PHILOSOPHIE

  • Nous vivons un temps troublé. Que faire pour sortir de l'impasse ? Peut-être un pas de côté, non pour fuir la réalité mais pour considérer nos problèmes sous des angles nouveaux, inattendus, échapper au flot des lieux communs en tâchant de mettre de l'ordre dans le désordre qui nous entoure.
    Tel est l'objectif que poursuivent ces courts essais. Sans prétendre apporter des réponses définitives, ils éclairent nos problèmes, les plus personnels - qu'est-ce que le bonheur ? qu'est-ce qu'être soi-même ? - comme les plus partagés de notre époque - la mondialisation, les fake news.
    Tantôt parcourant des sentiers battus, tantôt frayant des voies nouvelles, ils font entendre des voix devenues souvent inaudibles dans le tintamarre de l'actualité, peut-être aussi contradictoires - pourquoi pas ? En vertu de quoi devrions-nous toujours aller sans délai vers une conclusio

  • On croit tout savoir sur le courage, persuadés que les chemins qui y mènent ont été largement défrichés. Mais en les empruntant, on comprend vite que ces sentiers sont encore très peu balisés. Quels sont les points communs entre le courage de risquer sa peau, de jouer sa réputation, d'affronter l'inconnu ou de mourir dignement ? Le courage d'une mère Teresa partage-t-il les mêmes racines que celui d'un Winston Churchill ou d'un Ernest Shackleton ? Et aujourd'hui, est-il en déclin ?

    En compagnie de philosophes et de scientifiques, de sportifs, aventuriers, secouristes, militaires et héros du quotidien - de Géraldine Fasnacht à Élisabeth Revol, de Mike Horn à Matthieu Ricard, du policier du Raid à monsieur Tout-le-Monde -, Gérard Guerrier part à la découverte du courage. Pourquoi tant de peine ? Parce que le courage fait et continuera à faire la noblesse de l'Homme et parce qu'il ne peut y avoir de bonheur individuel ni de société juste sans courage.

  • Laissez-vous coacher par les penseurs antiques et leur expérience millénaire !

    Cicéron, Sénèque, Aristote, Plutarque... des philosophes incontournables et reconnus qui ont tous traité les grandes problématiques de l'être humain. Malgré le temps et l'espace qui nous séparent, leurs écrits nous prouvent qu'ils faisaient face aux mêmes questionnements que les nôtres. Et s'ils pouvaient nous aider à mieux gérer notre vie de tous les jours ?
    Nicolas Lisimachio explore 6 thématiques au travers de citations des grands penseurs, et ancre leurs propos dans le présent pour proposer une véritable philosophie du quotidien !

  • Le courage de la nuance

    Jean Birnbaum

    • Seuil
    • 11 Mars 2021

    « Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison », disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd'hui, tant l'air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d'ombres où le débat est souvent remplacé par l'invective : chacun, craignant d'y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu'éclairer les esprits.

    Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la «brutalisation» de notre débat public et qui veulent préserver l'espace d'une discussion aussi franche qu'argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d'opposer l'idéologie à l'idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n'est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C'est surtout retrouver l'espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n'y a pas plus radical que la nuance.

  • Marx Hegel

    Guy Debord

    La lecture de Marx et de Hegel fut déterminante dans le processus de réflexion ayant mené à l'écriture de La Société du spectacle. Guy Debord, s'il s'inscrivait dans la tradition de la pensée marxienne, n'était pourtant ni marxiste ni hégélien. Mais il a trouvé chez ces philosophes deux formes de pensée radicales qui répondaient pleinement à ses préoccupations. À l'instar du système théorique de Hegel, capable d'appréhender dans un seul mouvement tout ce qui gouverne l'existence humaine, il s'est attaché à produire une analyse de la société marchande qui s'applique à l'ensemble de son mode de fonctionnement. Quant à Marx et à son entourage, leur parcours et leurs idées constituent pour lui un modèle pour l'organisation de l'activité politique et révolutionnaire de l'Internationale situationniste.
    Néanmoins, les spécificités de chaque auteur, et l'existence de deux dossiers de fiches de lecture bien distincts dans les archives de Guy Debord, ont été respectées dans ce volume constitué de deux parties : la première consacrée à Marx, la seconde à Hegel, l'une et l'autre faisant l'objet d'une postface revenant sur les apports précis de chacun à son oeuvre.

