels irresponsables mérite que nous arrêtions les amabilités. Face à la folie de ceux qui nous dirigent, nous avons le droit - et même le devoir - de nous mettre en colère. Nos émotions ne s'opposent pas à notre raison, notre courroux est sage et notre ire nécessaire. Nous exigeons des mesures d'urgence et nous réclamons justice.

    Bouleversé par la catastrophe écologique, Éric la Blanche est devenu journaliste de presse écrite, écrivain, auteur et scénariste (notamment de la série Bridget Kyoto avec Laure Noualhat) - avec un seul objectif : secouer le cocotier des questions environnementales. Dans cet essai vif et documenté, il analyse sans indulgence la situation de la planète, pose la question du partage des responsabilités, interroge avec humour notre rapport embarrassé à la colère et défend notre droit à l'exprimer. Colère ! est un coup de gueule à la fois drôle et brutal, tendre et revigorant.

  • L'Anthropocène, cette " ère de l'humain ", nous met face à un défi sans précédent dans l'histoire de la Terre. Face à l'anéantissement total de la nature dont nous sommes les artisans, et donc aux dangers qui pèsent sur nos propres conditions d'existence, nous devons façonner une nouvelle éthique de la cohabitation - plus encore : de la solidarité profonde avec tous les autres êtres vivants. Dans ce manifeste, Andreas Weber et Hildegard Kurt posent les jalons de cette pensée neuve, qu'ils appellent " vitalité ".
    Partie intégrante d'un système terrestre où la culture est inséparable de la nature, l'être humain doit désormais se faire créateur. Une responsabilité nouvelle qui nous incombe et que le discours de l'Anthropocène entend affirmer. Plaidant pour une nouvelle politique du vivant, ce texte courageux, lumineux, écrit dans une langue fluide et puissante, touchera tous ceux qui cherchent des réponses à la crise globale que nous traversons.

  • Face à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à « dépasser ses divisions » pour s'unir dans un « pacte écologique ». Cet essai s'attaque à cette idée reçue. Il n'y aura pas de consensus environnemental. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au conFace à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à « dépasser ses divisions ». Cet essai s'attaque à cette idée. Il n'y aura pas de consensus environnemental. Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe à eux pour les porter à incandescence.
    Soit la localisation des décharges toxiques : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d'être enfoui, demandez-vous où vivent les classes populaires et les minorités raciales. Ces inégalités écologiques, dont le « racisme environnemental » est une forme, jouent à l'échelle des pays et à celle du monde.
    « Marchés carbone », « dérivés climatiques », « obligations catastrophe » : les produits financiers « branchés » sur la nature prolifèrent. Faute de s'attaquer à la racine du problème, le néolibéralisme choisit de financiariser l'assurance des risques climatiques. C'est l'essor de la « finance environnementale » comme réponse capitaliste à la crise.
    Surcroît de catastrophes naturelles, déstabilisation des océans, « réfugiés climatiques » par millions à l'horizon 2050... Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d'un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd'hui les militaires. Finie la guerre froide, bienvenue aux « guerres vertes ».
    Cet essai novateur fournit une grille de lecture originale pour saisir les enjeux de la crise écologique. À travers l'exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait oeuvre de futurologie critique.
    Traire à eux pour les porter à incandescence. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d'être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales. Interrogez-vous par la même occasion sur le lieu où se trouvent les quartiers pauvres... Ce « racisme environnemental » qui joue à l'échelle d'un pays vaut aussi à celle du monde.
    « Marchés carbone », « droits à polluer », « dérivés climatiques », « obligations catastrophe » : on assiste à une prolifération des produits financiers « branchés » sur la nature. Faute de s'attaquer à la racine du problème, la stratégie néolibérale choisit de financiariser l'assurance des risques climatiques. C'est l'essor de la « finance environnementale » comme réponse capitaliste à la crise.
    Surcroît de catastrophes naturelles, raréfaction de certaines ressources, crises alimentaires, déstabilisation des pôles et des océans, « réfugiés climatiques » par dizaine de millions à l'horizon 2050... Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d'un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd'hui les militaires occidentaux. Fini la guerre froide, bienvenue aux « guerres vertes ». De La Nouvelle-Orléans au glacier Siachen en passant par la banquise de l'Arctique, l'auteur explore les lieux marquants de cette nouvelle « géostratégie du climat ».
    Cet essai novateur de théorie politique fournit une grille de lecture originale et critique, indispensable pour saisir les enjeux de la crise écologique actuelle. À travers l'exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait oeuvre - salutaire - de futurologie critique.

  • Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, Printemps silencieux a entraîné l'interdiction du DDT aux États- Unis. Cette victoire historique d'un individu contre les lobbies de l'industrie chimique a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste.
    Printemps silencieux est aussi l'essai d'une écologue et d'une vulgarisatrice hors pair. En étudiant l'impact des pesticides sur le monde vivant, du sol aux rivières, des plantes aux animaux, et jusqu'à nos cellules et notre ADN, ce livre constitue l'exposition limpide, abordable par tous, d'une vision écologique du monde.
    Avec plus de 2 000 000 d'exemplaires vendus, Printemps silencieux est un monument de l'histoire culturelle et sociale du 20e siècle.

  • Un manifeste et un guide pratique pour comprendre la "désobéissance fertile", un mouvement qui prône trois principes clefs : - Vivre en nature : devenons gardien d'un territoire et prenons-en soin. - Repenser notre relation à la Nature : nous pouvons agrader notre environnement (arrêtons de penser notre action sur le vivant comme une nécessaire dégradation) - Aller à l'encontre, si nécessaire, des lois écocides : les lois ne nous protègent plus, et pire, elles encadrent la destruction de notre environnement : il est temps d'aller contre elles !

  • Les impacts négatifs de nos choix économiques et sociétaux sur l'environnement font l'objet d'une prise de conscience collective. Au coeur de ces questionnements de nos modes de vie, la préservation du vivre ensemble... au profit d'un monde certes plus frugal, mais solidaire.

    En mai 2019 le Pacte civique, collectif citoyen, lancé il y a une dizaine d'années, a produit une invite sur « le choix de la sobriété », tant elle entretient des rapports essentiels avec la question écologique.
    Une série de contributeurs (plus de 25) - philosophe, élu communal, juriste, entrepreneur, citoyen, engagé ou non, universitaire, représentant d'association, cadre d'entreprise, en reconversion, etc. - ont été conviés à réagir à cette notion, en la confrontant à leur expérience de vie, professionnelle, personnelle. Ils et elles indiquent avec franchise des choix de sobriété qu'ils ont mis en action très concrètement.
    Leurs propos, ainsi rassemblés, mis en regard les uns avec les autres, explorent et confrontent les multiples dimensions de la sobriété : philosophique, individuelle, collective, politique...
    Ce livre propose un débat stimulant. Il est une invitation à y puiser des ressources pour prendre part aux changements annoncés et y coopérer.

  • Dans la première édition de ce livre, Aurélien Barrau nous disait : « La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle. » Dans cette nouvelle édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des oppositions à la pensée écologique et en suggérant de nouvelles voies de résistance pour dépasser l'immobilisme suicidaire.

  • Étonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Næss, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde (deep ecology) par opposition à l'écologie superficielle : née d'une relation intime avec la montagne, cette pensée restitue à tous les êtres vivants et à la nature une valeur intrinsèque, indépendamment de leur utilité pour les êtres humains. Prolongeant la pensée de Spinoza, Næss montre que l'affection pour tout ce qui est vivant ou « écosophie » - et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature - est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste.

  • « Écoutez les scientifiques ! » enjoignait récemment Gratta Thunberg aux députés venus l'écouter à l'Assemblée Nationale. Une fois les conclusions du GIEC admises, il s'agit pour le philosophe Bernard Stiegler et le collectif Internation de mettre à profit la recherche contributive pour répondre rapidement à cette « crise existentielle pour l'humanité ».
    Avec le soutien du prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, qui préface l'ouvrage, ainsi que du professeur au collège de France Alain Supiot, cet essai propose une analyse de cet enjeu à la fois scientifique, économique, politique et social, sur les plans les plus divers, et en vue de lancer une initiative d'ampleur mondiale, dite de recherche contributive, appuyée sur des territoires laboratoires mis en place sur tous les continents. Ensemble, ces chercheurs - qui ont également travaillé avec les mouvements Youth for Climate et Extinction Rebellion - se fixent comme objectif de permettre l'émergence de modèles économiques, sociaux et politiques fondés de part en part sur la lutte contre l'entropie et contre ses diverses formes liées à l'activité humaine, et appelée ici l'anthropie.
    Scientifiques, juristes, économistes, philosophes, artistes, ingénieurs, citoyens... soutiennent que c'est moins une mauvaise volonté viscérale qui empêche que soit entamée la véritable transition permettant de bifurquer vers une économie respectueuse de la biosphère et de la vie qu'une difficulté épistémologique fondamentale, qui tient à l'ignorance des enjeux de l'entropie - et de ce que le GIEC appelle les « forçages anthropiques ».

