ENVIRONNEMENT & CLIMAT

 

Rapport du Giec, août 2021 : « Le changement climatique nous engage dans un voyage sans retour, et nous entrons en territoire inconnu mais nous pouvons encore décider du chemin que nous avons à prendre. » ⁦

Mickaël Correia
Journaliste et auteur

  • bifurquer Nouv.

    « Écoutez les scientifiques ! » enjoignait récemment Gratta Thunberg aux députés venus l'écouter à l'Assemblée Nationale. Une fois les conclusions du GIEC admises, il s'agit pour le philosophe Bernard Stiegler et le collectif Internation de mettre à profit la recherche contributive pour répondre rapidement à cette « crise existentielle pour l'humanité ».
    Avec le soutien du prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, qui préface l'ouvrage, ainsi que du professeur au collège de France Alain Supiot, cet essai propose une analyse de cet enjeu à la fois scientifique, économique, politique et social, sur les plans les plus divers, et en vue de lancer une initiative d'ampleur mondiale, dite de recherche contributive, appuyée sur des territoires laboratoires mis en place sur tous les continents. Ensemble, ces chercheurs - qui ont également travaillé avec les mouvements Youth for Climate et Extinction Rebellion - se fixent comme objectif de permettre l'émergence de modèles économiques, sociaux et politiques fondés de part en part sur la lutte contre l'entropie et contre ses diverses formes liées à l'activité humaine, et appelée ici l'anthropie.
    Scientifiques, juristes, économistes, philosophes, artistes, ingénieurs, citoyens... soutiennent que c'est moins une mauvaise volonté viscérale qui empêche que soit entamée la véritable transition permettant de bifurquer vers une économie respectueuse de la biosphère et de la vie qu'une difficulté épistémologique fondamentale, qui tient à l'ignorance des enjeux de l'entropie - et de ce que le GIEC appelle les « forçages anthropiques ».

  • L'Ecologie profonde : un enjeu pour notre époque veut donner un nouveau souffle à la pensée écologique et culturelle. Il montre les limitations de l'environnementalisme, c'est-à-dire pourquoi l'écologisme superficiel, dans ses quatre dimensions (scientifique, militant, politique et pratique), est totalement insuffisant et pourquoi il est nécessaire de le compléter par l'écologie profonde. Il fait le lien entre la situation politique et la pensée philosophique. Dans une société de plus en plus conditionnée et coercitive, il résonne comme un cri de liberté.Il montre les limites de l'écologisme classique relayé par les médias mainstream et la nécessité de retrouver nos racines dans la terre, de modifier nos croyances et de renouveler la pensée écologique.Il se réfère à l'étude sociologique des « créatifs culturels » ; il prône la réhabilitation des valeurs féminines et le respect des animaux et de tous les êtres vivants.Il explique comment la montée générale de la violence nécessite de désacraliser la Science et la Technique, et notamment la déplorable révolution numérique. Il alerte sur les dangers du « tout numérique » pour notre culture, nos liens sociaux, notre santé physique et mentale, le risque de coercition et de perte de libertés.? Une synthèse originale, très documentée sur un sujet peu traité sous forme de livre.? L'auteur dénonce un technoscientisme qui nous mène au transhumanisme et propose une approche scientifique non dogmatique incluant une vision sensible et holistique de l'univers et du monde vivant.? Face au défi de tenir en France un Congrès Mondial de la Nature en janvier 2021, cet ouvrage se veut un bilan partiel de la conscience écologique et un manifeste de contestation radicale.? Un appel à une transition des consciences ouvrant sur un nouveau paradigme, un véritable tournant de civilisation.

  • Face aux signaux alarmants de la crise environnementale globale - changement climatique, effondrement de la biodiversité, dégradation des sols, pollution généralisée, tensions sur l'énergie et les matières premières -, nous fondons nos espoirs sur les technologies « vertes » et le numérique.

    Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies nous conduisent pourtant, à terme, dans l'impasse. Ce livre démonte les mirages des innovations high tech, et propose de questionner la course en avant technologique en développant les low tech, les « basses technologies », plus sobres et plus résilientes. Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais d'explorer les voies possibles vers un système économique et industriel compatible avec les limites planétaires.

