SCIENCES ÉCONOMIQUES

  • Le « monde d'après » annoncé par tant de prophètes pendant le confinement du printemps 2020 existe déjà. Il ne demande qu'à se déployer pour que les innombrables « utopies locales », porteuses d'une autre manière de produire, de vivre et de consommer, deviennent la norme de l'économie de demain. Ce monde d'après est en grande partie mis en musique par des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Cette foule d'initiatives citoyennes défriche les possibles et construit des solutions écologiques et solidaires face aux besoins et aux aspirations des habitants.

    Pôles territoriaux de coopération économique, tiers-lieux, revenu de transition écologique, énergies citoyennes, foncières solidaires, mobilités partagées : les expérimentations des associations, coopératives, mutuelles, fondations et autres entreprises sociales se multiplient dans les territoires. Elles ouvrent la voie à une « société post-croissance », une société où primerait la finalité du bien-vivre.

  • On peut dire que le grand gagnant de la crise du coronavirus est Amazon. Tandis qu'à la mi-avril 2020, la pandémie approchait de son moment le plus critique, la valeur des actions de la firme augmentait de 30 % par rapport à l'année précédente ; et en l'espace de seulement deux mois, la fortune nette du PDG Jeff Bezos augmentait de 24 milliards de dollars. Comme le résume un analyste de l'industrie numérique : «Le Covid-19 a été comme une injection d'hormones de croissance pour Amazon.» L'enquête d'Alec MacGillis débute bien avant la crise sanitaire actuelle.

    Sa méthode est simple et efficace : c'est par une mosaïque d'approches et de vies que l'on comprend le mieux un système, comment ce dernier affecte ceux qui entrent en contact avec sa trajectoire. À la manière des grands reportages littéraires, Le Système Amazon décortique l'implacable machine et ses rouages à travers une impressionnante série de portraits et de tableaux.

    À Seattle, ce sont les cadres bien rémunérés de la firme qui accélèrent la gentrification d'un quartier populaire historique ; dans une banlieue de Virginie, ce sont des propriétaires qui tentent de protéger leur quartier de l'impact environnemental d'un nouveau data center Amazon ; à El Paso, ce sont des petites entreprises de fournitures de bureau qui tentent de résister à la prise de contrôle par Amazon de l'ensemble des marchés publics ; à Baltimore, c'est un entrepôt qui remplace une usine sidérurgique légendaire, etc.

    Il montre également comment la firme est devenue un lobby à part entière à Washington, l'auteur poussant les portes du gigantesque manoir de Jeff Bezos, dans le quartier de Kalorama, où l'on croise lobbyistes, députés, sénateurs et membres du gouvernement.

    Plus qu'un énième pamphlet sur l'impact destructeur du géant jaune au large sourire, ce livre, fruit d'années d'enquête, offre à lire le récit édifiant d'une société sous emprise.

    De centres de livraison en data centers, de campus d'entreprises en entrepôts du mastodonte, visitez un autre monde, en proie à son Amazonisation, qui se divise entre gagnants et perdants, entre vies déconnectées et vies broyées par ce système.

  • Au cours de la dernière décennie, le mot « capitalisme » a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s'appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours.
    Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L'ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d'esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu'il n'y a pas vraiment eu de « révolution industrielle », que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d'aujourd'hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

  • La pandémie de Covid-19 n'est qu'une des facettes de la crise multidimensionnelle que nous traversons depuis une cinquantaine d'année : crise à la fois financière, économique, sociale et climatique, mais aussi démocratique. Dans ce contexte inédit, face à un système capitaliste à bout de souffle et aux dangers du populisme et des nationalismes, l'économie sociale et solidaire à un rôle clé à jouer : elle est en mesure d'insuffler une véritable transformation de l'économie et de la société, fondée sur les valeurs de solidarité et d'humanité qui lui sont chères.

    Cette transformation est déjà à l'oeuvre. À l'échelle locale (de la Scic Ecooparc, qui développe des projets sociaux environnementaux dans les Vosges, à la coopérative d'activités et d'emplois Coopaname, en Île-de-France), nationale (avec le fournisseur d'énergie verte Énercoop), européenne (la fédération de coursiers à vélo CoopCycle) comme internationale (le Forum international de l'ESS), des initiatives citoyennes innovantes se développent pour répondre aux grands défis contemporains. Mais elles doivent aujourd'hui gagner en ampleur, se réformer, trouver plus que jamais les chemins de l'innovation pour ouvrir la voie à un avenir choisi, répondant notamment aux objectifs de développement durable fixés par l'organisation des Nations unies.

  • Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ?
    Si la croissance est une croyance en un progrès infini - pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus .
    David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que « serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ». La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • A partir d'une analyse minutieuse des tendances de l'économie et de la société globales, le livre opère une distinction entre déglobalisation et démondialisation : la déglobalisation désigne une reprise en main de l'économie par des acteurs appartenant à la sphère politique, au nom d'intérêts parfois opposés. La déglobalisation est une altermondialisation, mais le processus en cours est confus et peut déboucher sur quatre scénarios, suivant que l'emporteront les tendances à la coopération ou à l'hostilité d'une part, la quête de croissance des consommations d'énergie et de matière ou le désir de viabilité d'autre part.
    Pour chaque scénario, la position des principaux acteurs et leurs stratégies sont finement décrites et analysées. Le livre opte pour le scénario de "l'habiter terrestre" et propose une stratégie (notamment française, mais qui pourrait inspirer d'autres pays) pour le faire prévaloir sur les autres. Quatre nouvelles littéraires, écrites pour donner à voir chacun des quatre scénarios, complètent l'ouvrage.
    Elles sont disponibles en libre lecture sur la page ouvrage de notre site www. puf. com.

  • James Graham Ballard & le cauchemar consumériste Nouv.

    James Graham Ballard (1930-2009), écrivain britannique, est une figure-clé de la science-fiction. Prophète du « présent visionnaire » et de l'éco-catastrophe, il dépeint dans ses récits les travers de son temps, et donc du nôtre : l'ultra-consommation, l'hégémonie de l'automobile, l'emprise de la télévision...
    Dans le sillage de George Orwell et Aldous Huxley, il dénonce les méfaits des « progrès » techniques et des technologies dans des romans sans concession, parfois violents ou dérangeants.
    À l'heure de la publicité ciblée et d'une consommation accrue par les réseaux sociaux, Thierry Paquot nous propose de redécouvrir une oeuvre de science-fiction étonnante qui invite à remettre en question notre consommation et nos modes de vie urbains.

  • Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui lui-même aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions.
    À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son « stade suprême ». Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumineuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins « authentiques » collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le coeur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.
    Chemin faisant, le livre évoque la théorie des besoins de Karl Marx, André Gorz et Agnes Heller. Pour ces auteurs, les besoins « authentiques » ont un potentiel révolutionnaire. Comme disait Marx, « une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ».

  • Comment fonctionne l'économie ? À quoi servent la monnaie, la finance et les marchés ? Pourquoi les uns sont-ils pauvres et les autres riches ? D'où vient la croissance économique, et à quoi mène-t-elle ? Ce manuel répond à ces questions et à bien d'autres, de sorte que l'économie ne soit plus cette boîte noire que seuls les économistes, devenus les grands sorciers du monde moderne, pourraient régler et faire fonctionner dans l'intérêt de tous. Croissance, chômage, inflation, marché, investissement, revenus : de nombreux exemples et des données précises en font le grand classique de la formation économique pour adultes, richement documenté et facile à lire.
    C'est aussi un livre citoyen, qui explique la crise de l'euro, les vices et les vertus du déficit public, les difficultés européennes, les défis de la mondialisation, la montée des inégalités, les impératifs environnementaux, les effets et enjeux des différentes politiques économiques menées par ceux qui nous gouvernent. Comment concilier justice sociale et efficacité ? Produire toujours plus, est-ce possible ? Et souhaitable ? Le chômage est-il une fatalité ? Cette 19e édition a été entièrement revue et mise à jour afin de continuer à servir de guide à celles et ceux qui souhaitent comprendre et agir en citoyennes et citoyens éclairés.

  • Patrick Tort, qui sera cet automne le lauréat du prix de la fondation France Liberté pour la parution en 2019 de son livre "L'Intelligence des limites" (Gruppen, 2019), analyse dans ces trois entretiens les enjeux majeurs d'une crise de civilisation qui chaque jour frappe plus violemment notre humanité. Idéologie, technologie, écologie, capitalisme et transhumanisme sont autant de sujets qu'il s'attache ici à éclairer méthodiquement pour établir ce que pourrait être une nouvelle éthique du civilisé :
    "Le capitalisme ne guérira pas la misère du monde car il a besoin de la misère du monde. De cette évidence, les révoltes d'aujourd'hui doivent être ré-instruites. Arrêtons d'espérer. Commençons à vouloir."