  • La crise sanitaire nous impose de masquer nos visages. Cette mesure sanitaire a un impact sur notre propre perception de nous-mêmes et de notre relation à l'autre car le visage est une porte ouverte sur la nudité de notre être.
    Pierre Dulau et Martin Steffens interrogent la crise actuelle sous un angle social, anthropologique et philosophique et montrent l'importance de son impact sur les relations sociales. Au-delà d'un constat qui peut conduire au désespoir, les auteurs invitent le lecteur à soutenir le regard et dévoilent une stratégie de possible de résistance qui jamais ne nie la gravité de l'épidémie. Un ouvrage qui s'adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre le sens de cette crise et ne souhaitent pas qu'elle fasse de la méfiance et de la prophylaxie les maîtres-mots de notre contrat social.

  • Étienne Garcin a sélectionné une dizaine d'anecdotes, mythes ou images piochés au coeur des oeuvres des plus grands philosophes pour les décrypter et nous permettre de les comprendre. Le bout de cire de Descartes, le pont de Bergson, le garçon de café de Sartre ou la tique de Deleuze sont autant de récits qui méritent d'être contés : ils nous permettent de réfléchir sur la condition humaine et le monde qui nous entoure.
    Cette BD associe rigueur de la pensée et narration ludique. Accessible, elle permet d'entrer facilement dans le jeu de la réflexion philosophique. Car la philosophie parle avant tout des questionnements de tous les jours...

  • La philosophie a-t-elle encore quelque chose à dire à nos peines et des consolations à nous prodiguer ? Ses grands édifices métaphysiques se sont effondrés et les sublimes consolations qu'ils soutenaient ont volé en éclats ; sa parole universelle colle mal à la singularité de nos douleurs ; et elle a appris elle-même à se méfier de toute consolation et de ceux qui en font commerce. Pourquoi l'âme en peine ouvrirait-elle un livre de philosophie ? Et que pourrait encore lui dire la philosophie, qui ne soit pas fausses promesses, dénégations, mépris dissimulé ou simple ignorance de nos souffrances ? Plutôt que de proposer une philosophie de la consolation, ce livre s'interroge sur ce que pourrait encore signifier aujourd'hui une consolation philosophique.

  • Au cours d'un déménagement, Ilaria Gaspari a une révélation : et si les philosophes grecs pouvaient vraiment nous apprendre à vivre ? La voilà qui se lance le défi de prendre au mot les penseurs de l'Antiquité, histoire de remettre de l'ordre dans son appartement et dans sa tête.
    À travers une chronique de six semaines, chacune suivant les préceptes d'une école philosophique différente, la jeune femme nous entraîne dans une expérience existentielle étonnante, tantôt grave, tantôt désopilante, et toujours empreinte de sagesse.
    Un exercice jubilatoire qui nous enseigne que la philosophie, loin d'être inutile, a quelque chose à voir avec le bonheur.

  • « La démocratie, c'est le contraire de la tyrannie. » « Quand on veut, on peut. » « Il ne faut pas se fier aux apparences. » Tout cela est évident ! Qui pourrait le nier ? Eh bien... les philosophes !
    Julia de Funès propose un coup de philo comme on donnerait un bon coup de balai, pour rétablir la vérité sur certaines expressions toutes faites qui feraient sûrement blêmir Kant, Descartes, Aristote ou Spinoza.

    40 idées reçues passées au crible de la pensée philosophique.

  • Être en vie, c'est avoir le temps. Pourtant, rien n'est plus courant que le sentiment de n'avoir pas le temps. Qu'est-ce, alors, que cet avoir que l'on n'a pas ? Pour le savoir, on montre comment le temps de l'individu est transformé par les quatre grandes valeurs du temps portées par la civilisation occidentale : le Destin (impératif biologique de la vie à la mort), le Progrès (impératif de l'avenir), l'Hypertemps (tyrannie du présent et du technocapitalisme) et le Délai (compte à rebours de la possible catastrophe écologique). Ces quatre formes temporelles se liguent le plus souvent contre nous pour nous empêcher de vivre. Jamais aucune civilisation n'a vécu l'antagonisme d'autant de conceptions du temps incompatibles, qu'il nous faut pourtant concilier. Avoir le temps se révèle donc comme le défi humain par excellence : celui de faire de cette quantité d'avoir une oeuvre de qualité.