  • Un manifeste et un guide pratique pour comprendre la "désobéissance fertile", un mouvement qui prône trois principes clefs : - Vivre en nature : devenons gardien d'un territoire et prenons-en soin. - Repenser notre relation à la Nature : nous pouvons agrader notre environnement (arrêtons de penser notre action sur le vivant comme une nécessaire dégradation) - Aller à l'encontre, si nécessaire, des lois écocides : les lois ne nous protègent plus, et pire, elles encadrent la destruction de notre environnement : il est temps d'aller contre elles !

  • Tout commence par une question simple :
    Pourquoi le dérèglement climatique est-il absent de notre littérature contemporaine ?
    Le réchauffement climatique est un nouveau type d'événement, difficile à se représenter, car incompatible avec les récits et l'imaginaire qui ont structuré notre monde.
    Ce phénomène constitue la réfutation de nos récits, de nos histoires et de nos mythes modernes. Ghosh nous invite donc à un remaniement de nos cadres narratifs.
    D'abord en inventant une nouvelle littérature, qui en finisse avec le réalisme bourgeois d'une Nature immuable, située à l'arrière-plan des actions humaines.
    Ensuite en réécrivant l'histoire de la modernité, pour en finir avec le mythe d'une industrialisation uniquement menée par les pays du Nord.
    Enfin en interrogeant les États-nations, dont la structure impériale est indissociable de la débauche énergétique et du réchauffement climatique.

  • Les calottes de glace sont-elles éternelles ? Comment le climat des 1 000 dernières années a-t-il évolué ? En quoi le changement produit par l'homme est-il inédit ? Comment les gaz à effet de serre influencent-ils le climat ? La sécurité alimentaire est-elle en danger ? La France est-elle un bon élève du climat ?
    Le changement climatique en cours constitue un défi majeur pour l'humanité. La température a augmenté d'1.2° C en moins d'un siècle. Le niveau marin grimpe sous l'effet du réchauffement des eaux et de la fonte des glaces. Les vagues de chaleur battent des records de température, la biodiversité est durement touchée. Pourtant, depuis le premier rapport du GIEC, puis la signature de la convention-cadre de l'ONU en 1992, le CO2 continue de monter. Parce que les politiques à déployer réclament des transformations économiques, sociales, culturelles et technologiques d'une telle envergure qu'elles se heurtent à des intérêts puissants, aux menaces sur nos emplois et nos modes de vie.
    En 100 questions/réponses, ce livre donne les repères indispensables pour comprendre l'évolution climatique de la Terre et les risques concrets pour nos sociétés afin que chaque citoyen prenne la mesure des changements en cours et agisse.

  • Les impacts négatifs de nos choix économiques et sociétaux sur l'environnement font l'objet d'une prise de conscience collective. Au coeur de ces questionnements de nos modes de vie, la préservation du vivre ensemble... au profit d'un monde certes plus frugal, mais solidaire.

    En mai 2019 le Pacte civique, collectif citoyen, lancé il y a une dizaine d'années, a produit une invite sur « le choix de la sobriété », tant elle entretient des rapports essentiels avec la question écologique.
    Une série de contributeurs (plus de 25) - philosophe, élu communal, juriste, entrepreneur, citoyen, engagé ou non, universitaire, représentant d'association, cadre d'entreprise, en reconversion, etc. - ont été conviés à réagir à cette notion, en la confrontant à leur expérience de vie, professionnelle, personnelle. Ils et elles indiquent avec franchise des choix de sobriété qu'ils ont mis en action très concrètement.
    Leurs propos, ainsi rassemblés, mis en regard les uns avec les autres, explorent et confrontent les multiples dimensions de la sobriété : philosophique, individuelle, collective, politique...
    Ce livre propose un débat stimulant. Il est une invitation à y puiser des ressources pour prendre part aux changements annoncés et y coopérer.

  • Petit manuel de savoir-vivre écologiste au quotidien.

    Comment protéger les écosystèmes, la biodiversité, et l'environnement en général, afin de permettre aux sociétés d'y vivre ?
    Comment préserver la planète en ayant un comportement écologiste ?