  • Face à la crise de nos systèmes traditionnels et à la précarisation du marché du travail, il devient nécessaire de favoriser des modèles de travail plus durables. L'économie sociale et solidaire (ESS) a toujours été pionnière en la matière. Groupements d'employeurs, coopératives d'activités et d'emplois, Scop et Scic, Territoires zéro chômeur de longue durée, tiers-lieux... L'ESS expérimente, innove, invente des modèles de travail et d'emploi plus protecteurs pour les travailleurs, plus ancrés dans les territoires, plus respectueux de l'humain. À ce titre, elle peut impulser une dynamique de changement inspirante pour l'ensemble de la société.
    Comment ces initiatives positives d'ESS peuvent-elles essaimer pour permettre le développement d'un grand nombre d'emplois de qualité dans ou hors salariat : des emplois à la fois porteurs de sens, sécurisés et inscrits dans un collectif de travail, à rebours de la tendance actuelle à l'ubérisation ? Et comment imaginer un modèle de management qui favorise cette organisation épanouissante, loin des systèmes fondés sur la surveillance des salariés et la verticalité ? L'auteur avance des pistes à la fois souhaitables et réalistes, en faveur d'une meilleure cohésion de la société, d'une solidarité accrue et du renforcement des liens sociaux.

  • « Mettre le Soleil en boîte » ! Tel est le rêve aux résonances prométhéennes des promoteurs d'Iter, un réacteur nucléaire expérimental situé à Cadarache, en Provence. Un projet inédit de fusion (réaction libérant de l'énergie, à l'image de ce que fait naturellement le Soleil), et non plus de fission (éclatement de noyaux d'atomes d'uranium), auquel participent les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, la Corée du sud et l'Union européenne. Pour ses défenseurs, rien de moins que la promesse d'« une source d'énergie propre et quasiment inépuisable ». Pour ses détracteurs, une chimère scientifique doublée d'un gouffre financier : au minimum 40 milliards d'euros, dont près de la moitié à la charge des contribuables européens.

    Dans une enquête très documentée, l'auteure raconte les origines politicodiplomatiques du projet sur fond de détente américano-soviétique, met au jour les mensonges des lobbys industriels, relaye les doutes d'éminents scientifiques quant à la faisabilité et à l'utilité d'Iter, alerte sur ses dangers, dévoile des pratiques de sous-traitance contraires au droit du travail... Elle souligne enfin que ce programme de très long terme (opérationnel en 2035 au mieux) entre en contradiction avec les défis du réchauffement climatique, et propose un scénario de réaffectation des crédits vers l'efficacité énergétique et les renouvelables.

  • Pauvreté et malnutrition généralisées, crise migratoire, creusement des inégalités tant économiques que sociales, polarisation du monde : 1% de la population de la planète a conduit la Terre - et ses 7 milliards d'habitants - à la catastrophe sociale et écologique.

    Vandana Shiva dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique infini poursuivi par les multinationales et le club des multimilliardaires. Car leur quête insatiable du profit a instauré de manière antidémocratique l'uniformité et les monocultures, la division et l'accaparement des ressources, les monopoles et la domination des uns par les autres.

    Ce manifeste est un appel à une réappropriation collective de notre humanité, afin que chacun puisse revendiquer le droit à vivre, penser, respirer et manger librement.
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  • De Keynes à Bourdieu en passant par Braudel et Friedman, 100 fiches de lecture est l'ouvrage de référence qui permet d'accéder à l'essentiel des oeuvres majeures des XXe et XXIe siècles en économie, sociologie, histoire et géographie économiques. Ces fiches sont classées par thème et émaillées de citations. Après avoir replacé les oeuvres dans leur contexte, elles en restituent de façon structurée les idées essentielles puis en précisent la portée.

  • Dans les pays les plus avancés, le progrès social est en panne. Face à la montée presque générale des inégalités, face à la stagnation des revenus d'une large partie de leurs populations, face aussi aux dommages de plus en plus visibles causés à la planète par leur développement passé, ce constat s'impose. En attribuer la faute au capitalisme, sur lequel ce développement s'est fondé, serait pourtant une erreur : il n'est pas plus responsable de la panne actuelle qu'il ne l'a été hier des progrès accomplis.
    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les populations occidentales ont connu une amélioration, profonde et largement partagée, de leurs conditions de vie, parce que, au terme d'une longue et tumultueuse histoire, elles ont réussi à maîtriser la force productive du capitalisme. Les années 1980 ont toutefois été celles du triomphe de l'idéologie libérale : face à la mondialisation et aux changements techniques qui s'esquissent alors, les sociétés occidentales auraient dû redoubler d'efforts pour rester dans un rapport de forces favorable avec le capitalisme. Elles ont préféré laisser faire. Après quarante ans de dérive, est-il trop tard pour reprendre la barre ?