  • Arnold Gehlen (1904-1976) est l'un des protagonistes majeurs, à côté de Max Scheler et de Helmuth Plessner, de l'anthropologie philosophique, vaste courant encore méconnu qui a traversé le XXe siècle en dialoguant avec la plupart des écoles philosophiques et sociologiques allemandes, de la phénoménologie à l'école de Francfort.
    Son maître-ouvrage L'Homme, paru en 1940, est considéré comme l'un des trois livres fondateurs de ce courant, à côté de La Situation de l'homme dans l'univers, de Scheler (1928) et des Degrés de l'organique et l'Homme, de Plessner (1928). Il interroge la place spécifique de l'homme comme organisme vivant dans la nature, selon une approche qui croise les sciences de son temps, la tradition philosophique de l'idéalisme allemand et le pragmatisme américain. Le concept de l'homme comme «être déficient», biologiquement inadapté, met en relief sa constitution physique particulière, ouverte au monde, par contraste avec la morphologie de l'animal, corrélée à son milieu naturel. L'homme, cet orphelin de la nature, survit en compensant ses déficiences biologiques initiales par l'action, laquelle lui permet d'élaborer une «nature artificielle».
    Cette anthropologie de l'action débouche sur une théorie des institutions que Gehlen allait développer par la suite et dont il propose une première esquisse dans ce livre.

  • Communisme ou barbarie, l'alternative est a` nouveau sous nos yeux, peut-e^tre me^me l'est-elle pour la premie`re fois a` ce degre ? d'acuite ? . Cette fois c'est la plane`te elle-me^me qui nous somme. Ou pluto^t la plane`te telle que nous nous la rendons a` nous-me^mes inhabitables. Sur ce front-la`, on ne tergiverse pas, on ne ne ? gocie pas, on n'atermoie pas. Le changement climatique est en marche et, pour la premie`re fois, la Covid-19 nous a fait apercevoir que nous n'aurions pas seulement a` en souffrir les canicules, les e ? pisodes me ? te ? orologiques extre^mes ou les pieds dans l'eau, mais e ? galement la libe ? ration de virus dont celui qui nous met presque a` genoux en ce moment est sans doute l'un des plus "be ? nins" .
    Pose ? e l'urgence de la situation, c'est l'urgence de penser la situation qui est pose ? e avec elle. Mais peut- e^tre "penser" n'est-il pas le mot le plus approprie ? quand il s'agit de donner le plus de chances a` la bonne branche de la bifurcation. "Imaginer" pourrait e^tre meilleur. Car la politique, de`s lors qu'elle n'a pas pour seule ambition de reconduire l'ordre des choses a` l'identique, au moment me^me ou` elle fait face a` l'obli- gation impe ? rieuse de faire advenir du radicalement diffe ? rent, la politique, donc, est affaire d'imagina- tion, au sens litte ? ral du mot : d'offrir des images.
    Ou des figures. Aller vers un avenir suppose de s'en e^tre donne ? des figures. C'est ce que ce livre s'essaye a` faire, a` partir d'une position de principes fondamentaux, dont le premier e ? nonce qu'une socie ? te ? communiste a pour devoir de relever les individus de la pre ? carite ? , de les libe ? rer de l'angoisse des lendemains dans laquelle le marche ? capitaliste, qui de ? tient toutes les donne ? es de leur reproduction mate ? rielle, les plonge ine ? vitablement - et l'effrayante crise sociale qui s'annonce a` la suite de la crise sanitaire se chargera d'en donner l'illustration.
    L'instrument de cette libe ? ration s'appelle "la garantie e ? conomique ge ? ne ? rale" . Elle est directement inspire ? e des travaux de Bernard Friot sur le "salaire a` vie" . Et se pose tre`s explicitement la question d'un nouveau mode de production, c'est-a`-dire des nouveaux rapports sociaux propres a` soutenir une division du travail de ? veloppe ? e en ses multiples e ? chelles : du local au global.
    Sous cette condition, tous les rapports sociaux peuvent e^tre repense ? s - et en l'occurrence les rapports du capitalisme abolis : rapport salarial, rapports de proprie ? te ? prive ? e des moyens de production, rapports financiers. C'est ici qu'aident les figures : a` donner des images de ces perspectives constamment renvoye ? es au registre de "l'utopie" . La` ou` les figurations progressent, les disqualifications par l'utopie s'effacent.
    Mais c ? a n'est pas tout d'avoir des figures : il faut aussi imaginer les trajectoires politiques qui permettent de les rejoindre. Au moins en poser les donne ? es fonda- mentales : le type de re ? sistance que la bourgeoisie opposera a` la disparition de son monde, le type de dynamique politique que cette re ? sistance appellera, le type de bloc social a` constituer pour pre ? valoir, notam- ment les alliances a` passer entre luttes anticapita- listes et luttes antiracistes, enfin la manie`re dont se rede ? ploie la question internationaliste.