  • Si l'on vous dit que « nous sommes tous responsables de la crise écologique », ne le croyez pas, ce n'est pas vrai : c'est pour vous faire oublier que certains le sont infiniment plus que d'autres. Les vrais coupables existent, ce sont les puissants de ce monde, à la tête des multinationales de l'industrie et de la finance qui ruinent la nature et les hommes, possèdent des groupes de presse, financent des lobbies, ne paient pas leurs impôts et orientent les grandes décisions politiques. Qui ose nous faire croire que nous endosserions autant de responsabilités qu'eux dans ce désastre ? Qui a le toupet de prétendre que nous pourrions sauver la planète avec quelques écogestes dérisoires tandis qu'ils la ruinent à coups de milliards ? Ça suffit ! La destruction définitive de nos conditions de vie et de l'avenir de nos enfants par une poignée de criminels irresponsables mérite que nous arrêtions les amabilités. Face à la folie de ceux qui nous dirigent, nous avons le droit - et même le devoir - de nous mettre en colère. Nos émotions ne s'opposent pas à notre raison, notre courroux est sage et notre ire nécessaire. Nous exigeons des mesures d'urgence et nous réclamons justice.

    Bouleversé par la catastrophe écologique, Éric la Blanche est devenu journaliste de presse écrite, écrivain, auteur et scénariste (notamment de la série Bridget Kyoto avec Laure Noualhat) - avec un seul objectif : secouer le cocotier des questions environnementales. Dans cet essai vif et documenté, il analyse sans indulgence la situation de la planète, pose la question du partage des responsabilités, interroge avec humour notre rapport embarrassé à la colère et défend notre droit à l'exprimer. Colère ! est un coup de gueule à la fois drôle et brutal, tendre et revigorant.

  • Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui lui-même aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions.
    À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son « stade suprême ». Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumineuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins « authentiques » collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le coeur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.
    Chemin faisant, le livre évoque la théorie des besoins de Karl Marx, André Gorz et Agnes Heller. Pour ces auteurs, les besoins « authentiques » ont un potentiel révolutionnaire. Comme disait Marx, « une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ».

  • La question des limites environnementales a traversé les XIXe et XXe siècles sans vraiment parvenir à s'imposer. La donne serait-elle en train de changer en ce début de XXIe siècle ? Face à la multiplication des atteintes portées au « système Terre », la communauté scientifique s'est lancée depuis quelques années dans un projet aussi urgent qu'ambitieux : proposer aux décideurs et au grand public un aperçu des principales variables qui déterminent l'équilibre des écosystèmes à l'échelle planétaire. Au-delà du climat et de la biodiversité, ces travaux abordent également des questions moins connues du grand public, comme le déséquilibre des cycles biogéochimiques, le changement d'affectation des sols, l'introduction de polluants d'origine anthropique dans les écosystèmes ou encore l'acidification des océans. Autant d'enjeux pour lesquels la communauté scientifique essaie aujourd'hui de déterminer des frontières à ne pas dépasser si l'humanité veut éviter les risques d'effondrement.

  • Le terme de "superyacht" désigne une embarcation dépassant 24 mètres, voire désormais 30 mètres, sous l'effet d'une course à l'allongement. Au début de ce siècle, il existait environ 2 250 vaisseaux de ce type dans le monde ; deux décennies et une crise financière plus tard, il y en a plus du double. Loin d'être anecdotique (en France, moins de 0, 01 % des immatriculations de véhicules maritimes à moteur sont concernées), la pratique de la plaisance de luxe, apparue au milieu du xixe siècle, met en évidence la sécession sociale et environnementale des plus riches.
    Non pas caprice, excentricité, lubie de milliardaires au mode de vie extravagant ; mais reflet, expression, indice du monde comme il va. Non pas démesure, mais mesure - celle du délire général qui a pour nom "ordre social" . Forme contemporaine de la "réclusion ostentatoire" , la plaisance de luxe nous conduit tout droit aux grandes questions de notre temps - notamment à la reconnaissance juridique de l'écocide comme crime international.
    De la lutte des classes à la surconsommation des riches, de la fraude fiscale à la délinquance environnementale, du greenwashing à la gestion différentielle des illégalismes : tirer le fil du superyachting, c'est dévider toute la pelote du capitalisme fossile.

