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Lorsque l’on découvre chez le narrateur un cancer de la prostate à un stade assez avancé, celui-ci décide, pour préserver sa virilité, de refuser l’ablation chirurgicale, préférant les incertitudes et les effets secondaires d’un traitement par curiethérapie. Aux yeux de sa compagne, il fait le mauvais choix. Ce désaccord va faire voler en éclat l’harmonie au sein du couple et provoquer la rupture.
« Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m’avait mis en garde :
« Qu’est-ce que c’est bête, un homme.
- Je ne comprends pas.
- C’est bête, égoïste et pas fiable. Antoine. Promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme. »
Je me souviens que j’avais hoché la tête. Encore une promesse que je n’ai pas tenue. Je suis toujours resté à l’affût. Même quand j’étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un « accroissement de nous-mêmes ».
C’est exactement la sensation que j’éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d’or. Je m’accroissais. Je m’élevais aussi. »
F. O. G.
Franz-Olivier Giesbert débute comme collaborateur à la page littéraire de Paris Normandie, puis il entre à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur en 1971. En 1998, il devient directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro. Il entre ensuite à l’hebdomadaire
Le Point en tant que directeur.
Il a animé plusieurs émissions littéraires télévisées et présente l’émission Chez FOG sur France 5 depuis 2006.
Il est l’auteur de La souille (Grasset et Fasquelle, 1995), François Mitterrand, une vie (Seuil, 1997), L’Américain (Gallimard, 2004), L’immortel (Flammarion,2007)...
Edition : Gallimard prix : 17.50 € |