  • Comment continuer d'habiter ce monde étrange, accéléré, qui préfère le jetable au durable, le virtuel au réel, la nouveauté à la pérennité ? L'architecture peut-elle encore faire sens, à l'heure où se multiplient les villes aseptisées, et où nous vivons toujours plus déconnectés des milieux qui nous accueillent ?
    Dans ce contexte, envisager une « réhabitation biorégionale » de la Terre se veut un geste critique et salvateur à la fois. Il y a urgence à penser une architecture et des sociétés capables de travailler avec les spécificités des environnements qui sont les leurs : en suivant par exemple la chaleur où elle se trouve et en utilisant les pièces différemment selon la saison, en envisageant une place particulière pour la technologie et les écrans afin de garder des espaces ouverts sur le milieu ambiant, en trouvant des alliances nouvelles entre végétal, ensoleillement et ventilation, en ouvrant la possibilité de partager certains lieux avec des insectes, dans le cadre de composts ou potagers domestiques...
    L'éthique biorégionaliste développée dans ce manifeste engagé déplace nos manières de voir le monde et ouvre des pistes radicales, pour remettre l'architecture au service du vivant et de ses territoires, et d'une société plus juste et équitable.

  • Depuis la terrible expérience du confinement, les États comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au « monde d'avant » grâce à une « reprise » aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ?Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.

  • Devant l'ampleur planétaire du désastre, un nouveau mouvement écologiste a émergé au fil des marches pour le climat, des grèves de la jeunesse et des actions de désobéissance. Mais sa stratégie se réduit encore à adresser une demande de transition à de supposés décideurs.

    Pour Désobéissance Écolo Paris, collectif à l'origine des grèves scolaires dans la capitale, on a déjà perdu trop de temps à demander aux pyromanes d'éteindre l'incendie. L'inertie de ce monde n'appelle pas une transition, mais une rupture. Pratiquer une écologie sans transition consiste à interrompre dès maintenant l'oeuvre destructrice de l'économie et à composer les mondes dans lesquels nous voulons vivre. Et cela, d'un même geste.

  • Cet ouvrage d'Ivan Illich s'inscrit dans la publication successive de quatre textes polémiques (Une société sans école, Énergie et équité, La Convivialité et Némésis médicale) qui suscitèrent des débats dans le monde entier. Illich relève que, passé certains seuils, la production de services devient aussi destructrice de la culture que la production de biens matériels l'est de la nature.
    Dans Énergie et équité, Illich se livre à une analyse des transports motorisés comme d'un service qui, loin de se substituer à la consommation de marchandises, provoque au contraire une dépendance accrue à leur égard et n'apparaît en réalité que comme un songe creux, une aporie, un sac de néant. Dans ce texte visionnaire il établit les fondements de ce que sera la pensée écologique moderne.
    Penseur de l'écologie politique, Ivan Illich met en garde ses contemporains contre la crise de l'énergie qui les menace et contre les dérives de la productivité galopante, incontrôlable et dévastatrice pour les structures sociales. Reproduit à l'échelle planétaire, ce modèle énergivore constitue une spirale infernale et aliénante tant sur le plan social que sur le plan environnemental.

  • Reconfigurés par le processus d'hyper industrialisation, les villes et les territoires tentent de répondre aux défis presque inconcevables que constitue l'Anthropocène en se mettant en réseau. Mais les smart cities, généralement présentées comme solution à tous les problèmes urbains, s'imposent sans concertation citoyenne, et leurs promoteurs font de l'espace public un marché privé au détriment de l'intérêt collectif des localités qu'ils disruptent. Cela affecte les conditions de l'aménagement du territoire, de la gestion et des services, tout autant que l'économie urbaine et les politiques locales. Cet ouvrage analyse le problème crucial de la restitution de la souveraineté numérique aux individus et aux puissances publiques face à la montée en puissance des plateformes digitales (GAFAM) et propose une description des profonds changements causés par un déploiement immature des nouvelles technologies digitales.

  • La question des limites environnementales a traversé les XIXe et XXe siècles sans vraiment parvenir à s'imposer. La donne serait-elle en train de changer en ce début de XXIe siècle ? Face à la multiplication des atteintes portées au « système Terre », la communauté scientifique s'est lancée depuis quelques années dans un projet aussi urgent qu'ambitieux : proposer aux décideurs et au grand public un aperçu des principales variables qui déterminent l'équilibre des écosystèmes à l'échelle planétaire. Au-delà du climat et de la biodiversité, ces travaux abordent également des questions moins connues du grand public, comme le déséquilibre des cycles biogéochimiques, le changement d'affectation des sols, l'introduction de polluants d'origine anthropique dans les écosystèmes ou encore l'acidification des océans. Autant d'enjeux pour lesquels la communauté scientifique essaie aujourd'hui de déterminer des frontières à ne pas dépasser si l'humanité veut éviter les risques d'effondrement.

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