  • L'art de la douceur

    Collectif

    • Bayard
    • 7 Octobre 2020

    Compétition, évaluation, performances, voilà des termes qui marquent notre vie aujourd'hui et nous empêchent de vivre une présence au monde simple et bonne. Avec cette nouvelle collection, nous voulons mettre en avant des valeurs et des vertus qui aident chacun à vivre et à prendre sa place, en toute plénitude, dans la société d'aujourd'hui. Dans chaque ouvrage sont rassemblés des textes courts de grands auteurs ; philosophes, théologiens, Pères de l'Eglise, écrivains, poètes ...
    Qui constituent une anthologie non exhaustive, mais pertinente, étonnante, accessible.

  • Oeuvres t.4 ; éthique

    Spinoza

    Ce volume contient l'édition critique et la traduction française de l'Ethica, munies d'une introduction, de notes et de deux annexes (sur les mathématiques et la physique).
    L'établissement du texte par Fokke Akkerman et Piet Steenbakkers prend pour base l'édition latine des Opera posthuma de 1677, confrontée avec la version néérlandaise des Nagelate Schriften et avec le manuscrit récemment découvert dans les archives du Vatican - seul témoin connu de l'état du travail en 1675, transcrit par un ami de Spinoza (van Gent) à l'usage d'un autre (Tschirnhaus) et demeuré inconnu jusqu'en 2010. La traduction de Pierre-François Moreau met en application les principes définis pour la série des oeuvres de Spinoza, fondés sur la recherche de la cohérence lexicale et c onceptuelle et sur l'analyse des écarts sémantiques. Elle établit la première édition française du livre le plus célèbre de Spinoza prenant en compte les apports du manuscrit découvert en 2010.

  • Depuis Platon, la philosophie est une affaire de mecs en mal de muscles, et pour lesquels le concept est un substitut au zguègue. Par bonheur, l'histoire de cette discipline est truffée de gonzesses qui n'eurent pas eu froid aux yeux et montèrent à l'assaut de l'Olympe phallocratique de la pensée. De furieuses gisquettes s'ingénièrent à débusquer la supercherie sexiste et à voler l'héritage aux hommes, d'autres s'appliquèrent joyeusement à le démolir.
    D'autres encore se mirent à philosopher par-delà femme et mâle, dans un pétaradant carambolage de concepts transgenres. C'est de tous ces phénomènes oubliés qu'on va causer, en dressant les portraits de ces mauvaises filles, goudous, travelos, couires, petits pédés et grandes folles qui s'amusèrent au chamboul'-tout bousculant la respectabilité de la vieille dame philosophie pour la convertir en meneuse de revue d'un cabaret conceptuel d'un nouveau genre.

  • Le Jeu de la guerre de Guy Debord. L'émancipation comme projet. On connaît Guy Debord pour avoir été poète, cinéaste, artiste, théoricien révolutionnaire, directeur de revue et fondateur de mouvements d'avant-garde. Mais il a surtout été stratège. Qu'entend-on par là ? Qu'il a utilisé la poésie, le cinéma, la théorie et l'avant-garde dans le cadre d'un conflit avec la société de son temps. Un objet en particulier dans la production de Guy Debord répond de cet objectif : le Jeu de la guerre, qui avait pour vocation d'aiguiser le sens stratégique et la conscience d'une lutte à mener. Au milieu des années 1950, Debord conçoit un jeu constitué d'un plateau quadrillé et de pions représentant les diverses unités d'une armée. En tant que modélisation de la guerre, ce jeu participe des recherches situationnistes sur l'environnement construit, la vie aliénée et les moyens de s'en émanciper. Tout au long de sa vie, Debord s'y exerce et cherche à le diffuser en dehors des cercles situationnistes. À l'heure où le design - qu'il soit d'objets, de systèmes, d'interfaces ou d'expériences - tend à envahir les discours et à englober de plus en plus de champs de l'activité créative, technique, sociale et économique, et alors que l'art ne cesse de repenser les conditions de sa validité critique, Emmanuel Guy propose ici une réflexion sur le rôle de la stratégie dans tout projet d'émancipation.