  • La vérité sur les effets dévastateurs pour la santé et l'environnement des engrais azotés de synthèse - Une dénonciation des effets dévastateurs et totalement méconnus, sauf de quelques spécialistes, d'une utilisation massive d'engrais azotés de synthèse. - Une explication du cycle de l'azote, au départ et pendant des centaines de millions d'années totalement inoffensif, jusqu'à ce que l'homme y mette son nez, au début du XXeme siècle. - La description de la transformation d'un nutriment essentiel en un polluant mortel, qui contribue à la pollution de tous les compartiments de l'environnement - air, eau, sols, espaces naturels - et menace notre santé. - Le récit d'une folle course au rendement et d'un bouleversement total de l'agriculture et de l'élevage, tout d'abord dans les pays industrialisés, puis sur toute la planète. - Une menace que de nombreux scientifiques estiment aussi grave que le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité, dont le grand public est très peu, voire pas du tout informé. - Des solutions pour supprimer les excès d'azote : agriculture biologique, productions intégrées, culture de légumineuses... - Une approche très pédagogique, mettant à la portée d'un public non spécialiste des données souvent réservées aux professionnels, par un auteur expert du sujet depuis plus de 40 ans. - Un sujet d'actualité puisque le nitrate d'ammonium, responsable de l'explosion qui a ravagé Beyrouth en août 2020, est le constituant de l'ammonitrate, l'engrais azoté le plus utilisé en France, en cause également dans plusieurs explosions mortelles depuis un siècle, dont celle de l'usine AZF à Toulouse en 2001. - Aucun livre concurrent, sujet inédit et innovant !
    Disponible

  • L'Anthropocène, cette " ère de l'humain ", nous met face à un défi sans précédent dans l'histoire de la Terre. Face à l'anéantissement total de la nature dont nous sommes les artisans, et donc aux dangers qui pèsent sur nos propres conditions d'existence, nous devons façonner une nouvelle éthique de la cohabitation - plus encore : de la solidarité profonde avec tous les autres êtres vivants. Dans ce manifeste, Andreas Weber et Hildegard Kurt posent les jalons de cette pensée neuve, qu'ils appellent " vitalité ".
    Partie intégrante d'un système terrestre où la culture est inséparable de la nature, l'être humain doit désormais se faire créateur. Une responsabilité nouvelle qui nous incombe et que le discours de l'Anthropocène entend affirmer. Plaidant pour une nouvelle politique du vivant, ce texte courageux, lumineux, écrit dans une langue fluide et puissante, touchera tous ceux qui cherchent des réponses à la crise globale que nous traversons.

  • Étonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Næss, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde (deep ecology) par opposition à l'écologie superficielle : née d'une relation intime avec la montagne, cette pensée restitue à tous les êtres vivants et à la nature une valeur intrinsèque, indépendamment de leur utilité pour les êtres humains. Prolongeant la pensée de Spinoza, Næss montre que l'affection pour tout ce qui est vivant ou « écosophie » - et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature - est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste.

  • Cet ouvrage d'Ivan Illich s'inscrit dans la publication successive de quatre textes polémiques (Une société sans école, Énergie et équité, La Convivialité et Némésis médicale) qui suscitèrent des débats dans le monde entier. Illich relève que, passé certains seuils, la production de services devient aussi destructrice de la culture que la production de biens matériels l'est de la nature.
    Dans Énergie et équité, Illich se livre à une analyse des transports motorisés comme d'un service qui, loin de se substituer à la consommation de marchandises, provoque au contraire une dépendance accrue à leur égard et n'apparaît en réalité que comme un songe creux, une aporie, un sac de néant. Dans ce texte visionnaire il établit les fondements de ce que sera la pensée écologique moderne.
    Penseur de l'écologie politique, Ivan Illich met en garde ses contemporains contre la crise de l'énergie qui les menace et contre les dérives de la productivité galopante, incontrôlable et dévastatrice pour les structures sociales. Reproduit à l'échelle planétaire, ce modèle énergivore constitue une spirale infernale et aliénante tant sur le plan social que sur le plan environnemental.