  • avis de tempête

    John Holloway

    « Ce que le coronavirus nous lance à la ?gure c'est que si nous continuons à vivre dans cette même forme d'organisation sociale, si nous persistons à faire tenir une société dans laquelle la recherche du pro?t est la dynamique déterminante, alors nous nous dirigeons sûrement et certainement vers l'extinction.
    Dans cette situation, notre colère doit continuer à escalader, nos colères doivent s'agréger les unes aux autres, chaque colère devant être respectée, chaque colère ajoutant que «ça ne suffit pas » et débordant dans d'autres colères jusqu'à ce que nous en arrivions à cette simple déclaration : «Nous ne pouvons plus respirer, le capitalisme nous tue.» » Écrit dans le feu des événements de la pandémie et du renouveau du mouvement Black Lives Matter, ce recueil propose une analyse disséquant la crise économique, ses causes, ses conséquences et la manière dont elle s'inscrit historiquement dans notre civilisation.
    Pour l'auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir (Lux) et Crack Capitalism (Libertalia), il nous faut partir de nos insubordinations, créer des brèches, inverser le cours des choses.

  • Considéré comme l'un des penseurs les plus importants de ce début de siècle, David Graeber revient après cinq ans d'enquête pour analyser la notion de Bullshit job ou « Jobs à la con », née sous sa plume et qui a fait le tour du monde. Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, Bullshit Jobs sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • La catastrophe écologique est enclenchée, la crise du coronavirus a fracturé le monde entier. Un responsable : le capitalisme. En saccageant le service public de la santé, il a transformé un épisode grave mais gérable en désastre. En poursuivant la destruction des écosystèmes, il a mis en contact des virus mortels avec la population humaine. En aggravant les inégalités, il a plongé des dizaines de millions de personnes dans la misère.
    Le gong avait pourtant déjà retenti lors de la crise financière de 2008. Mais plutôt que de se remettre en cause, les capitalistes ont formé un nouveau paradigme : l'avenir sera technologique, fondé sur la numérisation et l'intelligence artificielle. Il conduira à une nouvelle élite hybridée avec les machines. Et la masse de l'humanité sera rejetée dans le chaos climatique, au prix d'un apartheid généralisé.
    Il faut rejeter cette vision mortifère. L'oligarchie est aujourd'hui une caste criminelle. On ne la convaincra pas, on la contraindra. Des stratégies de résistance sont nécessaires, possibles et nombreuses. Cet ouvrage est un appel à dépasser le fatalisme et à entrer en lutte.

    Car le capitalisme vacille. Et c'est tant mieux : il est temps que s'ouvre le monde nouveau.

  • Les 1001 ruses des riches sympas (autrement dit : le business social, le capitalisme "humaniste", la finance solidaire, etc.) pour piquer, grâce à l'entreprenariat social, l'argent des pauvres, des classes moyennes, des mutuelles, de l'Etat. Par le directeur du Centre d'économie sociale au CNAM.

  • Le « développement » a servi pendant six décennies à légitimer, au Nord comme au Sud, d innombrables politiques économiques et sociales et fait croire à l avènement du bien-être pour tous. La mondialisation a pris le relais mais, loin de promettre le développement, on se contente désormais de lutter contre la pauvreté en proposant la croissance comme seul recours.
    Nonobstant son échec, le développement survit comme une lueur d espoir collectif, car il repose sur une croyance profondément ancrée dans l imaginaire occidental et le besoin de croire l emporte sur les doutes que l on peut avoir sur l objet de la croyance.
    Remontant le cours de l histoire, ce livre fait le point sur les théories et les stratégies qui, depuis la fin des années 1940, ont prétendu transformer le monde. Gilbert Rist, critique du « développement », s intéresse aujourd hui à celle du paradigme économique dominant afin de mettre en évidence les limites de l hégémonie occidentale. Et s il fallait remettre en cause les catégories économiques et prendre le chemin de la décroissance ?

  • Quatrième de couverture Aujourd'hui, le village est "planétaire", l'adolescent "mondial" et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant.
    En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image capable de le faire accé der à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de boulever ser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays.
    Dans cette course au profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur l'Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois du sang.
    Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.

  • Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller No logo, Naomi Klein dénonce la tentative de prise de contrôle de la planète par un ultralibéralisme mettant à contribution crises et désastres pour substituer la seule loi du marché aux valeurs politiques et culturelles des civilisations. Une histoire secrète du libre-échange remarquablement conduite et documentée.

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