  • De la quasi-épouse d'un jour Mathilde Trampedach à la relation platonique avec Louise Ott, du triangle amoureux avec Lou Salomé et Paul Re´e à la passion pour Cosima Wagner : les amours que Nietzsche décrit dans ses lettres sont à la fois improbables et tragiques, décousues et légendaires. Le théoricien de la volonté de puissance s'abandonne à des élans de tendresse qui laissent entrevoir l'irréductible innocence de l'homme qui a fait exploser la pensée occidentale.

  • La nature et les mondes

    Marcel Conche

    Pour le philosophe, la vérité est au bout d´un long chemin de réflexions, de méditations, d´analyses. Mais il y a ce qui lui est offert dès qu´il ouvre sa fenêtre le matin : la nature et, avec la nature, la beauté - beauté du ciel et des paysages, des fleuves et des étangs, beauté de la nature elle-même en sa splendeur calme. La vérité est un point d´arrivée, la beauté est un point de départ, car la découverte des beautés du monde est sans fin.

  • Kaamelott fourmille de références philosophiques : les définitions du pouvoir d'Arthur et Léodagan rappellent les modèles de contrat social de Rousseau et de Hobbes, la Dame du Lac interroge l'existence de Dieu à la Descartes... Quant à Perceval, sa conception bien à lui du monde qui l'entoure n'est pas sans rappeler les réflexions sur l'absurde d'Albert Camus. Sans compter les références philosophiques qui habitent tous les autres personnages loufoques de cet univers que nous adorons depuis leur apparition il y a une dizaine d'années.

  • Une introduction fascinante et inspirante à la philosophie, où les grandes questions sont abordées au cours des promenades quotidiennes de l'auteur et de son chien. Un éclairage original sur le sens de la vie et l'accès au bonheur.
    Monty est un chien comme n'importe quel autre. Bichon maltais ébouriffé et grincheux, il aime aboyer à la vue de ses congénères et renifler les arbres. Mais, après une énième confrontation avec le rottweiler local, son maître réalise qu'il est temps de lui faire comprendre ce qui fait de lui un bon ou un mauvais chien.
    S'inspirant des pitreries de Monty, Anthony McGowan nous entraîne dans une balade aussi désopilante qu'instructive à travers les grands débats de la philosophie. Kant convaincra-t-il Monty d'arrêter de voler du gâteau ? Combien de temps supporteront-ils que Socrate réfute chaque argument ? Mais aussi, d'un point de vue plus existentiel : y a-t-il un Dieu ? La vie a-t-elle un sens ?
    Dans cette vision unique et divertissante de la morale et de l'éthique, le duo s'est donné pour mission de découvrir qui du maître ou du chien tient le bon bout du bâton éthique et comment accomplir au mieux sa propre vie. Au terme de la dernière promenade, Monty et le lecteur auront non seulement résolu quelques énigmes philosophiques, mais également absorbé sans s'en rendre compte une large part d'histoire de la philosophie occidentale.

  • Et si l'oeuvre la plus importante de Simone de Beauvoir était ... sa vie ?

    Cette biographie de Simone de Beauvoir est tout à fait inédite, tant dans sa forme que dans son ambition : faire découvrir Simone de Beauvoir à une génération de lectrices et de lecteurs agé.es de 16 à 35 ans qui ne l'ont jamais lue, ou même ne la connaissent pas. Sans hésiter à faire descendre la « grande Simone » de son piédestal pour en faire une femme qui a commis des erreurs, qui parfois les a reconnues (et parfois non), bref une femme (presque) comme les autres, Oh, Simone ! met en lien la vie et l'oeuvre de Simone de Beauvoir, rend ainsi cette dernière accessible au plus grand nombre.

    Simone de Beauvoir a beau nous avoir quitté.es il y a plus de 30 ans, sa pensée, ses questionnements et ses réflexions demeurent plus que jamais actuels. Son engagement féministe, ses activités politiques, ses essais philosophiques, son oeuvre littéraire ou tout simplement la façon dont elle a choisi de vivre sa vie : tout vaut la peine d'être découvert.