  • Que se trame-t-il exactement sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes ?

    Notre anthropologue dessinateur mène l'enquête : s'agit-il d'un kyste peuplé de hippies violents ? Trop drogués pour comprendre qu'il faut partir puisque le projet d'aéroport est abandonné ? Ou de l'avant-poste, en Occident, d'un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre Nature et Culture ?

    L'enquête emprunte des chemins imprévisibles sur ce bocage qui, d'emblée, nous absorbe, nous transforme et recompose les liens que nous entretenons avec les plantes, les animaux et le territoire.

  • Devant l'ampleur planétaire du désastre, un nouveau mouvement écologiste a émergé au fil des marches pour le climat, des grèves de la jeunesse et des actions de désobéissance. Mais sa stratégie se réduit encore à adresser une demande de transition à de supposés décideurs.

    Pour Désobéissance Écolo Paris, collectif à l'origine des grèves scolaires dans la capitale, on a déjà perdu trop de temps à demander aux pyromanes d'éteindre l'incendie. L'inertie de ce monde n'appelle pas une transition, mais une rupture. Pratiquer une écologie sans transition consiste à interrompre dès maintenant l'oeuvre destructrice de l'économie et à composer les mondes dans lesquels nous voulons vivre. Et cela, d'un même geste.

  • Depuis la terrible expérience du confinement, les États comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au « monde d'avant » grâce à une « reprise » aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ?Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.

  • Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

  • Voilà un petit livre qui va à coup sûr passionner les adolescents. Pas seulement parce qu'il propose un état des lieux parfaitement clair de la planète - ce qu'ils ne trouvent pas encore à l'école ni dans les médias -, mais surtout parce que la nécessaire révolution des modes de pensée les concerne au premier chef. La raréfaction du pétrole et le réchauffement climatique vont tout changer : habitat, transports, alimentation, métiers, façons de vivre et de consommer. Catastrophe écologique puis sociale ? Si rien n'est fait, assurément. Mais aussi merveilleuse occasion de libérer sa créativité et son imagination et de réfléchir en toute connaissance de cause à son métier de demain. Les « drogués du pétrole » que sont les parents d'aujourd'hui auront-ils des enfants plus clairvoyants et plus sages ? Ce livre, mis à jour en fonction des dernières recherches sur le changement climatique et les moyens de le maîtriser, peut y contribuer.

  • Reconfigurés par le processus d'hyper industrialisation, les villes et les territoires tentent de répondre aux défis presque inconcevables que constitue l'Anthropocène en se mettant en réseau. Mais les smart cities, généralement présentées comme solution à tous les problèmes urbains, s'imposent sans concertation citoyenne, et leurs promoteurs font de l'espace public un marché privé au détriment de l'intérêt collectif des localités qu'ils disruptent. Cela affecte les conditions de l'aménagement du territoire, de la gestion et des services, tout autant que l'économie urbaine et les politiques locales. Cet ouvrage analyse le problème crucial de la restitution de la souveraineté numérique aux individus et aux puissances publiques face à la montée en puissance des plateformes digitales (GAFAM) et propose une description des profonds changements causés par un déploiement immature des nouvelles technologies digitales.

  • Le mystère d'être un corps, un corps qui interprète et vit sa vie, est partagé par tout le vivant : c'est la condition vitale universelle, et c'est probablement elle qui mérite d'appeler le sentiment d'appartenance le plus puissant. Ainsi, les animaux sont pour nous à la fois des parents et des étrangers d'une profonde altérité. Baptiste Morizot approfondit ici une série d'enquêtes philosophiques fondées sur la pratique du pistage. Il s'agit de pister à la fois les vivants sur le terrain et les idées que nous nous faisons d'eux dans la forêt des livres et des savoirs... Ce livre approche les animaux, humains compris, comme autant de «manières d'être vivant».

  • « Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un «Atlas» qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.

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