    Une question traverse le livre de bout en bout : et si l'oeuvre la plus importante de Simone de Beauvoir était finalement sa vie, une vie qui l'a vue s'émanciper d'une tutelle parentale extrêmement conservatrice, puis de la tutelle intellectuelle de Jean-Paul Sartre pour vivre libre la vie intellectuelle et amoureuse qu'elle voulait mener ?

    Pour répondre à cette question, cet essai très documenté, dynamique et plein de surprises s'articule autour de six parties : Devenir, Aimer, Penser, Écrire, Agir, Lutter.

    Voici ce que propose Oh, Simone : penser, lire, apprendre, aimer et rire (promis !) avec Simone de Beauvoir, une femme résolument moderne.

  • «Les vieillards sont-ils des hommes ? À voir la manière dont notre société les traite, il est permis d'en douter. Elle admet qu'ils n'ont ni les mêmes besoins ni les mêmes droits que les autres membres de la collectivité puisqu'elle leur refuse le minimum que ceux-ci jugent nécessaire ; elle les condamne délibérément à la misère, aux taudis, aux infirmités, à la solitude, au désespoir. Pour apaiser sa conscience, ses idéologues ont forgé des mythes, d'ailleurs contradictoires, qui incitent l'adulte à voir dans le vieillard non pas son semblable mais un autre. Il est le Sage vénérable qui domine de très haut ce monde terrestre. Il est un vieux fou qui radote et extravague. Qu'on le situe au-dessus ou en dessous de notre espèce, en tout cas on l'en exile. Mais plutôt que de déguiser la réalité, on estime encore préférable de radicalement l'ignorer : la vieillesse est un secret honteux et un sujet interdit. Quand j'ai dit que j'y consacrais un livre, on s'est le plus souvent exclamé : "Quelle idée ! C'est triste ! C'est morbide !" C'est justement pourquoi j'ai écrit ces pages. J'ai voulu décrire en vérité la condition de ces parias et la manière dont ils la vivent, j'ai voulu faire entendre leur voix ; on sera obligé de reconnaître que c'est une voix humaine. On comprendra alors que leur malheureux sort dénonce l'échec de toute notre civilisation : impossible de le concilier avec la morale humaniste que professe la classe dominante. Celle-ci n'est pas seulement responsable d'une "politique de la vieillesse" qui confine à la barbarie. Elle a préfabriquée ces fins de vie désolées ; elles sont l'inéluctable conséquence de l'exploitation des travailleurs, de l'atomisation de la société, de la misère d'une culture réservée à un mandarinat. Elles prouvent que tout est à reprendre dès le départ : le système mutilant qui est le nôtre doit être radicalement bouleversé. C'est pourquoi on évite si soigneusement d'aborder la question du dernier âge. C'est pourquoi il faut briser la conspiration du silence : je demande à mes lecteurs de m'y aider.» Simone de Beauvoir.

  • Ce livre aborde l'expérience de la solitude. Non pas cette espèce de solitude qu'est l'isolement médiatique dû à la faible diffusion, à la modeste réception d'une oeuvre faite de nombreux livres. La « notoriété », simple valeur honorifique, ne saurait être par elle-même une valeur digne d'intérêt puisqu'elle ne concerne que des individus considérés seulement dans leur « amour propre », cette libre attitude si détestable, si égocentrique et donc si peu apte à fonder quelque éthique que ce soit.
    La solitude à laquelle je songe est ce sentiment d'isolement et de séparation qui peut survenir en chacun à l'occasion d'une épreuve douloureuse qui ne pourrait être partagée, ou d'une situation sociale de crise ou de conflit, ou bien encore de heurt des « identités ».
    Cette solitude, que j'ai parfois vécue (comme beaucoup d'autres) avec une grande intensité, était « sociale », mais comportait des strates implicites de nature affective : solitude dans les relations sociales, face, par exemple, à l'indifférence profonde de mes contemporains à l'égard d'événements dramatiques survenus en des régions lointaines et me concernant au plus profond de moi-même ; solitude parfois aggravée et soulignée par une séparation affective, une divergence existentielle au coeur même de la relation. Cette double solitude a motivé en moi un redoublement, une focalisation particulière de la conscience de moi-même. J'en vins à me demander quels moyens étaient à ma disposition pour surmonter cette « crise » de la relation.

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